‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 26 sur 133 · I. Dirliminnire enriirinpcdiqnc, t. IX, p. 7S:;. |Sfi · texte numérisé non relu

I. Dirliminnire enriirinpcdiqnc, t. IX, p. 7S:;. |Sfi

DKC.OMPOSITION 1)1' SANG i:\TUAVAS;-:

par un acido puissant, par de l'acide laniiiqui; (lîlondlol') ou do l'aleool, on peut employer le procédé do van iJeon : . On introduit dans un tube de verre un donii-centimolrc cuhi' d'essence de térébenthine ozonisée et la niùme proportion do teinture do ya'iac ; on ajoute un peu de sang à ce mélange eten le secouant, on voit apparaître une couleur bleu clair, et la teinture de gaïac, en se sé|)arant, devient d'un bleu foncé, d Si celte réaction manque, on peut aflirmer cpie la tache à laquelle on avait affaire n'était point produite par du sang (Hepp). Nous pouvons enfin citer un dernier ijrocédé recommandé par Husson et consistant dans la production d'iiéminr iodée ou d'iodhydrate d'iiématino. On délaye, comme il a été dit plus haut, la tache ou les i)roduits que l'on suppose formés par le sang, à l'aide do queUpios gouttes d'eau distillée. On prend, à l'aide d'une baguette, une très-petite quantité de co liquide que l'on évapore sur la plaque porte-objet. Sur la tache ainsi obtenue, on laisse tondjer une goutte de solution d'iodure de potassium au -jL. On évapore de nouveau, puis on met le couvre-objet et l'on fait arriver un peu d'acide acétique cristallisable. On chauffe à la lampe à alcool jusqu'au moment oii il se dégage quelques bulles; après refroidissement, on examine au microscope : on voit alors les cristaux d'hémine iodée, qui se présentent sous forme de petits bâtonnets s'entrecroisant et semblant former des étoiles ou des croix de Malte. Toutefois, hàtons-nous de le dire, tous ces procédés indiquent que l'on a devant soi une tache de sang; mais ils no peuvent en rien nous enseigner la provenance de ce liquide. L'analyse microspectroscopique elle-même ne peut nous apprendre si nous avons affaire à du sang d'homme ou bien à du sang provenant d'un animal. 11 faut absolument, pour que le diagnostic soit complet, pouvoir reconnaître la forme et les dimensions des globules rouges. Nous renvoyons donc à l'étude du' sang normal (p. 33), ou nous avons donné les caractères qui permettent de distinguer les globules do l'homme do ceux qui proviennent de divers animaux.

Enfin le mélange de débris épithéliaux do forme ou d. structure différentes pourra servir à reconnaître la provonanc. du sang. C'est ainsi (pie le sang menstruel pourra être distingué par l'absence ou la raroli' dos conorolions fibrinousos ,

MK i.A\osK sr;

par- la présence des débris d'épitliéliiini provenant de l'ntérus et du va;^in, etc.

Parmi les produils de décomposition des globules' rouges de sang, nous avons indiqué les différents dérivés de la matière colorante et particulièrement Yhématine ou hématosine, qui se présente à Tétat amorphe et granulé (p. 78). L'accumulation de ces particules colorées caractérise la mélanose liématiq^ie. qu'il faut distinguer de la mélanose mélcCinique. que détermine l'accumulation des pigments proprement dits. Ceux-ci se trouvent normalement dans les cellules de la choroïde et dans la couche de Malpie-hi de la peau (scrotum, peau de nègre). Nous devons insister sur les caractères chimiques propres à faire di.stinguer, sous le microscope , les matières colorantes qui proviennent du sang, des granules pip- raentaires ou mélaniques proprement dits. ^

Les (jraaules dliématine sont d'un rousse pourpre ou orange caracténstique, mais ils sont d'autant' plus foncés et plus I o.ratres qu ils sont plus petits (Ch. Robin). Ils sont .nsolubles dans la soude, la potasse, l'ammonia |ue, l'eau

s ïr'- , su^furme, placé directemLt e

sans addition d eau sur ces globules, les dissoui en colorant

met de lo a 20 minutes a se produire, puis au bout de quelques heures la coloration disparaît en passant au Set bleuâtre, puis vordàtre plus ou moins foncé (Ch. Robin) Celte n.aj.,on est importante, car souvent les grains d'hématine o, nhltie les éléments cellulaires d'une tumeur, ou les parois

lZ£r~' Ttn '"f'"r """"^^ ^^P'"^^'''^'^^ .mandulaires. d maniai e a être facilement confondus avec des «ranules d^

quils mhltrent de ,açon à les rendre presque opaques; aucun

86 DKCOMI'OSITION Dl' SA.Nt; KXTliA VASK.

oaractèrn, autre que l'acLion de l'aride sulfurique. ne |iennel do reconnaître en eux des débris de globules sanguins, ou plutôt des produits de décomposition do la matière colorante de ces globules. Nous venons de voir en ellel qu'ils sont insolubles daus l'eau, dans l'ammoniaque el dans l'acide acétique, alors que ces réactifs attaquent vivement les cellules dans lesquelles ils sont inclus, et dissolvent rapidement les globules sanguins libres et plus ou moins déformés qui se trouvent dans la préparation. 11 est évident que la matière colorante dérivée des globules rouges s'est introduite molécule à molécule dans les cellules, comme le fait la graisse, et s'est réunie en granules polyédriques ou arrondis, de même que parfois elle se réunit irrégulièrement en grumeaux isolés dans l'interstice des fibres et 'des divers éléments anatomiciues (éiianchements sanguins, foyers apoplectiques, etc.). ^ ^

Les "ranules de pigment proprement dit (mélanine, melanie ^ sont encore plus réfractaires aux agents chimiques que les .-ranules d'hématosine ; ce sont les parties les plus réfractaires aux agents chimiques que l'on connaisse dans l'économie animale ■ ils ne sont dissous par l'acide sulfurique m a froid m a chaud : ils se comportent à cet égard comme le charbon. 11 serait par suite impossible de distinguer ces granules de ceux du noir de fumée, si, en chaullant jusqu'à l'ébuUition un fragment de tissu contenant les premiers dans la solution saturée de potasse récemment faite, on ne les rendait jaunâtres el cohérents, comme par fusion, sans pourtant les dissoudre a proprement parler; au contraire, si l'on porte ensuite sous e microscope une préparation de tissu contenant du noir d.fumée, traitée de la même manière, on voit ciue les corpuscules noirs ne varient pas. (Ch. Robin.)

La présence de ces grains de pigment dans un tissu ou dans les éléments anatomiques d'un tissu constitue ce que. depuis Laënnec. on appelle mélanose. Normalement la Mêlasse est un des caractères des cellules de la couche de Malpighi, des cellules épithéliales de la f «''"'f • .J^ J-^'" lules Miasmatiques étoilées de la trame de la choroïde e de l'iris ; mais ce pigment noir, par un phénomène de production hétérotopique, peut se produire dans les cellules epi.he I s .t plasmîitiquesdes diverses régions de l'organisme, e. notam-

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