TUMEURS
Uimeur que Ton vouL étudier, et à dissocier celles-ci sur le porle-objel du microscope. Nous ne pouvons exposer ici, avec tous les détails que comporterait une étude aussi difficile, les résultats que donnent au micrograplie les recherches pratiquées dans le but d'apprécier le genre et l'espèce d'une tumeur. Tout au plus pouvons-nous indiquer ce que donne un examen rapide de coupes pratiquées sur un tissu frais ou bien encore des produits obtenus en raclant la surface d'une tumeur. Mais, hâtons-nous de le déclarer, un semblable examen ne saurait donner qu'un résultat très-approximatif; il ne pourrait confirmer, de manière à la faire définitivement adopter, l'hypothèse que suggère, à un clinicien exercé, l'apparence extérieure ou le mode d'évolution du produit morbide. Cette hypothèse ne se peut vérifier que par un examen long et minutieux dont on n'est capable qu'après un patient apprentissage. Mieux vaut donc, après avoir extrait une tumeur, et lorsque sa nature ne peut être immédiatement définie, la conserver dans un réactif approprié (alcool, acide chromique, acide picrique, etc.), pour la soumettre ensuite à l'examen d'un histologiste compétent.
Toutefois il est possible, jusqu'à un certain point, de se faire une idée du néoplasme dont on voudrait connaître la nature en examinant rapidement les éléments dont il se compose. C'est ainsi que les tumeurs molles ou certaines tumeurs charnues peuvent fournir, par le raclage, des produits qui mettent sur la voie du diagnostic.
Nous indiquerons donc, en quelques mots, d'après
l'IiODI'ITS Si)t:s-KI'll)i:UMigUE.S.
MM. Goniil cl, Raiivier, ce (jue donne Texamen )•;»pide de ces Uuneurs '.
Les tumeurs molles à suc lactescent sont généralement des carcinomes ou des lym'phadénomes v.y le suc apparaît immédiatement après Textraotion de la tumeur. Les cellules qui constituent le svx lactescent du cancer présentent une variété de forme et de dimensions qui ont une assez grande importance au point de vue du diagnostic. Les iines sont rondes, à noyau, assez petites; d'autres, plus volumineuses: quelques-unes polygonales ou en raquette, ou munies de prolongements fusiformes, etc. Il n'y a que les sarcomes qui présentent une aussi grande variété de formes cellulaires. Toutefois, comme un suc analogue au suc cancéreux s'observe à la surface des sarcomes et des é'pithéliomes mous peu de temps après l'ablation de ces tumeurs ; comme, de plus, la forme des cellules carcinomateuses n'est point caractéristique par elle-même, il sera indispensable, pour pouvoir apprécier la nature de la tumeur, d'étudier son stroma alvéolaire et les éléments qu'il contient. On y arrivera assez aisément après avoir fait durcir la tumeur, surtout dans l'alcool ou même dans l'acide chromique ou l'acide picrique. On constatera dès lors, sur des coupes traitées par le pinceau, que les lymphadénomes ont un stroma réticulé caractéristique, tandis que le stroma du carcinome est constitué par des travées fibreuses, unies entre elles et représentant une série de faisceaux de fibres conjonctives, qui limitent des masses cellulaires agglo-
•1. Voy. poiii- plus (le clOlailfi lo WflfiiiW iVliislolonii- paOïolngique .le MM. Ciirnil ft nainior.