MUCUS PATHOLOGIQUE
le mucus normal; ils n'en consliluent, en aucun cas, un élément normal (excepté chez la femme, dans le mucus des organes génitaux, pendant la période menstruelle); mais certaines muqueuses très-vasculaires, comme la pituitaire, présentent des vaisseaux si rapprochés de l'épithélium, qu'il est presque impossible de recueillir à leur surface, dans les conditions les plus normales, un mucus qui ne contienne pas quelques hématies ; ces globules rouges proviennent de petites hémorrhagies capillaires. Leur présence est encore plus facile à expliquer, si Ton admet la diapédèse des éléments figurés du sang au travers des parois des capillaires et des petites veines.
Mucus pathologique
Muco-pus. — Nous avons vu que les globules blancs, ou leucocytes, ou globules muqueux, constituent un élément figuré constant dans le mucus normal; mais nous avons vu aussi que l'abondance de cet élément est très-variable selon les diverses espèces de mucus. Il faut signaler de suite la grande abondance des globules blancs dans tout mucus produit par une surface muqueuse sous l'influence de l'état inflammatoire et catarrhal. Que dans ces cas les métamorphoses des éléments épithéliaux soient plus rapides, ou bien que le liquide transsudé de ces surfaces soit plus favorable à une liypergénèse de leucocytes, c'est ce que nous ne pouvons chercher à décider ici ; toujours est-il que, dans ces conditions, les globules muqueux deviennent rapidement si abondauls qu'ils communiquent au
20(i l>l' Mlir.US CONSIDÉUÉ KN HKNKUAI.. jnucLis un aspect blanchâtre particulier (jui lui a valu le nom de muco-ims. Du reste, dans ces circonstances, les globules blancs présentent toujours les caractères que nous avons étudiés précédemment : ils subissent à la longue les mêmes altérations et peuvent donner lieu aux mêmes confusions que les globules du pus ; ici encore ils peuvent présenter la dégénérescence graisseuse, et s'offrir sous ^ la forme de globules granuleux de Gluge; c'est ce qu'on observe par exemple dans l'écoulement locliial, et particulièrement vers les dernières époques de cette production muqueuse.
Transformation des cellules épithéliales. — Mais outre l'abondance des globules blancs, les produits fournis par les surfaces épithéliales, dans les cas d'innammation, sont.encore caractérisés par la présence de cellules altérées, qui, si elles ne sont pas toujours libres au milieu du liquide, sont du moins faciles à obtenir par un léger raclage du revêtement épithélial. . ■ , ■
La forme la plus simple de ces altérations épithéliales est ce qu'on a appelé V^infiltration séreuse on albumineuse. ou la tuméfaction trouble des rellitles. On voit alors les éléments épithéliaux, soil par excès, soit par trouble de nutrition, se présenter sous l'aspect de celliûes gonOées. remplies d un liquide albumineux contenant des granulation^ fines, solubles dans l'acide acétique (Ranvier^ Dans ces cas, on voit en môme temps, que le noyau ou le nucléole des cellules s'est lui-même gonfle et rempli d'un liquide albumineux. de façon a prendre une forme franchement vésiculeuse. Parfois la substance qui inliltre et gonOe auis,