‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 62 sur 133 · d. (Kœlliker · texte numérisé non relu

d. (Kœlliker

variqueuses. • (Kœlliker.) — Telles sont les glandes parotide, sous-maxillaii-e et sublinguale. — Les éléments figurés que le microscope fait découvrir dans les produits de sécrétion de ces glandes sont rares et ne présentent rien de caractéristique pour chacune d'elles ; seule la salive parotidienne est assez riche en carbonate de chaux pour que le refroidissement donne lieu à un précipité de sel, iwécipité qui se fait souvent dans la cavité buccale, et, mêlé à des substances organiques coagulabics, contribue pour la plus grande part h produire le tartre dentaire ; aussi ce tartre s'accumulo-t-il de préférence sur les dents qui coi'respondent à l'embouchure du canal do Sténon. Il ne faut pas confondre le tartre dentaire, qui clérivc essentiellement de la salive, avec l'enduit pulpeux,

iitcuoscoi'E. 2' liunioN. 13

MUQIIEUSK KL'CCALE.

blaiicliiilru, qui se l'onno eu peu de temps if^''^ 'es «ienls, a la suiluce des gencives (de inôrae qu'entre les papilles linguales), et que Ch. Hobin et Magitot ont nommé Dépô( (jen- ''givo-dentaire. Ce dépôt est formé par du mucus demi-solide (voy. Mucus), passé à l'état grenu, retenant dos détritus ali-

58. Cellules épitlKiliales des vésicules glandulaires de la sous-maxillaire du chien, munies de prolongements en pédicules, qui se iirésentent de prolil (b) ou de face (a). (Kœlliker.)

Fi^. o9. — Vésicule glandulaire de la sous-maxillaire, démontrant la disposition des prolonacnients des cellules salivaires — Une de ces cellules a été enlevée — figschématique. (Rœllikcr.)

mentaires en voie de putréfaction ; en le dissociant on y reconnaît les éléments du mucus, de nombreux vibrions, et des Icptothrix disposés comme ceux que nous avons décrits pour les papilles filiformes de la langue (Ch. Robin). Foutes ces salives ne sont pas également liquides ; mars Une faudrait pas croire que la ^iscosité de la salive sublinguale, par exemple, tienne à une grande quantité de mucme qne \ or^ pourrait caractériser au microscope après l'avoir précipitée et conerétée par l'acide acétique; ces sali^es ne contiennent que neu ou pas de mucus; leur élément albumineus est loiijours la vtiialine ou une forme albuminoïde voisine; or chaque variété de cette substance organique pouvant fixer une quantité d'eau de conslilulion plus ou moins grande, la ptyahne aura la propriété de laisser très-fluide la salive parotidienne^ ,le rendre filante la sous-maxillaire et tres-visqueuse la .ublin.^uale (KobinV - La salive renferme encore quelques ce iules rylin.lriques détachées des canaux excréteurs et quel-

ANATOMIE

ques globules blancs ou leucocytes : l'étude de ces leucocytes dans la salive pure n'a pas encore été faite chez l'homme; chez les animaux, elle a porté les physiologistes à distinguer deux sortes do ces éléments figurés : les premiers doués de déformations amiboïdes très-prononcées (OEhl, Schiff); les

Fig. 60. — Follicule do la racine de la langue huniainu. (Kitlliker.) — a, épithélium ([ui le tapisse; 6, papilles; c, sui'l'aco exterjie du l'ollitule et enveloppe de tissu conjonctif; e, cavité du follicule; /', épithélium du follicule; g, capsule, (gross. 30 d.)

seconds {corpuscicles salivaires proprement dits), immobiles, et présentant seulement, sous un fort grossissement, un mouvement brownien des molécules qu'ils contiennent; il est probable que ces deux formes ne sont que deux états différents des leucocytes, encore vivants dans le premier cas, morts dans le second ; ce serait une différence identique à ce que nous avons vu pour les globules du pus, selon que ce liquide vient de se former ou qu'il existe déjà depuis quelques jours. Cependant quelques physiologistes sont portés à attribuer un rôle particulier dans le pouvoir saccharifiant de la salive aux corpuscules amiboïdes de OEhl (Schiff, Rouget). — Encore une fois, ces études n'ont pas été laites sur l'homme ; on n'a examiné avec soin les éléments figurés de la salive do l'homme que dans la salive mixte, et, dans ces cas, les leucocytes sont identiques à ceux que l'on trouve sur toutes les surfaces et dans toutes les cavités muqueuses. Les glandes foUiculeuses se composent d'un ou de plu-

220 MUQUEUSE DU PIIAllYNX.

siours culs-do-sacs dans lesquels pénètre répilliélium do la iiiu(iuousc; en même temps, le cliorioii de la muqueuse subit l'iiilillratiou lymphatique, et se transforme en tissu adiSnoïde (llis), soit d'une manière dilTusc, soit par petits départements sphériques bien circonscrits, de manière à constituer des follicules clos identiques à de petits gan-lions lymphatiques, ou plutôt aux follicules de la substance corticale des ganglions lymphatiques. Telles sont les amygdales, telles sont les dépressions moins développées qui occupent la base de la langue (fig. 60). Nous avons donc deux produits à examiner ici: celui dos follicules et celui dos dépressions, des culs-de-sac de la muqueuse. Celui des follicules est identique au contenu des ganglions lymphatiques. Le produit dos culs-de-sac de la muqueuse se compose de desquamations épithéliales, mêlées de nombreux corpuscules muqueux ; de plus, à ce produit vient se joindre celui des glandes muqueuses qui s'ouvrent au fond des dépressions de la muqueuse ; enfin, les follicules les plus superficiels se rompent souvent, et mêlent leur contenu aux éléments précédents; delà le détritus caséeux et granuleux, souvent fétide, par suite de décomposition, qui remplit parfois les dépressions des organes folliculeux, et surtout celles de l'amydale, le plus volumineux des organes de ce genre. Lo détritus des amvgdales renferme souvent des vibrions et des leptothrix, implantés dans une matrice amorphe granulée, formée de débris épithéliaux et de résidus alimentaires, comme le dépôt gengivo-dentaire que nous avons décrit au niveau des dents, et celui que l'on trouve englobant et prolongeant les papilles fdiformes de la langue, (voy. p. 214; et 21o, fig. oo )

La Muqueuse du phari/nso est recouverte d'un epithelmm identique à celui de la cavité buccale, si ce n'est vers la partie supérieure, qui, par sa structure et par ses rapports, mérite le nom d'arrière-cavité des fosses nasales; en ces points, c està-dire à la partie postérieure du voile du palais, au pourtour de l'orifice des trompes d'Eustachc, et à la voûte du pharynx, la muqueuse présente un épithélium vibraiile, comme celui des fosses nasales. - La muqueuse du pharynx est en gênerai dépourvue de papilles; elle présente des glandes muqueuses et des glandes folliculeuses ; ces glandes et sui toul ces follicules sont abondants vers la partie supérieure; on arrière rie

PRODUITS DE LA CAVITÉ liLICCALE.

rorifice des trompes, les glandos foUiculeusos forment souvent une Gspèeo de tonsille ■pharyngienne dons les dépressions de laquelle s'accumulent des amas caséeux, puriformes, identiques à ceux de l'amygdale.

La muquetcse de l'œsophage ne présente rien de remarquable; elle est recouverte par un épithélium pavimentcux identique à celui do la bouche, et présente quelques glandes muqueuses peu nombreuses, et quelques follicules clos isolés plus rares encore ; sous ce dernier rapport, il paraîtrait y avoir de grandes dilFérences selon les individus.

Produits de la cavité buccale

La muqueuse buccale est revêtue, comme nous venons de l'indiquer, d'un épilhélium pavimenteux stratifié qui se desquame incessamment. Les produits de cette chute épithéliale, mélanç^és à de la salive, forment un enduit que l'on pourrait appeler physiologique^ et qui recouvre la langue, les gencives, la paroi interne des joues, etc. Cet enduit buccal est d'ordinaire incolore, transparent, alcalin, assez peu visqueux. Il se rassemble sur les bords de la langue et se reconnaît aux bulles d'air qui le soulèvent et lui donnent assez souvent l'aspect d'une écume blanchâtre. Si on l'examine au microscope, on y trouve les cellules épithéliales aplaties, déformées, repliées sur elles-mêmes de la muqueuse buccale (Voy. p. 212, fig. 53); ces cellules forment de larges plaques polygonales présentant presque toujours un noyau petit, sans nucléole, ne renfermant que quelques granulations. Parfois, surtout dans les cas d'inflammation légère, ces cellules épithéliales se gonflent, deviennent globuleuses. Leur noyau peut alors mesurer 5 à 7 a. Outre ces lamelles épithéliales.

-m PRODUITS l)K LA CAVITÉ IJUC.CALE.

renduil normal de la bouche renferme toujours quelques leucocytes gonflés par la salive et dont on aperçoit très-nettement le noyau et les granulations moléculaires ; il contient, en outre, presque toujours, des éléments étrangers (débris d'aliments, poussière, etc.) et surtout des parasites. Nous décrirons plus loin ces différents produits. Si nous nous bornons à examiner ce que deviennent les enduits épithéliaux, voici ce que nous constatons :

i: enduit hiœcal peut s'accumuler en quantités plus ou moins considérables dans les conditions physiologiques et former à la surface de la langue une couche blanchâtre, molle, étendue principalement à la base de la langue, laissant parfois les bords et la pointe intacts et, par conséquent, d'une coloration rouge qui fait contraste avec l'aspect grisâtre des parties voisines. Cet enduit étant enlevé à l'aide d'une spatule, on n'y trouve souvent, dans le cas où il s'accumule à la suite de l'abstinence, que les éléments épithéliaux caractéristiques de la desquamation buccale, unis à quelques leucocytes, à quelques granulations protéiques et à quelques fragments de leptothrix; le même aspect s'observe quand on examine les enduits qui surviennent après une alimentation épicée, l'usage de l'alcool, du tabac; mais on constate, dans ces derniers cas, un nombre de leucocytes plus considérable. Vient-on à observer les endidts dits muqueux qui forment à la surface de la langue une couche blanchâtre ou gris jaunâtre, crémeuse, parfois très-épaisse, souvent colorée par la bile (embarras gastrique), on voit, sous le champ du microscope, que les lamelles épithéliales. imbriquées, adhérentes les unes aux autres, sont unies

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