‹ Manuel du microsope dans ses applications au diagnostic et à la clinique [electronic resource]Chapitre 91 sur 133 · CALCULS URINAIRES · texte numérisé non relu

CALCULS URINAIRES

formation de prismes larges, d'une longueur variable, Irès-transiDarents, et qui possèdent à un haut degré le pouvoir de polariser la lumière. Ces prismes se sont formés par une double décomposiLion qui a eu lieu entre le sel de platine el la soude; c'est le réactif le plus délicat qui soit connu pourdéterminer l'existence de la soude. » (Robin.)

L'nrate de polasse donneva. avec le même réactif des octaèdres qui ne polarisent point la lumière et qui sont peu solubles dans l'eau, tandis que les prismes donnés par la soude y sont très-solubles.

Vnrate de magnésie cristallise en prismes réunis le plus souvent pour former des amas sphéroïdaux. Pour les analyser, on les calcine sur une spatule de platine: il reste un résidu blanc de carbonate de magnésie qu'on dissout, sur le porte-objet, avec une goutte d'acide chlorhydrique; en ajoutant à la solution une goutte de phosphate do soude et d'ammoniaque, on voit apparaître les cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien (vov Og. 9S).

Quant aux cristaux de binrale hydrate de mar/nésie (Bigelo^v), ils sont prismatiques, à quatre faces, à angles réguliers: ils sont insolubles dans l'eau, insolubles dans l'acide chlorhydrique et l'acide acétique. Traités par l'acide chlorhydrique concentré, ils perdent leur forme et se réduisent en fragments noirs et irréguliers. ^

Les débris de calculs insolubles dans l'eau bouillante seront dissous par l'acide chlorhydrique concentré : puis on ajoutera lentement de l'ammoniaque jusqu'à ce que la liqueur soit neutre. Immédiatement les cristaux se précipitent. Or on peut, dans

MLUUKL'SK UH1NAIKI-.

ces circonsLances, avoir allairt- à de Vuxulale de chaux, h dn phosphate de chaux ou à du pkoqjhule ainmoniaco-magnésien.

Les cristaux (Voxalate de chaux sont précipités sous l'orme d'une poussière noire, au milieu de laquelle on reconnaît quelques octaèdres réfîuliers (voy. fig. 90); tous ces cristaux sont insolubles dans racide acétique, solubles dans l'acide clilorhydrique concentré. On peut encore calciner ce précipité sur line lame de platine, puis ajouter au résidu (carbonate de chaux) une goutte d'acide acétique ; on observe dès lors, sous le microscope, un dégagement gazeux assez abondant ; en ajoutant une goutte d'oxalate d'ammoniaque, on voit se former, de nouveau, les cristaux d'oxalate de chaux.

Le phosphate de chaux apparaît sous forme d'une poussière claire, jaunâtre; on le reconnaît en traitant cette poussière par une goutte d'oxalate d'ammoniaque. On voit dès lors la masse amorphe se transformer en cristaux d'oxalate de chaux ; en ajoutant un sel de magnésie et de l'ammoniaque, il se forme dans le champ du microscope des cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien.

Les amas de phosphate de chaux sont solubles dans l'acide acétique.

Le phosphate aramoniaco-magnesien se présente sous forme arborescente (flg. 88), ou, si l'on a soin de n'ajouter l'ammoniaque que goutte a goutte et très-lentement, sous la forme que nous avons signalée comme caractérisant le phosphate ammomaco-magnésien précipité lentement (fig. 8/ et 88j Les cristaux sont décomposés par l'addition d un fragment de potasse. Ils sont solubles dans 1 acide

MUCUS ET EPITHELIUM.

acétique. On peut les faire apparaître après calcination. Le résidu est dissous par une goutte d'acide clilorhydrique, puis, sous le microscope, traité par une goutte d'ammoniaque : les cristaux se reforment immédiatement.

Les autres calculs formés de cystine, etc., sont très-rares. Dans la mélanose généralisée, l'urine renferme parfois des amas irréguliers de granulations noirâtres ou des cristaux de couleur hortensia.

Mucus et épithélium

Ce que nous avons déjà dit du mucus en général (p. 197) et du mucus de l'urine normale (p. 311) nous permettra de ne pas insister sur les dépôts muqueux de l'urine pathologique ; ils n'ont, en effet, de caractéristique, que leur abondance. Quant aux diverses formes d'épithélium que l'on rencontre mêlés aux sédiments urinaires, il sera bon, pour s'en faire une idée, d'étudier l'urine recueillie sur le cadavre dans les bassinets ou la vessie. Robin insiste sur les nombreuses variétés que présentent, dans ces cas, les cellules épithéliales des canalicules urinifères. Les unes sont isolées, gonflées, granuleuses, à noyaux volumineux ; d'autres constituent des fragments de gaines épithéliales plus ou moins longues, formées de cellules pavimenteuses, petites, très-régulières : parfois on ne trouve plus que des masses amorphes, à peine segmentées en cellules, rappelant la disposition des cylindres, que nous étudierons dans un instant. Quelques cellules ayant perdu leurs granulations sont devenues sphériques; d'autres renfer-

Page 1