OXIDE DE MERCURE ROUGE , PÉROXIDE DE MERCURE PRÉPARÉ
PAR l’acide nitrique.
La difficulté de se procurer une grande quantité d’oxide rouge de mercure a dû faire chercher des moyens de l’obtenir par des procédés moins longs et moins dispendieux que celui que nous venons de rapporter.
Pour l’obtenir plus facilement , on a recours à la calcination du nitrate ; mais ce procédé ne donne pas constamment un précipité d’une belle nuance rouge, et souvent il varie dans sa texture. L’un de nos plus savans chimistes, M. Gay-Lussac , a reconnu que les^variétés dans le grain et dans la couleur dépendent de l’état cristallin du nitrate qu’on a employé. Si l’on prend du sel bien broyé , on obtient un oxide jaune orangé en poudre; si l’oxide provient de la calcination de cristaux volumineux et denses , on obtient un oxide d’une couleur orange foncé ; si le nitrate est en petits grains cris-
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taliins , l’oxide est cristallisé et d’un rouge orangé. La quantité et la pureté du métal et de l’acide employés, et le degré de chaleur apporté à la calcination , doivent 4iussi influer sur la beauté du produit.