PROTOXIDE DE ZIN C
Fleurs de zinc y pompliolix , nikil album y laine ou
coton philosophique.
Cet oxide s’obtient de la manière suivante. On met dans un fourneau placé en plein air (i) un creuset de Hesse, en ayant soin que l’ouverture en soit un peu in-
(i) Notre but, en plaçant ^opérateur en plein air, est de lui faire, éviter de respirer les vapeurs qui se dégagent , portent spécialement à la gorgf* , et y produisent une irritation persistante.
PT
47^ MANUEL
clinée. On entoure ce creuset de charLons incandescens. On met dans ce creuset du zinc métal , on chauffe fortement, en ayant soin de tenir le creuset fermé. Lorsque le zinc est rougi , on lève le creuset , et on agite. Le zinc s’allume subitement en présentant une flamme d’un blanc verdâtre , accompagnée de flocons; on ferme alors le creuset à moitié , pour que le zinc puisse brûler sans se volatiliser. Alors il se forme dans le creuset de l’oxide blanc de zinc , qu’on recueille au moyen d’une petite cuiller. Lorsque le métal est recouvert d’une couche d’oxide sous forme de flocons volumineux, on l’enlève avec précaution pour ne pas la briser, et ne pas enlever de métal. Cette couch© étant enlevée^ on recouvre à moitié le creuset, une portion du métal se volatilise de nouveau , absorbe l’oxigène , forme une nouvelle couche, qu’on enlève de nouveau. On répète cetEe opération jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de métal dans le creuset.
L’oxide de zinc doit avoir une blancheur semblable à celle de la neige , être léger , et exempt de métal. Cet oxide est fixe. Lorsqu’on a préparé une grande quantité d’oxide de zinc , on obtient outre des flocons légers une poudre blanche. Cette poudre blanche, qui n’est autre chose que de l’oxide en poudre plus fine mêlée d’un peu de métal, peut être employée aux usages pharmaceutiques. Pour le rendre convenable à cet usage , on lui fait subir l’opération suivante.
On prend l’oxide^ on le met dans une terrine, on verse dessus un petite quantité d’eau pour le convertir en bouillie. On agite avec la main pour bien diviser la
masse , on élend d’une nouvelle quaiitilé d’eau. Quand le mélange est bien homogène , on verse le tout sur un tamis de crin très-serré placé sur une terrine, et on lave. L’oxide passe à l’aide de l’eau , et les petits grains métalliques restent sur le tamis. Lorsque le tout est passé, on laisse reposer le liquide; l’oxide de zinc se précipite au fond du vase. On décante l’eau , et on jette l’oxide sur un filtre. Lorsqu’il est égoutté, on le presse entre deux papiers, on le porte à l’étuve. Cet oxide séché , réduit en poudre , et passé au tamis, bst préférable h i’oxide non lavé.
Le protoxi de de zinc est composé de 24,777 d’oxigène et de ioo de métal. 11 est employé comme antispasmodique.
TU T ni E.
On appelle tuthie ou cadmie des fourneaux un oxide
de zinc impur, qui se dépose sous forme d’incruslaiion
dans les cheminées des fouraeaux où l’on travaille les
mines de plomb contenant du zinc. La tuthie réduite en poudre très-fine, est employée comme anliophihalmique. Elle ne se prépare pas dans les officines.