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est dérivé. 11 existe dans les fruits du même genre, dans quelf|ues autres^ enfin dans des végétaux de diverses familles.
Pour obtenir cei acide , on est obligé de se procurer le suc du citron , et de le transporter de loin. Ce Iransnort n’est pas sans difficultés. Le suc de citron contenant peu d’acide et beaucoup de substances fermentescibles, il est difficile de le conserver. Cet acide fut long-temps employé à l’état liquide , et divers procédés étaient mis en usage pour tenir le suc de citron en bon état. Depuis ce temps, Scliéele, quis’é'^it beaucoup occupé des acides végétaux, appliqua au suc de citron le procédé qu’il avait suivi pour obtenir l’acide tartrique h l’état de pureté. Cette application réussit parfaitement , et l’on obtient maintenant l’acide citrique à un prix qui pei’met de l’employer. Le procédé employé par Schéele consiste à verser dans une cuve de bois blanc le suc de citron, puis h y ajouter par petites portions de la craie délayée dans i’eau , à brasser le mélange pour qu’il soit bien homogène , à continuer ainsi l’addition de la craie jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que la liqueur n’est plus eide (i). L’acide citrique décompose le carbonate de chaux , s’unit à la base, dégage l’acide carbonique, et passe à l’état de citrate de chaux. On laisse déposer le sel qui s’est formé , et qui a l’apparence d’une poudre blanche. On décante la liqueur, qui surnage au moyen d’un siphon ou d’une caénelle , on ajoute une nouvelle quantité d’eau, l’on brasse le mé-
(i) Le suc de citron pèse ordinairement de io4o à 1060. Il exige environ un seizième de craie pour sa saturation.
îange , afin de séparer du citrate de chaux toutes les matières solubles. On réitère les lavages , jusqu’à ce que l’eau qui en sort soit bien claire et bien transparente. Lorsque le sel est bien lavé, on le met à égoutter sur des toiles tendues et fixées sur un carré. Quand le citrate de chaux est égoutté, on le traite par l’acide sulfurique étendu d’eau. Les proportions d’acide à employer pour décomposer ce citrate sont : 9 tb d’acide sulfurique à 66® pour 10 tb de craie employée à la saturation ; mais jil faut étendre l’acide sulfurique de 5 parties d’eau fivant de le verser sur le citrate. Si l’acide était employé à l’état de concentration , il pourrait réagir sur une portion du sel végétal , et le carboniser. Le mélange du sel et de l’acide étendu étant fait , on brasse avec beaucoup de soin ; sans cette précaution, il y aurait agglomération du précipité ^ et l’action de l’acide serait ralentie. On détermine la réaction de l’acide sur le citrate de chaux en faisant bouillir la liqueur dans une chaudière de plomb. On s’assure si la décomposé tion du citrate est complète en filtrant de la liqueur et l’essayant par la solution d’un scvl. de baryte , qui détermine un précipité ; si ce précipite est soluble en entier dans l’acide nitrique, c’est un signe certain que la décomposition est opérée , et que la solution ne contient que de l’acide citrique ; si elle ne l’est pas , on chauffe de nouvejrtj , on essaie la liqueur , et si le précipité pro^ duit n’était pas soluble , c’est que la quantité d’acide Sulfurique employée a été trop considérable pour celle vde citrate de chaux: on remédie alors à cet excès en ajon-? tant peu à peu de ce citrate.
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Quand on est parvenu au point où la Kqueur ne donne plus ou presque plus de sel insoluble avec les sels barytiques , on laisse le mélange en repos. Le sulfate de chaux , provenant de la décomposition du citrate par l’acide sulfurique se dépose ; l’acide citrique reste en solution dans le liquide. On décante avec un siphon , on jette le précipité sur un fdtre , on le lave, on réunit toutes les eaux, et on les évapore dans des chaudières de plomb ou dans des terrines de grès placées au bainmarie. On continue l’évaporation jusqu’à ce que la surface de la liqueur se recouvre de petits cristaux, qui se réunissent pouf former une pellicule ; on arrête l’opération le plus promptement possible , et on porte la liqueur à l’étuve , qu’on chauffe , pour entretenir une légère évaporation et déterminer la cristallisation.
Quelquefois la cristallisation de l’acide citrique est suspendue par la présence de citrate de chaux qui reste en dissolution dans la liqueur à l’aide de l’excès d’acide. On est quelquefois obligé de décomposer ce sel par l’addition d’une petite quantité d’acide sulfurique qui convertit ce citrate en sulfate^ qui se dépose. Alors la cristallisation s’opère beaucoup plus promptement, et les cristaux sont plus réguliers.
D’après quelques essais exacts on a reconnu que î6o tb de suc de citran donnaient 18 de citrate de chaux, duquel on pourrait obtenir 10 ft d’acide citrique blanc.
Au bout de quelques jours on sépare les cristaux qui se sont formés , on les met à égoutter sur des entonnoirs de verre. On fait évaporer les eaux-mères , qui fournis-
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sent de nouveaux cristaux , qu’on sépare de nouveau. On continue ces évaporations et ces cristallisations jusqu’à ce que ces eaux-mères refusent de cristaliiser. Alors on les décompose par la craie , et on les convertit en citrate de chaux , qu’on lave et décompose comme précédemment.
PURIFICATION DE l’aCIDE CITRIQUE.
L’acide citrique obtenu d’une première cristallisation a une couleur jaune brunâtre. A cet état il peut être employé par les teinturiers et par les imprimeurs sur toile ; mais il n’est pas convenable pour l’usage médical. Il faut donc lui faire subir de nouvelles opérations. Ces opérations consistent à le dissoudre dans l’eau, à le faire cristaliiser , à le dissoudre de nouveau , et à répéter les dissolutions et les cristallisations jusqu’à ce qu’il soit d’une belle couleur blanche.
On peut obtenir cet acide à l’état de pureté avec moins de peine et de temps, en traitant les cristaux d’acide obtenu par l’eau et le charbon animal dépouillé de carbonate et de phosphate de chaux, faisant bouillir, filtrer et cristalliser. Une seule opération, lorsqu’elle est bien conduite, donne de l’acide citrique pur et blanc.
L’acide citrique est un solide cristallisant à prismes rhomboïdaux, dont les plans sont inclinés entre eux sous des angles de 6o à i 20*" , et dont les extrémités sont terminées par quatre faces trapézoïdales qui embrassent les angles solides. Sa saveur est très-acide ; par conséquent il rougit fortement et le papier et la teinture de tournesoL Chauffé dans une cornue , il se décompose.
54B manuel
change de nature , donne naissance à un nouvel acide nommé acide pyro- citrique. L’acide citrique est soluble dans l’eau ; y 5 parties d’eau à i8®en dissolvent loo parties. Cet acide est encore plus soluble dans l’eau bouillante. Traité par l’acide nitrique , il se convertit en acide oxalique.
FALSIFICATION DE l’aCIDE CITRIQUE. MOYEN DE LA