‹ Manuel du pharmacienChapitre 147 sur 266 · PREMIÈRE CLA.SSE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE CLA.SSE

combinaisons des oxacides avec LE5 ASES.

ARSENITES.

On appelle arsenites les sels qui résultent de la combinaison des bases avec l’acide arsénieux. Les arsenites sont reconnaissables abx caractères suivans : chauffés dans une cornue avec du charbon , ils se décomposent , donnent naissance à du gaz oxide de carbone , ou h de l’acide carbonique, qui se dégage, et à de l’arsenic métallique , qui se sublime sur les parois de la cornue. Traités par l’acide nitrique , ils laissent déposer une poudre blanche , qui est de l’acide arsénieux. Mêlés à de l’hydrosulfale de potasse ou de soude , et à un acide en môme temps, il y a formation d’un précipité de couleur jaune, orpin ou orpiment j, sulfure d’arsenic. Dissous et versés liquides dans la dissolution de sulfate de cuivre il y a formation d’un précipité de couleur verte, vert de Schéele^ qui, recueilli sur un filtre, lavé et séché, se précipite. Ce précipité, projetté sur les charbons ardens, se décompose, en partie, en répandant des vapeurs d’odeur alliacée due h. de l’oxide d’arsenic , qui se volatilise.

(1) Voyez l’article cristallisation ^ dans l’ouvrage de M. Haüy.

(2) Nous avons placé les sels par ordre alphabétique. Cet ordre, quelque vicieux qu’il soit, nous a paru le plus convenable par la faeiliié qu’il présente à l’élève.

ARSENITE DE POTASSE.

Liqueur arsenicale de Fowler.

On pré]" l’arsenite de potasse de la manière suivante, On prend cinq gramnaes d’acide arsénieux réduit en poudre Uès-fine , cinq grammes de sous-carbonate de potasse >ur obtenu de la décomposition du tartre à l’aide du nitre. On introduit ces deux substances dans ' un matras , et on y verse 5oo grammes d’eau distillée. On agite pour mêler , et on fait bouillir le tout jusqu’à ce que l’acide arsénieux ait disparu et se soit dissous dans l’eau. Quand la dissolution est terminée, on retire le feu de dessous le matras, et on laisse refroidir la liqueur. Lorsqu’elle est descendue à la température ordinaire , on y ajoute i6 parties d’alcool de mélisse composé , on tare un flacon , et on y verse la liqueur , à laquelle on ajoute de l’eau pour que îe tout pèse exactement 5oo grammes ; alors on bouche le flacon , et on le conserve dans un endroit fermé à clef.

Cette liqueur étant un poison très- violent , on ne doit la délivrer qu’avec de grandes précautions. 72 gouttes, qui pèsent 2 0 décigrammes, contiennent un grain d’arsenile de potasse.

BORATES.

On appelle borates les sels qui résultent de la combinaison de l’acide borique avec les bases salifiables. Les caractères distinctifs des borates solubles sont les suivans : dissous dans l’eau, et traités par les acides hydro-

MANUEL

chlorique , nitrique et sulfurique , ils sont décomposés, et laissent déposer l’acide borique sous forme de lames micacées, blanches nacrées. Cet acide a besoin d’être lavé , pour être à l’état de pureté.

Chauffés dans une cornue de verre avec l’acide sulfurique, les borates se décomposent, l’acide sulfurique s’unit aux bases , et l’acide borique se sublime sous forme de lames blanches brillantes , qui s’attachent aux parois de la cornue. Le borate de soude est le seul qui soit employé; encore l’est-il plus dans les arts que pour l’usage pharmaceutique.

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