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CARBONISATION

Opération par laquelle on met à nu le carbone d’un corps organique en dissipant à l’aide du feu une partie des élémeus qui lui étaient combinés.

hponges bî^ûlées» — Eponges calcinées.

On prend les petites éponges connues dans le coœ-

MANUEL

nierce sous le nom de fretins , on en sépare les petites coquilles , les graviers et la terre qu’elles contiennent en les déchirant et les battant sur une table avec une baguette d’osier ; on ne les lave pas ; on les met dans un creuset qu’on chauffe , en ayant la précaution de le tenir constamment couvert. Lorsque les éponges sont noires et friables , on les jette dans un mortier , on les friture. L’on passe la poudre à travers un tamis de soie , et on l’enferme aussitôt dans des flacons biens secs et bien bouchés , car elle attire puissamment l’humidité de l’air.

L’éponge carbonisée contient du charbon, de l’iode, du sulfate de chaux, de l’hydro-chlorate de chaux et de magnésie, du phosphate de chaux, et de la chaux, presque saturée d’acide carbonique lorsqu’on l’examine à une époque un peu éloignée de sa préparation. On observe qu’à la fin de l’opération , lorsque la matière cesse de répandre des vap^rs, il se sublime du soufre provenant de la décomposition du sulfate de chaux par le charbon. Aussi , comme l’indique Brugnatelli , ce charbon laisse dégager une odeur d’hydrogène sulfuré lorsqu’on l’humecte avec de l’eau.

Sel marin décrépité

Pour enlever au sel marin l’eau qu’il contient , on le fait décrépiter. Pour cela , on l’enferme dans une marmite garnie de son couvercle , et l’on chauffe. L’eau , convertie en vapeur par l’action du calorique , brise les lames des cristaux de sel , et s’échappe en lançant avec

bruit leurs molécules soulevées. L’opération est achevée lorsque le bruit cesse. La décrépitation est donc le pétillement que font entendre plusieurs sels , particulièrement le sel marin, en perdant leur eau d’interposition.

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