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SULFATE DE CUIVRE

Vitriol bleu J vitriol de Chypre.

Deutosulfate de cuivre.

Ce sel , qui existe tout formé dans la nature , et qu’on rencontre en dissolution dans quelques eaux , ne se prépare pas dans les officines. C’est ordinairement celui du commerce que les pharmaciens emploient , après avoir eu soin de le purifier.

Le sulfate de cuivre qui se trouve dans le commerce est préparé, en grillant le sulfure de cuivre naturel , pyrites , qu’on rencontre en grande quantité , en exposant ensuite ces pyrites grillées à l’action de l’air , en

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les humectant, en les lessivant ensuite j et en faisant évaporer les eaux de lavage ; 2® en traitant le cuivre par le soufre , en calcinant le sulfure forme , et en l’exposant au contact de l’air après l’avoir humecté , en le traitant ensuite par l’acide sulfurique faible , et en le faisant évaporer et cristalliser.

La cristallisation du sulfate de cuivre n’est pas aussi facile à opérer que celle d’un grand nombre de sels. Aussi la science du fabricant de vitriol bleu consiste-t-elle en partie dans l’art de disposer les cristallisoirs , et de conduire la cristallisation de manière à obtenir des cristaux gros et réguliers.

Le sulfate de cuivre est bleu , légèrement acide ; il rougit le papier de tournesol. Soluble dans l’eau froide ,

1 il est plus soluble encore dans l’eau bouillante ; il cris- I tallise par refroidissement en prismes irréguliers. Ces 1 cristaux , séchés et exposés à l’action de l’air , s’eflleu- I rissent et se recouvrent d’une poussière verdâtre. Exi posé à l’action du feu ^ le sulfate de cuivre se fond dans î son eau de cristallisation , éprouve la fusion aqueuse , i et se transforme en une poudre d’un blanc bleuâtre , jj qui , mise en contact avec de l’eau , reprend sa couleur , bleue. Si on expose le sulfate de cuivre à une tempé-* 3 rature plus élevée , on décompose ce sel , l’acide se déi gage , et abandonne l’oxide de cuivre , qui reste dans î le vase dans lequel s’est faite l’opération.

Ce sel , d’après l’analyse laite par M. Proust , est un ) combiné de 55 d’acide sulfurique,

52 d’oxide de cuivre ,

55 d’eau.

MANUEL

Le sulfate de cuivre est employé dans plusieurs préparations , mais particulièrement comme médicament externe. Donné sans précaution à l’intérieur ^ il causerait des accidens fâcheux, et agirait comme poison.

î> U R 1 1- I C A T 10 N DU SULFATE DE CUIVRE.

On prend du sulfate de cuivre du commerce , on le dissout dans l’eau distillée , on filtre la soiulion , on la met dans une capsule de porcelaine , on la fait évaporer jusqu’à ce que la liqueur marque 29® , on arrête l’évaporation , et on porte la capsule à l’étuve. Par un refroidissement lent , les cristaux se déposent sur les parois du vase ; on les enlève , on les lave avec un peu d’eau distillée , et on les met à sécher. Ces cristaux , une fois secs , doivent être renfermés dans des vases clos , pour les mettre à l’abri de l’air , qui les rendrait elïlorescens.

On évapore les eaux-mères pour obtenir de nouveaux cristaux , qu’on traite de la même manière.

Les réactifs à employer pour reconnaître le sulfate de cuivre sont , 1® l’eau distillée, qui dissout ce sel en

prenant une couleur Lieue ; 2® les sels de baryte , qui

forment dans cette solution un précipité insoluble dans un excès d’acide nitrique ; 3® l’alcali volatil , qui fait passer cette solution du bleu au violet après avoir d’abord produit un précipité qui se redissout dans l’excès d’alcali ; 4° l’hydrocyanale ferruré de potasse, qui précipite la solution de sulfate en brun rougeâtre ; 5° une lame de fer qui, plongée dans la solution se recouvre de cuivre métallique.

DU PHAKMACIEN.

SULFATE DE CUIVRE ET d’aîUMONIAQUE.

Pour préparer ce sel , qu’on administre à petites do» ses comme antispasmodique , on verse dans une solution aqueuse , saturée de sulfate de cuivre^ de l’ammoniaque liquide , de manière à précipiter d’abord l’oxidc de cuivre, puis à redissoudre le précipité formé; on évapore doucement la liqueur, qui fournit des Cristaux de sulfate de cuivre et d’ammoniaque d’un beau bleu velouté.

On obtient aussi ce sel par le procédé suivant. Après avoir saturé la solution de sulfate de cuivre par l’alcali volatil , on ajoute à la liqueur saturée et claire de l’alcool à Sb"* , dans la proportion d’une partie et un quart d’aîcool sur une partie de liquide. Le sulfate d’ammoniaque et de cuivre ne pouvant rester en solution dans cette liqueur alcoolique , se précipite sous forme de cristaux ; on décante l’eau-mère , et on enlève les cristaux , que l’on dessèche en les plaçant sur un papier à filtrer. On les conserve ensuite dans des flacons bien fermés.

Le sulfate de cuivre et d’ammoniaque , traité par les ’ réactifs que nous avons indiqués pour le sulfate simple , présente des phénomènes analogues, il peut être reconnu cependant par le dégagement de l’ammoniaque, qui s’opère lorsqu’on le traite par la chaux , la potasse et la soude.

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