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H Y DR O CHLORATE DE BARYTE

Mwicite de baryte, chlorure de barium.

Ce sel est le résultat de la combinaison de l’oxide de

MANUEL

barium ( baryte ) avec l’acide hydrochlorique dans les proportions

de 25,75 d’acide hydrochlorique et de 74,25 de baryte. (Berzelius. )

Schéele est le premier qui examina les propriétés de ce sel. Crawford , Rirvan , Bucholz , Bouillon- Lagrange , Julia Fontenelle, s’occupèrent successivement de l’étude de ce sel et des moyens de l’obtenir.

On le prépare de plusieurs manières :

1® En traitant le carbonate de baryte pur par l’acide hydrochlorique à l’état de pureté , saturant cet acide par le carbonate , en filtrant la liqueur contenant le sel , et en la faisant évaporer et cristalliser ; enfin en lavant les cristaux avec un peu d’eau distillée et les faisant sécher. Ces cristaux doivent être renfermés dans des flacons bouchés en verre (1).

2® On réduit en poudre bien fine le sulfate de baryte , on le mêle avec du charbon fin et pulvérisé dans la proportion de loo de sulfate sur 25 de charbon ; on introduit le mélange, fait bien exactement, dans un creuset de Hesse , qu’on place au milieu d’un fourneau de forge. On met à l’enlour du creuset du charbon allumé; et, quand il est échaulFé, on active la combustion du charbon au moyen d’un soufflet. On continue le feu pendant deux heures et demie; le sulfate de baryte , en contact avec le charbon à une température élevée, est décomposé ; une partie du charbon se convertit en acide car-

(1) On peut encore, par l’évaporation , tirer du sel des eaux-mères qui ont fourni les premiers cristaux.

bonique qui se dégage , tandis que le sulfate est ramené à l’état de sulfure de barium , qui reste dans le creuset. On laisse refroidir ce vase dans le fourneau , pour éviter qu’un refroidissement trop prompt ne le fasse casser. Lorsqu’il est froid , on le sort du fourneau ; on en tire ^ le sulfure , on le réduit en poudre fine, qu’on projette dans de l’eau distillée bouillante , en avant soin de ne le jeter dans ce liquide que par petites portions. Le sulfure étant en contact avec l’eau, celle-ci se décompose en partie , tandis que son oxigène se porte sur le métal , et l’oxide. L’hydrogène s’unit à une portion du soufre J forme de l’acide hydrosulfurique , qui s’unit à l’oxide de barium, donne naissance à un hydrosulfate soluble. On décompose ensuite ce sel par l’acide hydrochlorique , lequel dégage l’acide hydrosulfurique (1) en s’unissant à l’oxide de barium et en formant un hydrochlorate. On filtre la liqueur, on la fait évaporer^ et on obtient par l’évaporation et le repos des cristaux , qu’on sépare et qu’on met à égoutter. On rapproche les eaux-mères, qui fournissent de nouveau des cristaux; on continue ces évaporations jusqu’à ce que la liqueur refuse de donner de nouveaux produits. On réunit alors tout les cristaux , qui ne sont pas de l’hydrochlorate de baryte pur, mais de fhydrochlorate de baryte mêlé d’hydrochlorate de fer. On réduit ces cristaux en poudre ^ et on met la poudre dans une chaudière de fonte placée sur un fourneau.

(1) Cette opération , comme toutes celles qui peuvent être nuisibles par les gaz ou vapeurs qu’on pourrait respirer, doivent être faites sous une cheminée qui tire bien.

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