‹ Manuel du pharmacienChapitre 19 sur 266 · DU P II A R MA CIE N · texte numérisé non relu

DU P II A R MA CIE N

On l’emploie pour obtenir la fleur de soufre , l’acide benzoïque , les chlorures de mercure , son sulfure rouge ou cinnabre ; pour raffiner le camphre ; elle sert à purifier le zinc , à retirer l’arsenic de son oxide , etc. La conduite du feu est la seule difficulté que la sublimation présente (nous avons donné tous les détails relatifs à ce sujet , en traitant de la purification du camphre et de la préparation des chlorures mercuriels) ; elleolFre aussi des phénomènes qui ne sont pas tous explicables d’une manière satisfaisante. On conçoit très-bien pourquoi les métaux, parexemple, l’arsenic, acquièrent par la sublimation une forme très-régulière : c’est que le calorique , qui tenait écartées les molécules métalliques , ne les abandonnant qu’avec lenteur, celles-ci peuvent facilement obéir aux lois de l’attraction , qui tend à les réunir par les faces qui leur conviennent le mieux. Mais pourquoi le sulfure de mercure noir prend-il par la sublimation une belle couleur rouge , sans rien perdre cependant , comme l’assure M. Guibourt , de ses principes constituans ? Nous l’ignorons. Dans les écoles , pour expliquer le fait, on a recours à une combinaison plus intime, à un nouvel arrangement de molécules ^ explications qui sont loin de satisfaire l’esprit.

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