PREMIER GENRE
ÉTHER HYDRATIQUE.,
Cet éther peut s’obtenir avec l’acide phospborique , arsenique, sulfurique ou Ruo-borique. Quel que soit celui de ces quatre acides qu’on prenne , le produit n’ofîre aucune différence dans sa composition chimique ni dans ses propriétés physiques et médicales. Comme l’acide sulfurique est le plus généralement employé , l’éther en conserve le nom.
Lorsque l’on veut préparer l’éther sulfurique, on commence par disposer l’appareil. 11 varie selon les masses sur lesquelles on opère , et plus encore selon les localités. Si l’on opère en petit, on peut se contenter d’une cornue tubulée communiquant , à l’aide d’une allonge , avec un ballon qui porte un long tube droit ou un tube recourbé , plongeant au fond d’un flacon à moitié plein d’eau ou d’alcool, pour laisser dégager l’air au commencement de l’opération , les gaz qui peuvent se former à la fin , et la vapeur d’éther qui ne se condenserait pas. Si l’on opère en grand , il est plus commode de se servir d’un alambic ordinaire doublé en plomb. L’appareil de Wouîf est abandonné depuis long-temps , parce qu’il est trop long à monter, et que d’ailleurs il est inutile. Dans la plupart des laboratoires , on place
la cornue dans un bain de sable , et on la fait communi-
quer, par le moyen d’une allonge, avec un ballon à deux tubulures ; la latérale reçoit l’extrémité de l’allonge, et l’inférieure plonge dans un flacon garni à sa base d’un robinet qui permet de retirer l’éther à volonté. Dans ce cas encore , il est indispensable de ménager une petite issue aux vapeurs , ou de prendre pour récipient un flacon bi-tubulé dont la seconde tubulure porte un tube droit ou plongeant dans l’alcool. Sans cette précaution , on s’exposerait à la rupture des vases par suite delà force d’expansion de la vapeur. Cet alcool peut servir so'it à l’opération suivante, soit à la préparation de la liqueur d’Hoffmann. C’est à ce dernier appareil que nous donnons la préférence, parce qu’il est fort simple et qu’il suffit pourtant à la préparation de tout l’éther que peut consommer une grande pharmacie. Ajoutons que , pour condenser plus facilement l’éther à mesure qu’il se forme , on doit plonger le flacon récipient dans l’eau , et faire tomber continuellement un filet d’eau froide sur le ballon enveloppé d’un linge , afin que l’eau se distribue plus également sur toute sa périphérie. Les jointures doivent être lutées, et la cornue doit être assez grande pour que le mélange ne la remplisse qu’à moitié. L’appareil établi à la Pharmacie centrale ne diffère de celui-ci qu’en ce que deux cornues , placées chacune ! sur un fourneau différent , communiquent avec un même ballon à trois tubulures ; les deux latérales pour les deux ! allonges, et l’inférieure pour le flacon récipient à robinet,
' Cet appareil ne se démonte jamais ; on vide les cornues I avec un siphon , lorsque l’acide est trop affiibli par ' l’alcool qu’on lui ajoute , à plusieurs reprises , dans le
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cours de la même opération ; raddition de l’alcool se fait à l’aide d’un entonnoir à la Boullay que porte la tubulure de chaque cornue.
Lorsque l’appareil est disposé , on fait du feu sous le bain de sable, ensuite on s’assure du degré de concentration des deux liquides. L’acide sulfurique doit être à 66®. Quant à l’alcool, il ne doit pas dépasser 56°; si son degré de concentration était plus élevé, on éprouverait une grande perte de produit, parce que les élémens de l’alcool se trouvant, pour ainsi dire, sur les limites de leur sphère d’attraction , l’acide ne se bornerait pas à leur enlever une portion d’eau , il en transformerait une partie en huile douce, hydrogène carboné, acide carbonique et eau, produits qu’on obtient toutes les fois qu’on met de l’alcool en contact avec trois ou quatre fois son poids d’acide sulfurique.
Le volume du mélange n’est point indifférent : s’il est trop faible , l’opération marche mal ; s’il est trop fort , l’opération est difficile à conduire. Les proportions les plus convenables sont lo livres de chaque liquide. On pèse séparément l’alcool et l’acide , et l’on procède à leur mélange. 11 peut se faire dans la cornue qu’on adapte ensuite au reste de l’appareil ; mais, comme elle s’échauffe considérablement à mesure qu’on l’agite , on est obligé de l’envelopper d’un linge , et quelquefois elle échappe des mains ; il est donc plus prudent de se servir d’une terrine de grès vernissée. On verse, par petites portions , et toujours en agitant avec un tube de verre , l’acide sur l’alcool ; car , si l’on versait l’alcool sur l’acide , on rentrerait dans la circonstance dont nous avons déjà
parlé; c’est- h-dire que la quantité d’acide étant infiniment plus considérable que celle de l’alcool , une portion de celui-ci serait décomposée ou volatilisée par l’excessive chaleur qui se produirait aussitôt. A mesure qu’on réunit les deux liquides , une odeur vive et suave se dégage , le mélange s’échauffe , il se colore en rougebrun^ et très-souvent il se forme un petit précipité grisâtre dû au sulfate acide de plomb en dissolution dans l’acide sulfurique du commerce.
Le mélange achevé, on l’introduit dans la cornue , par sa tubulure , à l’aide d’un entonnoir à longue tige ou d’un tube surmonté d’un petit entonnoir. La précaution que nous avons indiquée de chauffer un peu d’avance le bain de sable a pour but d’amener la cornue à un degré de température égal à celui du mélange, et d’utiliser ainsi la chaleur qu’il présente. On ferme la tubulure de la cornue ^ on augmente graduellement, mais avec rapidité, le feu jusqu’h porter le mélange à l’ébullition , qu’on maintient égale jusqu’à la fin de l’opération. Tant que le mélange ne bout pas , il ne passe dans le ballon que de l’alcool faiblement éthéré, et un peu d’eau ; mais dès que Tébullition commence , l’éther se forme , et en se plaçant de manière à avoir l’allonge entre l’œil et la lumière, on aperçoit un ruban légèrement ondulé qui passe du bec de la cornue dans le corps de l’allonge. Lorsqu’on a retiré en éther le cinquième environ de i’acool employé , on introduit dans la cornue de l’alcool à de concentration en quantité égale à celle du produit qu’on vient d’obtenir, ce qu’on répète h plusieurs reprises, jusqu’à ce que l’alcool ainsi ajouté
égale les 2/5 de l’alcool mêlé primilîvemeut à Facide. L’alcool ne doit se verser que par petites portions ; pour cela , il est très-avantageux d’avoir un entonnoir à la Boullay. Cependant, si l’on en manque, on peut le remplacer par un tube en S dont l’extrémité inférieure plonge presqu’au fond de la cornue , tandis que la supérieure, munie d’un petit entonnoir, reçoit le robinet d’im flacon gradué contenant de l’alcool. Ce tube doit être fixé dans le centre de la panse de la cornue , de manière à se trouver à une égale distance de ses parois et à 2 pouces au-dessus de son fond ; s’il reposait directement sur la partie inférieure de la cornue , on aurait à craindre que l’alcool froid qui viendrait subitement se mettre en contact avec elle ne la fît casser. On s’exposerait à un danger certain , si le tube ne plongeait pas dans le mélange , toujours par la même raison : c’est que l’alcool froid , frappant des parois très-chaudes , en déterminerait à l’instant même la rupture.
Lorsque l’on aperçoit dans le dôme de la cornue des vapeurs blanches, ce qui a lieu lorsque le produit distillé équivaut à peu près aux 2/3 de la totalité de l’alcool employé , on se hâte de retirer l’éther du récipient et d’arrêter le feu. Si l’on continuait l’opéralion , on n’obtiendrait plus d’élher, mais tous les produits qui résultent de l’action d’une grande quantité d’acide sur une petite dose d’alcool , savoir : du gaz sulfureux , de i’huilc douce de vin, de l’hydrogène bi-carboné ou ^az O lé fiant , de l’acide carbonique et de l’eau. Enfin il passerait dans'le récipient un liquide noir, consistant, formé d’éther, de charbon , d’acide sulfureux , et d’une
Iluîle jaune épaisse , qu’on isole en délayant ce composé dans l’eau , et lui ajoutant un peu de potasse^ qui salure l’acide. Le résidu de la cornue se boursoufflerait et se convertirait ensuite en un charbon poreux. Le résidu de l’éther sulfurique peut s’employer à différons usages : on en prépare des sulfates de fer ou de cuivre. Il peut également servir à la fabrication du phosphate acide de chaux (1).
Si l’on arrêtait l’opération avant l’apparition des va^ peurs blanches , l’éther pourrait de suite servir aux besoins de la médecine ; car il ne contiendrait qu’un peu d’alcool et d’eau, qui passent au commencement de la distillation. Mais , comme on ne la suspend qu’au moment où les vapeurs se forment, parce qu’on n’a pas d’autre moyen de reconnaître que tout l’aicool est éthérifié , il
(1) Si Pon tient à le décolorer, il faut l’étendre de 2 parties d’eau. Quand il est froid , on le verse doucement sur une toile claire tendue et couverte d’une feuille de papier. La liqueur passe très-bien et se clarifie en laissant son charbon sur le filtre. On en charge ensuite une cornue , qu’on met à feu nu sur des fils de fer courbés avec un petit morceau de fer-blanc placé au centre, et couvert de quelques lignes de sable. La liqueur prend Pébullition sans se tuméfier, et se laisse concentrer jusqu’à i84“. Sur la fin, quand l’ébullition baisse, on couvre la cornue de son réverbère. On reprend ensuite cette huile de vitriol noire pour la distiller de la même manière avec un gros et demi au plus de nitre par livre. Sa concentration s’opère, elle blanchit à vue d’œil, et l’on arrête lorsqu’on voit qu’elle cesse de fournir des produits aqueux. L’acide qu’on recueille par ce procédé sort communément très-blanc, quelquefois cependant un peu ambré. En soutenant le feu avec ménagement , on en porte la concentration à 186 et 187°, terme infiniment supérieur à celui des bonnes huiles de vitriol du commerce.
M A.NUEL
en résulte que l’étber est non-seulement affaibli par de l’alcool et de l’eau , mais encore qu’il est altéré par du gaz sulfureux et de l’huile douce^ qu’il est indispensable de lui enlever. Pour cela , on le rectifie. On a proposé différons intermèdes pour la rectification de l’éther ; le plus généralement employé et le plus convenable est la potasse à la chaux indiquée par M. Henry. On fait digérer l’éther avec un quinzième environ de son poids de pierre à cautère dans un flacon à l’émeri > qu’on agite de temps en temps. Au bout de quelques jours de digestion, on le décante , on l’agite avec une très-petite quantité d’eau , on le décante de nouveau , enfin on le distille sur du chlorure de calcium. La potasse caustique fixe le gaz sulfureux, saponifie en partie l’huile, et la rend soluble (1) ; l’eau dissoutl’alcool et le savonule ; enfin le chlorure absorbe l’eau que l’éther pouvait retenir. La pierre à cautère est bien préférable aux sous-carbonates alcalins; car leur acide carbonique , dégagé par l’acide sulfureux , entraîne une grande quantité d’éther. Cette rectification peut se faire dans l’appareil primitivement employé, ou plus simplement dans un alambic bien îuté. A la Pharmacie centrale , on la fait dans un alambic chauffé à la vapeur [voyez C appareil de M. Henry , pl. 5) ; et, pour éviter les accidens , on a établi entre le fourneau et
(1) Il est impossible d’enlever, par ce moyen, toute l’huile douce de vin que contient l’éther; car les alcalis n’ont pas la propriété de saponifier les huiles volatiles. Si l’on voulait avoir de l’éther parfaitement pur, il faudrait le traiter d’abord par la pierre à cautère , l’agiter dans une grande quantité d’eau, qui dissoudrait l’éther sans toucher à l’huile douce , retirer par la distillation , au bain-marie , la quantité environ d’éther employé ; enfin rectifier le produit sur du chlorure de calcium.
l’alambic une cloison en briques que traverse le tuyau conducteur de la vapeur, de manière que le feu est dans un cabinet et l’éther dans un autre. Par ce moyen , on n’a pas à craindre qu’un courant d’air vienne projeter la vapeur d’éther dans le foyer , et détermine une combustion qui entraîne toujours la perte du produit, et compromet souvent les jours de l’opérateur (1 ) . En fractionnant le produit de la rectification , on obtient les 2/5 de l’éther à 56 ou 60° Baumé : ce qui passe ensuite ne marque qu’environ 4fi”* On peut l’employer pour. la liqueur d’Hoffmann.
Quels sont les phénomènes chimiques qui sepassent dans la préparation de l^éther sulfurique? Il est deux, théories, ou, ce qui revient au même, deux manières ingénieuses d’expliquer l’éthérification de l’alcool par l’acide sulfurique.
A. L’acide sulfurique s’empare de l’oxigène et de l’hydrogène de l’alcool dans les proportions nécessaires pour faire de l’eau , dont il se saisit , et les autres élémens réunis conslituent l’éther. Le gaz sulfureux , l’huile douce , l’hydrogène bi-carboné , l’acide carbonique , l’eau , proviennent de ce qu’à mesure que l’opération s’avance , les conditions dans lesquelles se trouvaient
(1) Dans les pharmacies dont le laboratoire n’est point assez vaste I pour y établir la cloison dont on parle ici, on peut encore rectifier Téther dans un alambic sans feu. On fait chauffer de l’eau dans une i cour, par exemple, et lorsqu’elle est bouillante, on la verse dans la cucurbite. Quand elle s’est refroidie, on la soutire à l’aide d’un i siphon , et on la remplace par de l’eau chaude nouvelle. On sait qu’il faut à l’eau 100° centigr. pour entrer en ébullition, et que l’éther n’en exige que 56 au plus,
primilivement les deux corps changent ; que la quantité d’alcool diminue de plus en plus , tandis que celle de l’acide reste la même : en sorte qu’il arrive une époque à laquelle on doit obtenir absolument les mêmes produits que si l’on traitait de suite l’alcool par 4 ou 5 fois son volume d’acide. Ce qui le prouve , c’est que , si l’on pouvait arrêter Vopération un peu avant l’apparition des vapeurs blanches , on n’obtiendrait que de l’éther dans le récipient, et ce qui resterait dans la cornue serait un simple mélange d’un peu d’alcool avec l’acide affaibli par l’eau qu’il aurait enlevée. C’est pour maintenir le plus long-temps possible les deux corps dans les proportions convenables que M. Boullay a eu l’heureuse idée de remplacer l’alcool qui s’éthérifie par de l’alcool nouveau. Mais , comme à mesure qu’il absorbe de l’eau l’acide s’affaiblit, il convient, pour lui conserver une force de réaction suffisante , de lui présenter de l’alcool de plus en plus concentré : c’est la raison pour laquelle M. Boullay emploie de l’alcool h 4o® ; c’est aussi la cause pour laquelle à une certaine époque l’acide ne peut plus opérer l’éthérification. Pour expliquer la formation des produits étrangers à l’éther , il suffît de se rappeler : 1® que l’huile douce n’est que de l’éther moins de l’eau , 2® qu’en enlevant à l’huile douce tout son oxigène et une quantité convenable d’hydrogène , on la convertit en eau et en hydrogène bi-carboné ; 5® enfin que l’alcool, en enlevant par son hydrogène et son carbone une portion d’oxigène à l’acide sulfurique , le transforme en acide moins oxigéné ou sulfureux , en même temps qu’il se convertit lui-même en eau, en acide carbonique , et en charbon.
B. L’alcool se partage en 2 parties ; la première s’éthérifie en abandonnant de l’oxigène et de l’hydrogène dans les proportions nécessaires pour faire de l’eau ; l’hydrogène s’empare d’une portion de l’oxîgène de l’acide sulfurique et le convertit en acide hypo-sulfurique ; roxigène,en se combinantavec la deuxième partie de l’alcool , constitue une matière végétale qui s’unit à l’acide hypo-sulfurique , et forme avec lui un acide nouveau connu sous le nom acide sulfo-vinique , qu’on retrouve dans le résidu. Les gaz sulfureux , acide carbonique, l’huile douce, l’hydrogène bi-carboné, l’eau et le charbon, proviennent de la décomposition par le feu de la matière organique et de d’acide hypo-sulfurique.
C’est à cette dernière théorie que nous donnons la
préférence , surtout depuis que M. Lassaigae a prouvé
que , si les acides phosphorique et arsenique donnaient avec l’alcool un produit absolument le même que celui qu’on obtient par l’acide sulfurique , ils subissaient aussi le même genre d’altération que ce dernier; c’est-à-dire qu’il se formait toujours de l’eau aux dépens de l’alcool , et que lès acides , ramenés à un moindre degré d’oxigénation , se combinaient avec une matière organique pour former des acides nouveaux semblables à l’acide sulfo-vinique , et qu’on retrouve comme lui dans le résidu de l’opération.
Les principaux caractères de l’éther sulfurique sont les suivans. Il est liquide , incolore , très-léger , d’une odeur pénétrante et suave ; il est très-volatil ; il brûle avec une flamme d’un blanc jaunâtre ^ et donne de l’eau ,
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(le Tacide carbonique, et un charbon léger analogue au noir de fumée. Sous la pression de o% 76 il bout à 35°, 66 ; sa vapeur est deux fois et demie aussi pesante que l’air.
Pour se convaincre de sa pesanteur , il suffit de tenir à la main un flacon d’éther débouché : on voit la vapeur qui tombe en abandonnant le goulot; elle s’étend au loin et s’enflamme,, si elle rencontre sur sa route un corps en ignition ; aussi doit-on éviter de verser le soir de grandes quantités d’éther d’un flacon dans un autre.
Il est peu soluble dans l’eau , il l’est en toutes proportions dans l’alcool ; il dissout très-bien le sublimé corrosif, aussi i’emploie-t-on pour reconnaître de très-petites portions de ce sel étendu dans un liquide. Il suffit d’agiter avec précaution de l’éther dans un sirop, par exemple , qui contient du sublimé corrosif : l’éther vient surnager dans le goulot de la bouteille ; si on le décante dans une capsule , il se vaporise subitement , et le sublimé reste sous forme d’une poudre blanche. Il réduit les dissolutions d’or; il dissout très-peu le phosphore et le soufre ; il dissout très-bien les huiles volatiles, les résines, le camphre, et en général toutes les substances très-hydrogénées.
Ce qu’on connaît sous le nom de liqueur anodine d’Hoffmann est un simple mélange à parties égales ^ d’éther et d’alcool. Ce mélange doit marquer 46° Bauraé.
On peut encore l’obtenir en di tillant de suite 2 parties d’alcool avec une d’acide. L’éther doit se conserver dans des flacons bien fermés, ^ l’abri du contact de l’air; car alors il s’altère et pa^se en partie à l’état d’acide acétique. Il en est de même lorsqu’on débouche trop sou-
vent les flacons qui le contiennent; c’est ce qui doit engager les pharmaciens à n’en tenir qu’une petite quantité dans les flacons de débit, afin de renouveler plus souvent.