MARMELADES
On appelle en pharmacie marmelades des mélanges magistraux de consistance de miel , et formés le plus souvent d’huile ; de manne et de sirop , auxquels on ajoute quelquefois des extraits ou des poudres. H est une marmelade qui a joui long-temps d’une très-haute réputation , et qu’on prescrit souvent à Paris : c’est la marmelade de Tronchin.
2/ Huile d’amandes douces.
Sirop de violettes
Manne en larmes
Pulpe de casse récente. .
Gomme adraganlhe xvj gr.
Eau de fleurs d’oranger. . . 3 ij
Dans toutes les pharmacopées on en décrit mal la préparation. On recommande d’épister la pulpe de casse
DU THARMACIEN. Sig
avec la manne.* Ce moyen est fort long , et donne une pulpe toujours mal faite j parce que TefTort dè la spatule fait passer à travers les mailles du tarais quelques portions de manne plus grosses les unes que les autres , et , de plus , toutes les matières étrangères que la trituration a divisées.
La manipulation que voici est préférable. On délaie la gomme dans le sirop , on y ajoute l’huile , et on lait ainsi un mélange , dans lequel on incorpore la pulpe de casse ; d’autre' part, on fond la manne dans moitié de son poids d’eau , y compris celle de fleurs d’oranger. Lorsque cette solution, qui doit se faire à très - doux feu, est achevée, on passe le solatum à travers une étamine placée au-dessus du mortier. On agite promptement, et on obtient ainsi une marmelade parfaitement homogène.
Sous le nom de loock de manne on ordonne quelquefois la marmelade suivante, qu’on prépare comme celle' de Troncliin.
Huile d’amandes douces. A
Sirop de guimauve l
fr.V ♦
aa 5 )
Manne en larmes j
Eau de fleurs d’oranger. . .
Olj