Tome H
l'ordonnance, le per-chiornre éprouvant, par son contact avec le sirop, une décomposition qui a été signalée par le docteur Chaussier, et plus récemment par M. Guibourt , Bulletin de Pharmacie , 181 1, p. ig3.
Le sirop de Cuisinier , sans addition, se donne, comme sudorifique, h.
la dose de 3a à 128 gram. (i ?» 4 onces) dans une journée.
Sirop de ctrogi,osse. V. Sirop de guimaui/e.
SiROPd'ÉCORCESDE CITRONS. ZcstCS
de citrons secs et divisés, 160 gram.
(5 onces); eau bouillante, i kilogram.
(2 livres). On fait infuser à vase clos pendant douze heures, on passe sans exprimer; on filtre la liqueur, oii y ajoute le double de son poids de sucre, et l'on amène au hain-marie en con-^ sisiance de sirop. Il sera plus aromatique si l'on ajoute, lorsqu'il est refroidi, un oléo-saccharum de citrons.
Le sirop d'écorces de citrons peut aussi se préparer avec les zestes récens : ou prend G oncesde zestes au lieu de 5. On peut encore modifier l'opération en employant du sirop au lieu de sucre; G livres de sirop sont les doses recommandées pour 6 onces de zestes rérens infusés dans 1 kilogramme d'can.
On prépare de la même manière les sirops d'e'corce d'' orange douce, dVcorcéde grenade. Pour obtenir le sirop d'écorce tl''orange amère, on emploie Yécorce sèche d'arange amère, qui est connue sous le nom de curaçao.
SiKOP DÉPURATIF AMER(dei>/.5oM//-
lon-Lagrange). Prenez, racine de rai-
tort , looo grammes (a livres) 5 racine sèche de gentiane , 5oo grammes ( 1 livre ) j fouilles de cochlëaria, i5oo grammes (3 livres) ; feuilles de ménianthe, 1000 grammes (2 livres); vin blanc, 8 kilogrammes (16 livres).
Faites macérer pendant rjuelques jours; alors prenez , sucre , 873 gram. |i liv. 13 onces) ; vin blanc, 5oo gram. (i livre), faites fondre à une douce cJialcur. On ajoute à chaque li' re de ce sircp I once d'un sirop fait avec l'esprit de cochlëaria.
Sirop d'érysmum coyiposÉ, Sirop de velar compose. Orge monde, raisins secs, reglisse ratissi-e et contuse'e , de chaque , 6'4 giam. (2 onces) ; feuilles sèclies de bourrache , feuilles sèches de ciiicoree, de chaque, 96 gram. ( 3 onces); eau bouillante, 6 litres (t2 livres). On met l'orge dans l'eau ; on fait bouillir jusqu'à ce qu'il soit crevé; on y ajoute les raisins, la racine de réglisse , les feuilles de bourrache et de chicorée ; on fait jeter quelques bouillons , on passe avec expression, et l'on jette le decocium encore bouillant sur les substances suivantes, placées dans un bain-marie d'éiain : vélar récent pilé dans un mortier, i5oo grammes (3 livres) ; racine d'année conlusée , 128 grammes (4 onces); capillaire du Canada, 32 gram. (i once); somiuiiés sèches de romarin, fleurs de staechas , de chaque , iG gram. (4 gros) ; semences d'unis, 24 grammes [6 gros). On laisse macérer pendant vingt-quatre heures; on distille au baiu-niarie pour retirer •ijo gtam. (8 onces) de liquide aromatique , dans lequel on fait fondre 5oo uram. (,i livic) de sucre blanc On
continue l'opération ponr obtenir nn sirop que l'on met de côté.
D'une autre part , on passe avec une légère expression le mélange resté dans la cucurbite; on le laisse déjioser, on ajoute h la colalure, sucre, i5 'o gram. (3 livres) ; miel, 5oo gram. (i livre). On clarifie et l'on fait cuire h 3i° bouillant ; on retire du feu , on laisse tiédir, puis on ajoute le sirop aromatique.
Sirop d'éthf.r , Sirop tTcther sulfurique. Sucre très pur, i kilogram.
(2 livres); eau distillée, 5oo grammes (i livre). On concasse le sucre, on le mc!e à l'eau ; on le fait fondre h froid; lorsque la solution est opérée, on filtre, on introduit le sirop dans un flacon à deux tubulures , l'une sur la partie supérieure, l'autre sur le côte et à la partie inférieure. La première de ces tubulures se ferme h l'aide d'un bnnchon; la deuxième à l'aide d'un robinet; lorsque le sirop est introduit dans le flacon, on y ajoute, éther snlfuriqne, ^8 gram. (i once et demie). On agite à plusieurs reprises pemlant la journée, et l'on continue pendant [)lnsieurs jours d'at^itcr; on porte ensuite le sirop au frais, on laisse en repos, et lorsque le sirop est bien éclairci , on l'obtient en ouvrant le robinet, et en séparant tout le sirop qui est saturé d'éther. Le sirop d'éiher se conserve dans des fl'icons à l'émeri, de I ë 4 onces ; on a soin de les tenir pleins
On prépare , par le même prorëdé, les sirops d'eZAcr acétique et hydrochlorique.
Sirop d'extrait d'opidm. Sirop de sacre, 5co grammes (1 livre); «x-
Ivr.il d'opium prépare, iG dccigiam.
(52 grains); eau , 32 graram. (i once}. On divise Tcxtriiit d'opium , on le met en contact avec l'eau dans une fiole à médecine ; on place sur des cendres chaudes ; on a soin d'agiter de temps en temps; lorsque l'extrait est dissous, on ajoute la solution au sirop, on fait jeter un bouillon et l'on p.isse. Ce siiop, dont la formule a été donnée dans le Codex, contient i décii^ramme (2 grains) d'extrait d'opium par once de sirop. On a moditié cette formule en rcirancliant la moitié de l'extniit (l'opium employé , et en prép.irant un sirop qui ne coniient que 5 centigrammes ( i giaîn ) d'extrait par once. Cette manière de procéder nous paraît blâmable ; elle peut induire en enenr et avoir de graves conséquences. En effet , si un niédccin onîonnc le sirop d'extrait d'opium sans. donner d'autre indication , le pharmacien se trouvera dans l'embarras pour savoir s'il donnera le sirop préparé d'après la formule du Codex, ou le sirop obtenu d'après \<i loimole modiliée. Enfin, si le siiop avait été déjà administré, qu'on l'eût pris dans unepliarniacie où la formule duCoc?ejraétésuirie, et que Ton donne ensnite du sirop préparé d'après la formule modifiée , le médecin n'obtient pas les effets sur lesquels il a le droit de compter. Si , d'autre part , h du sirop h I grain par once on f.;it succéder du sirop à a grains ponr la même quantité, il peut en résulter des accidens d'une ceitaine gravité.
Il serait doue à désirer qu'il n'y eût qu'un seul mode de préparer le sirop d'extrait d'opium. Le sirop du Codex peut être dosé aussi facilement que le sirop modifié ; en eff<'t, vi graiuraes
(4 gros) de ce sirop coniienncnt 5 ccnligram. (i gtain) d'extrait; 8 gramm.
( 2 gros) en contiennent 2 centigrara.
et demi (i demi-grain); 4 grammes (i gros), I centigramme (i quart de grain); 2 grammes (i demi-gros),
1 huitième de grain, etc.
Sirop de fleurs d'orahger. Se prépare de la même manière que I c sirop de cannelle. {T^. ce mot.)
Sirop de fleurs de pécher.
Fleurs de pécher récentes, a kilogr.
(4 livres); eau bouillante, 6 kilogram.
(12 livres). On fait infuser à vase clos sur les cendres chaudes pendant douze heures; on passe eu exprimant légèrement, on laisse reposer la colature , on y ajoute , sucre blanc, 8 kilogrammes 5oo grammes (17 livres). On fait cuire en consistance «le sirop.
La quantité d'eau et de sucre paraît considérable paç rapport aux formules qui avaient été données pour la préparation de ce sirop. Le mode de préparer ce sirop a changé.
Autrefois, on l'obtenait (selon l'ancien Co</ejr) en faisant trois infusions successives de 2 kilogramm. (4 livres) de fleurs dans 4 kilogramm. (8 livres) de la même eau , ajoutant à l'infusion 3 kilogram. et demi (5 livres) de sucre, et préparant le sirop.
Baume avait prescrit de faire une seule infusion de 2 kilogram. (4 liv.) de fleurs dans 6 kilogram. (12 livres) d'eau, clarifiant, et faisant cuire avec
2 livres 8 onces de sucre.
M. Boidlay a proposé de préparer le sirop par distillation. On prend 5 kilogrammes (10 livres) de fleurs de pêcher, et suffisante quantité d'eau ^ {lowr obtenir 2 kilogrammes et demi
1204 MAKt'LL
(5 livres) d'caa distilltc aromatique, dans laquelle on fait fondre 5 kilogr.
(lO livres) de sucre; oa passe, le de'coctc reste dans l'alambic ; oa le clarifie après l'avoir mis avec i5 kilogrammes ( 3o livres ) de sucre. On mêle ensuite les deux sirops.
Sirop dz framboises. Framboises prises avant leur maturité complète, 2 kilogrammes (4 livres); sucre blanc, 2 kilogramiiies(4 livres). On réduit le sucre en poudre grossière, on jette les fruits dans une bussine d'argent, on ajoute le sucre, on mêle; on fait bouillir en remuant avec une e'cumoire ; on continue jusqu'h ce que le sirop marque 3oo bouillant; on passe h travers un blanchet ou à travers un (amis de soie fine ; on laisse refroidir «t l'on conserve pour l'usage. Le sirop de framboises est rafraîchissant; on le fait entrer dans des tisanes h la dose de ^1 à 64 grammes (i h 2 onces). Il est anssi souvent employé en gargalismes.
On pre'pare de la même manière les sirops de fraises et de mitres.
Sirop dé ptjmeterre. V. Sirop lie bourrache.
Sirop de gélatine. Colle de poisson, 32 grammes (i once); eau pure, 12 kilogrammes (2} livres) ; siro[) de sucre blanc, 4 kilogrammes (8 livres).
On divise la colle, on la fait tremper pendant vingt - quatre heures ; on chauffe au bain-marie pour opérer la solution ; on passe h. travers un linge fin , on ajoute au sirop , et l'on amène à So» h l'aide de la chaleur. Lorsque ce siiop est froid , on l'aromatise avec 32 grammes (i once) d'eau de fleurs d'orarccr.
On prépare un sirop anaiogne avecla gélatine des os; on emploie alors 64 gram. (3 onces) de cette gélatine, qui fournit un sirop moins agre'able.
Le sirop de gélatine est un adoucissant; il est nutritif: on le donne h la dose de 32 h 128 grammes (i à 4 onc.) dans des tisanes.
Sirop de gentiane. Racine sèche de gentiane, 32 grammes (i once); eau bouillante, 25o giam.(8 onces); sirop de sncre , i kilogram. (2 livres). On verse l'eau bouillante sur la racine cou[)ée en tranches minces, on laisse infuser pendant 2J heures; on passe avec expression ; on filtre la liqueur à travers un papier, on y ajoute le sirop de sucre , l'on fait cuire en consistance ; on passe h travers une étaminc. Le sirop de gentiane est un tonique amer: on le donne aux enfans , h la dose de 8 h 16 grammes (2 h 4 gros) , et aux adultes , h la dose de 3a '1 64 grammes (i ,'12 onces).
SiFOP DE GENTIAWIN. SirOp dc
sucre très cuit , 5oo grarum. (i livre); geutianin, 8 dccigramnics (4 grains).
On fait dissoudre le geutianin dans une très petite quantité' d'eau, et on l'ajoute an sirop.
Sirop de gomme arabique. (Procédé dit Codez. ) Gomme arabique blanche mnndee et concassée , 5oo gram. (i livre); ean commune, 5oogram. (1 livre); sirop simple, 2 kilogram. (4 livres). On ffiit dissoudre la gomme dans l'eau h l'aide de la chaleur; on ajoute le siroph la solution, on fait bouillir pendant 2^3 minutes, on écume, on laisse refroidir, on passe à la cliaussc, puis on conserve couve-
nafelement. Des modilications à ce procède ont été proposées par M . Vaudia de Laon , et par d'autres pliaruiaciens. D'autres modiGcations sont encore portées dans diverses ofîicincs poiir la préparation de ce sirop.
Le procédé propose par M. Vaudin consiste à employer la solution de gomme préparée à froid : cette gomme doit d'avance avoir été lavée ; le sirop qu'on obtient est beaucoup plus beau.
La quantité de gomme fndiqnéc dans la formule du Codex a été diminuée dans d'autres formules. Ainsi, on a prescrit d'employer , gomme arabique lavée, 5oo grammes (i livre) pour sirop de sucre, 4 kilogrammes (8 liv.) ; dissolvant la gomme .^ froid, ajoutant la solution, faisant cuire jusqu'à içp bouillant ; passant ensuite le sirop, et le conservant convenablement. Ce sirop conîieut 4 grammes (i gros) de gomme pour 32 grammes (i once) de sirop.
Sirop de groseilles. Plusieurs procédés ont été proposés pour préparer le sirop de groseilles : le premier est le même que ceîui indique pour obtenir le sirop de berbérisj le deuxième,'' consigné dans la. Pharmacopée raisonnée , est le suivant: on prend, groseilles rouges, 45oo gram.
(g livres) j Tcerises aigres, 5oo gram. (i livre). On monde les groseilles de leurs rafles et les cerises de leurs noyaux ] on les écrase ensemble dans une' terrine de grès , on les porte à la cave et on les y laisse séjourner pendant 24 heurft;(i); alors on les jette sur sn'jblauchet pour eu faire écouler
le sac; on prend 5oo gram. (i livre) de ce suc, 960 grammes (3o onces' do sucre, et l'on en fait un sirop , soit an bain-marie dans un matras , soit à un feu doux dans une bassine d'argent ou de enivre ronge; on passe à travers un bl3ncbet,.on laissé refroidir, et l'on conserve.
Lorscju'on veut obtenir un siro[) plus agréable, pour quelques pei sonnes, on l'aromatise en ajoutant à I kilogramme (2 livres) de ce sirop, G\ grammes (2 onces) de sirop d>' framboises. On a donné à ce mélange 1j nom de sirop de groseilles franiboisé.
Le troisième procédé, dû b notie savant confrère I\L Robinet, est le suivant: on prend, groseilles, 5o kilogrammes (100 livres) ; on sépare les rafles , on les met dans une bassine ; on . chauffe en agitant conlinueliemeut et jusqu'à ce qu'elles soient décolorées; on verse alors sur un tamis de crin, et l'on force le suc à passer au travers à l'aide d'une spatule. On ajoute alors, cerises aigres privées de leurs noyaux et écrasées, 2 kilogrammes et demi (5 livres). On mêle; on porte dans une cave fraîche; 3G heures après, on divise le caillot .'i l'aide d'un balai d'osier ; on verse sur une toile; on agile, de temps eu temps pour faciliter l'écoulement du suc qui se trouve peser environ 2") kilcgrarhmes [\o livres ).
Le suc ainsi obtenu doit, pour fournir un bon sirop, être mis avec du sucre, dans les proportions de 89G gram. (20 onces), pour 5oo gram.
(i livre) de suc de groseilles.
Le sirop. préparc par ce moyen est
(1) Le suc fermenté avec les enveloppes a uue couleur ronge pins marquée ; il est aussi plus aromatique.
tViinc belle couleur rouge, sa saveur est agréable , et son odeur est bien marque'e.
Le quatrième procède , qui peut èire mis en pratique dans les diverses saisons , consiste k employer le suc de groseilles , clarifie ou non , et qui a été conserve par diverses méthodes, à le faire coaguler s'il n'a pas éic dépuré avant de le convertir en sirop, ou, si le suc est dépuré, à le mêler au sucre pour le convertir en sirop.
Les sirops préparcs par ce dernier moyen sont moins agréables que ceux obtenus par d'autres procédés.
Le sirop de groseilles simple et le sirop de groseilles framboise sont rafraîchissans; on les fait entrer dans des tisanes : la dose cbt de 32 h ia8 gram. (de i à 4 onces) par pinte de liquide.
Sirop DE grande coksodde.V. Sirop de guimauve.
Sirop de guimacve. ( Procédé de m. Chéreau.) Racine de guimauve sèche bien blanche et mondée, 25o gram. (8 onces); eau , i5oo gram.
{3 livres) ; sirop de sucre , 8 kilogram. (i6 livres). On met la racine de guimauve en contact avec l'eau; on laisse macérer pendant 12 heures ; on passe .'i travers un blanchcl sans exprimer, on ajoute le sirop simple, et h l'aide de l'ébullition on amène à 3o° bouillant. Ce sirop , entièrement privé d'amidon , est une bonne préparation, et quoiqu'il contienne la partie mu''ilagineuse de la guimauve , il est suscejxible de se conserver.
On peut préparer de la même manière les sirops de grande cnnsnude, de cynoglosse. Ou emploie les ra-