‹ Manuel du pharmacien; ou, Précis élémentaire de pharmacieChapitre 229 sur 254 · MAJ\U£L · texte numérisé non relu

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cines sèches coupées cl privées de. poussière.

Sirop d'hyssope. On le prépare <lo la même manière C|ue le sirop d'absinthe. ;'/^. ce mol. )

Sirop d'ipécacuattha. ( Procède du Codex.) Racine d'ipécacuanha gris, concassée, aSogram. (8 onces); eati, 35oo grammes (7 livres"!. Faites bouillir dans un vase couvert jusqu'à ce qu'il ne reste que 3 kilogrammes.

(6 liv.) de liqueur. On laisse re[;oser, on décante, on filtre; à la liqueur filtrée on ajoute , sucre , 6 kilogram. (12 livres). On fait cuire jusqu'en consistance de sirop.

L'ébullition dissolvant une certaine quantité d'amidon et de gomme provenant de l'ipécacuanha , la présence de ces substances dans le sirop en détermine souvent l'altération ; elle donne mnins djaclivilé à la partie active qui fuit la base de cette [iréparation. Plusieurs procédés ont élé proposés ponr préparer un sirop n'ayant pas ces inconvéniens. Le premier, dû à M. Boullay , consiste à traiter trois fois de suite , pendant 34 heures , l'ipécacuanha réduit en poudre, p.ir de Teau froide, à filtrer 1rs eaux provenant de ce traitement, puis h y faire fondre le sucre h l'aide d'une douce «halcnr. Selon quelques praticiens, le sirop ainsi obtenu n'est pas aussi actif. Le second, proposé par M. Jéromel, consiste à traiter l'ipécacuanha grossièrement pulvérisé, 1°. par de l'alcool à 370, 3°. ]iar le même liquide à 22», 3". par de l'can chaude; h mêler les trois infusions, h séparer le précipité qui se forme, h.

soumctlic \ la distillation , Ji ajouter une pt^t'le quantité d'alcool au résida

DU PHARMACIRN.

p iiir le conserver, et à racler la tcinture qui en resuite avec du sucre en quantité déterminée. (/^. Journal de Pharm. , t. IX. ) La mclhode suivie par M. JtTomel a e'te blâmée par quelques praticiens qui la trouvent trop compliquée, et qui reprochent h son auteur de n'avoir pas fixe' la quantité' de teinture à obtenir d'une dose d'ipe'cacuanha employée, et d'introduire dans le sirop une certaine quantité d'alcool.

Le troisième procédé , dû h M. Robinet, est le suivant : on fait une légère décoction de racine d'ipécacuanha, on la traite par l'alcool qui précipite la gomme et l'amidonj on sépare le liquide du précipité, on soumet à la distillation pour retirer l'alcool; on prend le résidu de la distillation, on le mélc h la quantité de sirop de sucre bouillant , cuit convenablement. Ce procède , que nous avons mis en us.ge, fournit un sirop actif qui ne s'altère pas.

Un quatrième procédé est dû h MM. Henry et Gaibourt. On prend, poudre d'ipécacuanlia , 128 grammes (4 ouces)j alcool h 23°, i kilogramme (2 livres;. On fait digérer au bainmarie pendant 12 heures: on passe à travers un linge j on exprime le résidu, qui doit subir une seconde digestion avec une nouvelle quantité d'alcool.

On filtre les liijueurs réunies, et l'on distille pour retirer l'alcool ; on fait évaporer le résidu à siccité dans une capsule et au bain-marie , on y verse une livre d'eau , on chauffe pendant quelques instans ; on filtre k froid , et l'on ajoute à la liqueur, sirop de sucre clarifié, 4 kilogram. et demi (9 liv.). On fait bouillir ponr amener h 3oo de l'aréomètre. Le sirop ainsi obtenu

contient, par once, les parties actives de 8 décigrammes ( iG grains ) de pondre d'ipécacuanha.

Le sirop d'ipécacuanha est très usité. On le donne par petites cuillerées h bouche. Quelquefois on porte la dose au point de produire le vomissement.

Sirop de jalAp. Jalap en poudre fine , 4o grammes (10 gros) ; semences de coriandre , 2 grammes (demi-gros)j semences de fenouil, a gram. (demigros) j eau , 400 gram. (i2onc. 4gros); sucie , 800 grammes (25 onces). On met les semences et le jalap avec l'eau dans une bouteille assez grande ; on place cette bouteille au bain-marie, ou fait bouillir pendant vingt minutes; on biissc tomber le feu , et on laisse refroidir par degrés. On retire alors la bonieillc; au bout de 24 heures, on décante la liqueur , on la soumet à la filtration. On ajoute le sucre, on le fait fondre h la chaleur du bain-marie [)our obtenir un ïirop.

Le sirop de jalap est purgatif, et la proportion du jalap employé pour le faire est de 10 décigramm. (20 grains) pour une once de sirop ; mais ou conçoit que l'eau ne dissolvant par la matière résineuse purgative, l'action du sirop n'est pas à comparer h celle de la poudre.

On peut préparer de la même manière le sirop de rhubarbe.

Sirop de karabé, Sirop narco~ tique de succin de Léniery. Sirop d'extrait d'opium préparé selon le Cndex , 5oo grammes (i livre) ; esprit de succin, 2"} décigr. (48 grains). Mêlez. Ce sirop contient i décigr;im.

(2 grains) d'extrait d'opium par once de sirop.

Sirop de lighew. Lichea d'Islande , 33 grammes (i once) 5 sirop de sacre, i kilogramme (2 livres). On lave le lichen à l'eau froide et à plasiears reprises 5 on prépare ensuite une décoction avec i kilogr.(2 livres) d'eau j on passe sans expression à iravers un blanchet; on ajoute au décocté le sirop de sucre , et l'on fait cuire jusqu'à ce que le liquide marque 3o<» bouillant.

On prépare de même des sirops avec \e lichen pixidéet le lichen pulmonaire.

StROP DE LIERRE TERRESTRE. Il Se

pre'pare de la même manière que le sirop d'absinthe. {F', ce mot.)

Sirop de limacohs. On prend 100 limaçons de vigne j on les lave à l'eaa froide, continuant de le faire jusqu'à ce que le liqnide qui sert au lavage cesse d'être louche; on retire l'animal des coquilles , on les coupe par morceaux (après avoir enlevé les intestins), on les fait cuire, avec suffisante quantité d'eau, et à petit feu, dans un vase couvert. Ge vase doit être en terre non vernissée ; on passe ensuite h travers un linge neuf, en exprimant fortement ; on décante la colature, etl'ony ajoute, sucre blanc, 1 kilogramme (2 livres) j vin blanc généreux, 5oo grammes (1 livre). On clarifie avec une petite quantité d'ean albuminense j on fait cuire en consistance un peu forte , puis on passe h travers un blanchet , et l'on conserve convenablement.

Un autre procédé, dû h MM. Hanry ctGuibourt,estle suivant: limaçons de vigne, 100 j sucre, 3 kilogrammes (6 livres). Choisissez les limaçons vers

la fin de Tautonine, lorsque les premiers froids ont fait clorre leur coquille; jetez-les dans de l'eau bouillante, et remuez-les avec une écumoire jusqu'à ce qu'ils soient morts, ce qu'on reconnaît lorsqu'on les piquant avec un poinçon et les tirant hors des coquilles, il s'en détachent facilement; versez-les alors dans une passoire , et sortez-les des coquilles; rejetez-en les intestins (la partie noire et postérieure), lavez la partie blanche et musculeuse dans l'eau tiède; coupez-la par morceaux, et faites une décoction un peu prolongée dans une quantité convenable d'eau ; passez à travers un linge, exprimez; ajoutez le sucre^ clarifiez au blanc d'œuf, et cuisez à 3oo bouillant. On peut aromatiser ce sirop en y ajoutant 64 gram. (a onces) d'eau de fleurs d'oranger. Par cette addition, on masque le goût un peu fade de ce sirop.

Ce sirop est administré comme pectoral : la dose est de 32 à 128 gram. (de I à 4 onces).

Sirop de longue tie. V. Mellile de mercuriale composée.

Sirop de ldpdline. V. Lupulline, t. II, p. 974.

Sirop de Maloet. \.\Sirop de m.ou de veau.

Sirop de marrube. Se préparc de la même manière que le sirop d'absuitlie. Depuis quelque temps on le donne contre la phthisie ; la dose est de 3a à 64 grammes (i à a onces).

Sirop DE menthe poivRét {ataç

Veau distillée.) V. Sirop de can nelle.

Le sirop (le mou an veau a t-tti re-

I commande par un grand nombre de

j praticiens contre Jes catarrhes pulmo-

SiROP DE MENTHE (rtt'ec Ics soTti- '. naircs , les rliumcs. La formule pour

mités). Se pre'pare de la même ma- i la préparation d'un sirop analogue.

nière que le sirop d'absinthe.

Sirop de wéntaivthe ou de trèfle d'eau. Se prépare de la mèwe manière que le sirop de fumcterre. (P^. ce mot.)

Sirop de miel. V. Mellite.

Sirop de millefeuille. 11 se prépare de même que le sirop d'absinthe, {y. ce mot.)

Sirop de morphine. V. Sirop d^acétate de morphine.

Sirop de mou de veau. Poumon de veau frais, 1 kilogramme (2 livres) j dattes, iGo grammes (5 onces) j jujubes , 176 grammes (5 onces 4 grosjj raisins secs, i';6 grammes (5 onces 4 gros); racine de reglisse , 3a gramm. (i once); racine de grande consoude, 32 grammes (i once) ; feuilles de pul» monaire, 176 gram. (5 onces 4 gros) ; sucre candi, 2 kilogram. (4 livres); eau de rivière , i25o grammes (2 liv.

8 onces). On coupe les poumons en morceaux très menus, ou Jcs lave dans de l'eau froide pour enlever le sang et les mucosités J on les met ensuite avec l'eau, Jes racines, les fruits et les berbes, dans un vase d'etain couvert j on place celui-ci au bain-marie; on fait bouillir Je bain pendant une heure; on laisse en repos la liqueur; on de'cante, on passe; on met le liquide dans une bassine propre , avec du sucre, et l'on fait un sirop que J'on rlarLSe avec du blanc d'œuf.

connu par quelques personnes sous le nom de sirop de Maloet, est la suivante. Jujubes , dattes , raisins de Corinthe, de chaque , 32 gram. (i once); réglisse, 8 grammes (2 gros); capillaire, 16 grammes (4 gros) ; extrait d'opium, 3 dccigrammes (6 grains) ; cassonade blanche , i kilogramme (2 livres). Faites selon l'art.

Sirop de mures. Se préparc de même que le sircp d'absinthe. (/^. ce

lijOt.)

Sirop de mtrthe. Se prépare de même que le sirop d'absinthe. (/^. ce mot.)

Sirop dK navets. Navets récens, 5oo grammes (i livre); eau, 2kilog.

(4 livres) ; sucre blanc, i kilogramme (2 livres). On enlève l'c'piderme des navets , on les coupe par tranches , et on les fait bouillir dans l'eau jusqu'à ce qu'ils soient cuits; on passe la liqueur sans exprimer , on la mêle au sucre, on clarifie à l'albumine, et l'on amène à So" bouillant- Ce sirop est regarde comme pectoral. On le donne h la dose de 32 à 96 grammes ( i 'i 3 onces).

Sirop de nénuphar, Sirop de JVymphœa. Se pre'pare de la même manière que le sirop de violettes.

(P^.ce mot-)

SlHOP DE nerpruns. S"C défHUt

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