‹ Manuel du pharmacien; ou, Précis élémentaire de pharmacieChapitre 230 sur 254 · I2IO · texte numérisé non relu

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'le nerpiiins , sucre blanc , de cliaque, 2 kilogrammes (4 livres)} faites cuire en consistance de sirop, et passez à travers un blanchet. MM. Guibourt et Henry, dans Icar ouvrage, ont indique l'emploi du sirop, et ont donne les doses suivantes. Suc dépuré , 4 kilogrammes (.S livres); sirop de sucre, 6 kilogrammes (12 livres), amenant en consistance et passant au blanchet.

Sirop d'œtllet. V. pour le mode de préparation de ce sirop, celui employé pour le sirop de violettes.

Sirop d'oignons. Oignons blancs, 'i5o grammes ( 8 onces ) \ ean pure , I kilogramme (2 livres); sirop de sucre, I kilogramme (2 livres). On monde les oignons de leur pellicule externe, on les coupe en rouelles, on les fait cuire dans l'eau ; on passe la liqueur à travers un blanchet ; on y ajoute le sirop, et l'on fait cuire à So» bouillant.

Ce sirop est regardé comme adoucissant. On le donne à la dose de 32 à 64 grammes ( i à 2 onces).

Sirop d'opium. V. Sirop d'extrait d'opium.

Sirop d'orgeat. V. Sirop d'amandes.

Sirop de pavot blanc V. Simp de capsules de pavot blanc.

Sirop de pivoine. Se prépare de la même manière que le birop de coouelitot.

Sirop de pommes. V. Sirop de séné composé.

Sirop de pas d'ane, Sirop de tussilage. On l'obiieni en suivant le procédé employé pour faire le sirop de violettes.

Sirop de poihtes d'asperges (par ^. Chevallier^. On prend une certaine quantité de turions d'asperges; on sépare la partie blanche de la partie verte; on pile cette dernière dans un mortier de marbre; lorsque le tout est rédnit en pulpe, on sépare le suc avec expression, et quand il est déposé par le T'pos, on le décante. Alors prenez de ce suc, 1000 grammes (2 livres) j sncre blanc, 2000 grammes (4 livres); fuites fondre au bain-marie. On fait ensuite chaufiFer jusqu'à ce que le sirop commence à bouillir ; on arrête l'opération , on enlève une pellicule qui s'est formée à la surface du sirop, et on passe à travers une chausse.

Le sirop peut encore se préparer avec les asperges desséchées et le turion entier. Avec les asperges desséchées , on en prend 10 parties et 90 d'eau à loo» centigrades. On incise les asperges, on les contnse, puis on les jdacc dans un bain-marie et on verse dessus l'eau bouillante ; on ferme le bain-marie et on laisse en contact pendant 12 heures, et on procède ensuite comme ci-dessus. Ce siro[) a la même odeur et la même saveur que le tirop précédent. C'est un très bon diurétique.

Sirop de quinquina {'a Veau).

Écorce de quinquina gris, 128 grain.

(4 onces); eau pure, i25o grammes ("2 livres 8 onces). Faites b'iuiilir en-

hi'iuble dans un vase couvert pendant un quart d'heure, et passez; faites ensuite e'vaporer la colature trouble h un feu doux jusqu'à ce qu'elle soit réduite à peu près à moitié; ajoutez, sucre blanc, 5oo grammes (i livre); faites cuire en consistance sirupeuse. Le proct'dé que nous venons de décrire est celui du Codex.

MM. Guibonrt et Henry prescrivent } 1° l'emploi du quinquina jaune; 20 de pulvériser le quinquina, de faire infuserpcndant trente-six heures, de passer avec expression, de filtrer Vinfusé, d'y ajonter du sirop de sucre, et de faire cuire jusqu'h consistance convenable. Ces habiles praticiens ont indique les quantite's suivantes: quinquina, 384 grammes (12 onces); eau, 3 kilogrammes (6 livres) ; sirop de sucre, 3 kilogrammes (G livres).

Le sirop de quinquina est un tonique. On le donne à la dose de 16 à 48 grammes ( 4 gros à i once et dc- ^ demie ).

Sirop de quinquina au vin.

Ecorce de quinquina gris concassée, G4 gramm. (2 onces); extrait de quinquina , 24 grammes (6 gros!; vin blanc de Luncl, 5oo gramm. (i Hv.); alcool à 22°, 32 grammes (t once); sucre blanc, 750 grammes ( i livre 8 onces); pilez le quinquina dans im mortier en ajoutant peu h peu l'alcool pour faire , avec les parties les pins divisées, une masse de consistance molle; on introduit cette masse dans un vase , et l'on y ajoute le vin blanc ; on laisse en niarcration pendant deux jours en agitant de temps en temps ; on passe, on fait dissoudre l'extrait da«is la colature ; on y fait ensuite fondre le sucre h la chaleur du baiii-

marie. MM. Henry et Guibourt indiquent de faire macérer pendant quatre jours. Ils pensent qu'on pourrait obtenir un sirop analogue eu dissolvant 32 grammes ( i once ) d'extrait sec de quinquina dans 5oo grammes (1 livre) de vin de Lunel, filtrant, ajoutant à la solution vineuse, 24 onc. de sucre , faisant fondre et amenant en consistance de sirop.

SinOF DES RACINES APERITIVES,

Sirop des cinq racines. Racines d'ache, de fenouil , de persil, de chaque, 160 grammes (5 onces); divisezles eu morceaux, et faites-les infuser dans i25o grammes (2 livres 8 onces) d'eau bouillante; pissez sans exprimer. D'un autre côte , prenez , racines mondées d'asperge, de petit houx , de chaque , 160 grammes (5 onces). Coupez en morceaux, faites infuser dans eau commune , 3 kilogrammes et demi (7 livres); faites réduire h moitié en ajoutant snrle feu ce qui r-ste de l'infusion précédente; faites bouillir pendant quelques minutes, passez, mêlez les deux liqueurs ensemble; ajoutez, sucre lilanc, 3 kilogrammes (6 livres) ; clarifiez , et faites cuire jusqu'h consistance sirupeuse.

Le procédé indiqué par MM. Henry et Guibourt nous paraît préféral)le.

Voici quel est ce procédé. On prend , racines sèches d'ache, de persil, de fenouil, d'asperge, de petit houx, de chaque, 5oo grammes (1 livre); on divise les racines, on les fait infuser pendant vingt -quatre heures dans tokilogram. (20 livres) d'eau ; on passe avec une forte expression, on filtre la liqueur obtenue, on l'ajoute au sirop de sucre, qu'on a fait cuire d'avance au bonlé : on achève de faire

cuire jusqu'à 3oo; on conscive convenablement.

1°. faire cuire les substances prescrites, pendant un quart d'heure, et infuser ensuite pendant i heures dans 5 kilogrammes ( 10 livres) d'eau; passer, décanter et faire, avec 2 kilogrammes et demi (5 livres) de sucre , m\ sirop Sirop DE Jïhdbarbe. lise prépare cuit à 36oj a», préparer la veille un

Sirop de raifort composé. V. Sirop anti-scorbiUique .

Ae la même manière que le sirop de jaiap. {F", cette indication.)

Sirop de rhubarbe composé, Sirop de chicorée composé. Racines de chicorée sauvage, 193 gram. (6 onces) ; feuilles de chicorée sauvage, 288 gram.

(9 onces) ; feuilles de fumoterrc et de scolopendre, de chaque, 96 grammes (3 onces); baies d'aikekenge, 64 gram.

(2 onces ). On divise les racines et les feuilles , on ouvre les baies , et l'on fait bouillir le tout avec 7 kilogramm. ( 14 livres) d'eau commune ; on continue l'ëbullition jusqu'à ce qu'il ne reste pins que Ci kilogram. ( 12 livres) de liquide; on passe , et l'on ajoute à lacolaiure, sucre blanc, a kilogr. et demi ; on clarifie, et l'on fait cuire à nne douce chaleur, jusqu'en consistance de sirop épais ; on prend d'une autre pari, eau commune, 4 kilogrammes (8 livres); racine de rhubarbe choisie et concassée, 192 gram. (G onces) ç santal citrin, 16 gramm. (4 gros); cannelle, 16 grammes ( 4 gros). On fait infuser pendant vingt-quatre heures dans un vase clos. La liqueur passée , on exprime légèrement; on l'ajoute au sirop prépare précédemment , on fait cuire, et l'on verse bouillant sur les substancessuivautcs : cannelleetsantal citrin , de chaque , 16 gram. (4 gros ). On fait infuser pendant 6 heures, puis on passe.

M. Bosson, pharmacien à Mante.s, a propose les mcxlilications saivautcs :

maceratum avec la rhubarbe, les aromates et i5oo grammes (3 livres ) d'eau; ajouter 8 grammes (2 gros) de sous-carbonate de potasse, alin de faciliter l'épnisement des parties solubles de la rhubarbe; passer le raace'ré sans expression , mêler au sirop, que l'on fait recuire, au besoin, puis jeter cette préparation bouillaute sur la cannelle et le santal citrin.

Sirop de roses rodges. Pe'tales secs de roses rouges, 128 grammes (4 onces); eau bouillante, ^So gramm.

(i livre 8 onces) ; sirop de sucre, i kilogramme {7. livres). On fait infusci" pendant ^4 heures, on met :\ la presse, on filtre la liqueur au papier, on la mêle au sirop de sucre, et l'on amène en consistance de sirop. Ce sirop est tonique, astringent : on le donne h la dose de 16 h 48 grammes (de 4 gros à 1 once et demie).

Sirop de safran. Safran, 32 gram.

( I once); vin deJNIalaga, 5oo grnmm. (i livre). On fait macérer le safran dans le vin pendant a jours ; on passe avec expression, on laisse reposer, oa décante, on filtre; on ajoute à la liqueur filtrée, sucre blanc, 820 gram.

( I livre 10 onces). Faites un sirop cnit convenablement.

Sirop de salsepareille. Racine de salsc^jareille mondée et fendue»

iTioo grammes (3 livrcs)j sucre blanc, 4 kilogrnmnies (8 livres). On coupe la salst?pareille en petits morceaux , on la crible pour en séparer la poussière; on la pile ensuite dans un mortier de fer, de manière h l'ecrascr entièrement : lorsqu'elle est ainsi pilec, on la met dans un vase d'e'tain , on l'immerge avec g litres (i8 livres) d'eau cbauJffëe h 8o° centigrades; on agile de temps en temps, pendant 24 beures: on passe h travers un linge clair; on soumet le marc à la presse; on fait une deuxième infusion pareille h la première. On reunit les liqueurs , on li's laisse reposer, on décante, on passe au blancbet, et on les fait évaporer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que 3 ou 4 litres. On y f;iit fondre le sucre, et l'on fait cuire rapidement jusqu'au 25* degré de l'arecnièlre. Lorsqu'on est arrive h ce degré , on ajoute 4 blancs d'œnfsbattus dans 2 litres (4 liv.) d'eau ; on a^ite le tout avec une spatnle; on cesse de remuer, on fait cbaufter jusqu'à l'ebulliiion; on , examine le sirop, pour voir s'il est clair, et s'il présente des flocons bruns bien sépares et nageant dans le liquide ; on laisse refroidir un instant , et l'on jette sur un blancliet; on recueille les premières portions de sirop qui passent, pour les repasser une deuxième fois; on remet le sirop ainsi claiifiti sur le feu, et on le fait cuire jusqu'à ce qu'il marque Si» bouillant; on le coule alors à travers •tmé etamine. La f|uan[ité de sirop obtenu en agissant ainsi est de 6 kilogrammes (12 livres). Le sirop de salsepareille est sudoriGque : on le donne h !a dose de 32 à 128 grammes (de I à 4 onces) , dans le cours de la

journée. 126 grammes (4 onces) de ce composé représentent 32 grammes ( 1 once ) de salsepareille , ou bien 7 gram. (i gros 54 grains d'extrait).

Sirop de sALSEPAnEiLLE compose.

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