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Le Quatrième Jour.
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Le Cinquième Jour.
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LE JGt'* C? -A S '
CLÈtlCAlBS.
LA VEILLE
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I ' S'arranger dans sa ptroîtse jour fairî la retraite tout entière.
2J No pss oublier de porter a\cc soi !e Sovicau-Tcilumcnl ci Ylmilalion de tè* brut.
5" arrivé tu Séminaire, expédier tout ce .pi: pourrait distraire ou préoccuper pcnJa'ni la reirai le : \isites, cinplellcs, disposiliun desa chambre, acquittement de ses dettes, etc.
, \ Chrisli /Yatii/îyurrt/io.apud Matîli, c. 17.
) Imilat., lib. h. c. I.
[ Réciter le Yen Creator et le Sub luum mi tonte la ferveur possible.
f.cs réciter encore chaque jour de la retrait» pour les prêtres les plus nécessiteui.
ttlspèftiCfoilH i I* Wftrai«c.
Lcti «lispD-itiotis BVOC lc<«[uclic> je cloi- unlur en retraite c,,iii ;
i1 Ar/ Reconnaissance. Celle giàce qui commence à s'épancher sur moi, Dieu la porte de toute éternité dans son cœur. Jésus me la préparait à la crèche, au Jardin des Oliviers, sur la croix, dans le tnhernaclc de mon église. Que d'âmes depuis longtemps dans le Purgatoire, qui, favorisées d'une retraite, auraient fait une pleine et entière pénitence! Que d'âmes dans renier, à qui un seul jour de retraite aurait ouvert les portes du Ciel !
Peut-être redoutais-jc celle retraite et n'y suis-jc venu qu'à regret , dans la pensée qu'il faudrait me renouveler et me vaincre. Peutêtre les jours qui ont précédé la retraite, aije commis une faute, deux fautes de plus, comptant sur un pardon facile. Faut-il , ô mon Dieu ! que tant d'ingratitudes n'aient pu lasser votre patience et qu'aujourd'hui encore vous vouliez mettre ic comble à vos bontés?
2° La Crainte. Le bienfait de la retraite ne se présentant qu'à de longs intervalles, et celle-ci pouvant être pour moi la dernière , un poids immense de gloire , dans les desseins de Dieu , y est attaché. Par elle je dois racheter le temps perdu et recouvrer tant de mérites dissipés cl jclcs au vent. Ne serait-ce
pas un dcrnici' effort tic la grâce qui réunît
tout ce qui est le plus capable de me toucher? Ma persévérance finale n'en dépendrait -elle
pas ?
L'effet de la retraite, au reste, est assuré; il faut qu'elle me rende meilleur ou pire , qu'elle m'enrichisse ou m'appauvrisse : Qui enim habet, dabitur ci, et àbundabit; qui uutem non habit, et quod hubet auferetur ab co (AJallh. c. 13); cl parce que le prêtre ne peut ni se sauver ni se perdre seul , je tiens dans mes mains, en commençant celte retraite, avec mon propre sort, celui d'une multitude d'âmes.
3° Le Recueillement, Je suis en retraite pour écouler Dieu ; or, plus que toute autre, la voix de Dieu demande une oreille attentive. Elle craint le bruit et se lait dans le mouvement. Donc pas un mot contre la règle, pas un coup d'œil, [tas un sourire.
Loin de moi loulc pensée, tout désir, tout projet étranger au but de la retraite; nul souvenir inopportun de ma paroisse, de ma famille , des confrères qui m'entourent ; plus de visites à rendre ou à recevoir, plus de lettres à lire ou à écrire , plus d'autres affaires à traiter que celles de la conscience; recueillement
~ 6 — à la chapelle, dans la chambre, au réfectoire et partout. Je veux être avec vous seul, union Dieu! comme si le monde entier était fini pour moi.
4° La Confiance. Hélas! en me conférant le sacerdoce, Dieu ne m'a pas dépouillé de ma terrestre nature; en m'ordonnant de combattre le monde, il ne m'a pas rendu inaccessible aux traits du monde : mon état réclame peut-être un ami qui me prémunisse contre le désespoir , qui cicatrise mes plaies, et m'apprenne à manier désormais l'épéc sans déposer le casque et la cuirasse; c'est cet ami que m'offre la retraite.
Puis-je douter que le Ciel entier ne s'intéresse à moi en ce moment: les anges et les fainis protecteurs du diocèse, les pontifes qui l'ont gouverné , les martyrs qui l'ont fécondé île leur sang, tous les prêtres et les justes qui s'y sont sanctifiés, tant d'âmes que j'ai régénérées, assistées, ramenées, fortifiées? Qui dira tout ce que Marie me réserve dans sa maternelle bonté? Et vous, ô Jésus, souverain piètre, mon ami, mon frère et mon père ! n'opérerez vous pas en moi ce que vous opériez dans- un de vos serviteurs : Yivuui et
e/'fîcaxestvcrbum ; moxque ut inttti vcnit , expergcfecit dormitantem animant; movit, et cmollivit, cl vulncravit cor meum , quoniam durum lapideumque erat , et malèsanum. Cœpît quoquc cvellere ci destruerc , œdipcare et plantare , rifjare arida , tenebrosa illuminare , clouta rescrare , frigida inflammare , m et millcrc prova in direcla, et aspera in via* planas , ila ulbenciliccrel anima mea Domino , et omnia quœ inlra me sinil iwmi trjus? (S. Kern. Incant. serm. 74.)
E PREMIER JOUfl.
[v Préparer sa confession on suivant !i méthode de s'examiner qu'on va lire.
2' Dans les moments libres, visiter le trissaint Sacrement, faire le Chemin de la Croit, réciter le liosaire, revenir sur ies
I pensées qui cnl le plus frappé , prendre quelques notes.
Ô-" Kn récréation, ne pas se permettre us.e seula parole contre la charité.
tcrin^ • ) Epist. ad Hcbr., ci, 2, 5. UtT"-" • i Imilal. lib.ir. c. 5,7.
ÎLc fêler nosler selon la première nu'.h <U de prier indiquée ci-après.
Les Litanies de la Etiole Vierge selon la deuxième méthode.
Mi thodes de s'examiner el tic prit t.
i° .Méthode de s'examiner.
Le prêtre qui prépare ça confession orcli*
nairc ou sa revue peut partager et résumer ainsi la matière de son examen :
1° Les Exercices pieux : l'oraison, la messe cl l'action de grâces , le bréviaire , la lecture spirituelle , la visite au T. S. Sacrement, le chapelet, l'examen général et particulier, les oraisons jaculatoires, la confession, les austérités , la retraite.
2* Les Devoirs du saint ministère : l'office divin et les cérémonies religieuses ; l'administration du baptême, de la pénitence , de l'extrème-onction , du mariage ; le catéchisme et les écoles; la prédication, l'élude et les conférences ecclésiastiques ; les malades, les pauvres et les affligés; la direction des communautés et des confréries; la réforme desabus, la conversion des pécheurs; le respect et la soumission au* supérieurs , l'observation des statuts ; les rapports avec les confrères collaborateurs et autres, avec les magistrats et les ennemis; la visite paroissiale, la résidence.
3» Les Péchés capitaux : l'orgueil, l'avarice, l'envie, la gourmandise , la luxure, la eolère et la paresse.
Tour faire cet examen avec fruit . 4° recueil-
lcz-vous un instant cl placex-vous sous l'œil de Dieu , avant de commencer ; 25 demandez la grâce de connaître vos fautes, et celle de les bien détester; 5° faites une courte considération sur l'excellence de chaque exercice [lieux , de chaque devoir du saint ministère, et sur l'utilité que vous en pourriez retirer; 4° dites - vous à vous-même : Comment me suis je comporté par rapport à cet exercice, v. ç. l'oraison? b° Faites l'acte de contrition pour réparer le passé, cl récitez le Puter pour attirer des grâces sur l'avenir.
Même marche à suivre pour tous les points, avec cette différence qu'en arrivant aux péchés capitaux vous ferez porter la considération sur leur difformité et leurs suites funeste;-.
On termine par un colloque où l'âme ipan* (lie ses sentiments dans le sein de Dieu.
2° Méthodes de prier.
Kilos peuvent se réduire à deux, l'une et l'autre fort utiles au prêtre en retraite.
Lu première consiste à îéeiter une prière quelconque, en s'nirètant sur chaque parole aussi longtemps qu'elle fournit des lumières et désaffection?.
— Il -T
Moment do rccolleelion et oraison préliminaire, comme dans la méthode de s'examiner. Ensuite, assis ou à genoux, cl même en vous promenant, arrêtez-vous sur le premier mot de la prière adoptée, tâchant d'approfondir tous les sens, et exprimant par le raisonnement tout le suc qu'il renferme. Faites successivement la même chose sur les autres mots , observant toutefois que si deux ou trois suffisent à éclairer et nourrir abondamment votre esprit et votre cœur, vous ne vous lotirez point en peine de passer outre.
En terminant, on récite couramment toute la prière et on s'entretient dans \u\ colloque affectueux avec la personne à qui elle s'adresse, pour demander une vertu ou une grâce dont on sent plus vivement le besoin.
La deuxième consiste à réciter une prière lentement, de façon à pouvoir mettre entre chaque mot l'intervalle d'une respiration, et, pendant cet intervalle, à considérer le sens du mot prononcé, ou la dignité de la personne à laquelle on parle, ou notre bassesse et la différence qui existe entre elle cl nous.
Dans celte seconde méthode de prier, il y a, comme dans la première, le moment i*
réeollcclion cl l'oraison préparatoire du commencement, et le colloque à la fin. Elle a te précieux avantage de nous habituer à réciter avec attention et ferveur nos prières ordinaires où s'introduisent trop souvent les distractions , la précipitation et la routine.
Méditation et Contemplation.
Pour vaincre les difficultés, obvier à la divagation , faiie cesser l'embarras qui si souvent nous dégoûtent et nous éloignent de l'oraison, les saints ont suivi et conseillé une double méthode.
1° Méthode de méditer :
Elle renferme 1° Les préludes. Après vous cire recueilli , en vous représentant Notre-Seigneur présent , en lui témoignant votre respect par quelque acte extérieur d'adoration , en offrant l'usage de vos facultés pour sa plus grande gloire, I* rappelez* vous sommairement les points de la méditation prépares d'avance; 2° faites la construction du lieu, afin de Gxer l'imagination ; 3° demandez une grâce spéciale , appro-
priée au sujet , qui nous fasse connaître cl vouloir.
2* Le corps de la méditation. Ici s'exercent les trois puissances de l'âme: 1° La mémoire; elle remet la vérité sous les yeux avec toutes ses circonstances, cessant d'agir aussitôt et aussi longtemps que l'entendement a trouvé la lumière qu'il cherchait. 2° L'entendement; il réfléchit sur les meuves, les conséquences, de manière à opérer dans la volonté la conviction et la persuasion. Aux uns il faut plus de raisonnement, aux autres moins, à quelquesuns pas du tout. 5* La volonté; c'est à elle de produire des affections après et même pendant les réflexions. Loin de multiplier et de diversifier les affections , il importe de les prolonger, de les ranimer par de petits élans, •fin d'en rendre l'impression plus \ive. plus profonde, plus durable. Les meilleures sont celles que forme l'Esprit-Saint au fond du cœur.
5* Les colloques. Ce sont des entretiens avec Dieu le Père , Jésus-Christ, Marie, d'autres saints, où l'on s'épanche en toute liberté et en toute confiance, comme un ami avec BOfl ami , avouant ses fautes, exposant ses doutes , sollicitant des faveurs, offrant ses résolutions ,
f te. Ce n'est souvent qu'un mot prononcé de cœur ou de bouche , mais un mot enflammé qu'on ne se lasse point de goûter et de savourer. Les colloques étant la partie de l'oraison où l'àmc s'échauffe et se détermine, on ne doit jamais les omettre ni craindre d'y donner trop de temps; et parce qu'ils supposent un interlocuteur, il faut les entremêler de pauses durant lesquelles on écoute Dieu qui, lui aussi , parle par les pensées , les désirs et les sentiments qu'il inspire.
En terminant , après avoir pris vos résolu» lions , examinez si l'oraison a été bien ou mal faite et pourquoi.
2° Méthode de contempler.
Elle a de commun avec la précédente les préludes , les colloques et l'examen ; mais elle en diffère par le corps de l'exercice qui est plutôt une application de l'imagination sur un mystère sensible qu'une discussion de l'entendement sur une vérité abstraite.
Dans tout mystère, généralement parlant, il y a des personnes qui figurent, des parolef intérieures ou extérieures qui sont prononcées, des actions bonnes ou mauvaises qui s'exécu-
tant. Le corps de la contemplation consiste l'a considérer les personnes , 2° à écouter les paroles , 5° à observer les actions, dans le but de s'instruire , do s'édifier, d'éviter un défaut, de pratiquer une vertu.
Inutile d'avenir qu'il n'est pas nécessaire de parcourir en détail et dans le même ordre ces trois points. Si le premier me suffit, je ne passe pas au second ; si une seule personne , une seule parole, une seule action m'occupe saintement, je m'y arrête sans aller plus loin. Inutile d'avertir encore que si mon entendement veut réfléchir sur les causes cl les motifs, les effets et les fruits du mystère, quoique ce ne soit point ici précisément son rôle, je n'aurai garde de m'y opposer.
Rien n'est plus avantageux, pour exprimer plus entièrement le suc d'une vérité ou (\\\n mystère, que de faire une ou plusieurs fois la 1 épétilion de la racine méditation ou de la même contemplation. L'aine alors, toute pénétrée de la vérité qu'elle a considérée à loisir , peut donner un cours plus libre à ses affections.
Quant à l'attitude du corps, si Ton est seul dans sa chambre ou ailleurs sans témoins , elle doit être la plus favorable lu but qu'a* se pro-
pose, observant toutefois deux choses : la première , que si , à genoux , debout , assis , prosterne ou dans toute autre position, on trouve ce qu'on cherche , le recueillement , la componction , etc., il faut s'en tenir là, sans chercher mieux; la seconde, que dans les colloques où le cœur s'approche de Dieu et s'entretient avec lui , il convient de ne sortir jamais du respect intérieur et extérieur que commande, surtout alors , la présence de II Divinité.
Matière de l'examen particulier pendant la retraite.
1 Ai-je observé le silence dans ma chambre , dans les corridors, au réfectoire et ailleurs? S'il y a eu parfois nécessité de parler, l'ai-jc fait en peu de mots, à voix très-L cl. autant que possible, sans témoins?
2° Ai-je évité non seulement les conversalions et les paroles inutiles , mais encore les sourires, les regards , les signes, tout ce qui pouvait troubler mon recueillement et celui du 1 1 ( ommunauté?
5° En marchant, en fermant ou en ouvrant une porte , une fenêtre , en toussant et en mouchant, surtout pendant les instructions, nie suis-jc observé pour faire le moins de bruit possible?
4° Me suis-jc interdit toute visite active et passive? Ai je refuse les invitations qui m'étaient faites, celles même des confrères? Aijc renvoyé à la fin de la retraite certaines commissions et certaines emplettes?
■j° Ai je récité avec toute la ferveur dont je suis capable le Veni Creator et le Sub tuum pour les piètres les plus nécessiteux de la retraite? Ai-je offert à leur intention une mortification? Leur ai-je abandonné généreusement tous mes mérites? Qui sait , hélas! ce qui s'est passé, ce qui se passe encore dans quelques cœurs?
0° Ai-je banni de mes conversations la médisance et la critique, tout ce qui tendait à diminuer le respect dû aux supérieurs, tout ce qui, de loin ou de près, pouvait blesser la réputation des confrères? Lorsque quelqu'un s'est oublié sur ce point en ma présence, le lui ni -je amicalement l'ait apercevoir?
7 Ai-je prêté une oreille attentive aux in-
itructions , aux a\is, à la lecture faite au réfectoire? Ne me serais-je point laissé vaincre par le sommeil à l'église ou daus ma chambre ? Ai-jc toujours gardé un maintien modeste et édifiant?
8° Dans l'intervalle des exercices publics , ai-jc utilisé soigneusement tout mon temps , visitant le Saint-Sacrement , réfléchissant sur le sujet de l'instruction , repassant ma vie dans l'amertume de mon àme , me conformant ponctuellement ù l'ordre du jour pour les Avis, les Prières et les Lectures?
9° Ai-je mis la main à la plume pour tracer mes résolutions , prendre quelques notes , dresser le mémorial de la retraite? N'ai-je pas négligé ou dédaigné ce travail, sous prétexte que je l'avais fait cent fois sans devenir meilleur ou que je manquais des objets nécessaires pour écrire?
40° Dans ma confession, n'ai-je ni déguisé, ni atténué, ni excusé mes fautes? Ai-je écarté ces détails interminables, ces redites, ces histoires , ces digressions , ces explications sans but et Sftfts fin qui donnent lieu de dire <;uc nul ne se confesse plus mal que la prêtre le démon muet a \oulu me fermer la bouche
nie suis-jc recommandé à la sainte Vierge et i saint Joseph ; et, fort de leur protection qu'on implore jamais en vain , me suis-jc jeté avec confiance aux pieds de mon directeur?
11° Ai-jc lutté contrôles pensées de découragement, de désespoir peut-être, ouvrant mon cœur à cette parole pleine de suavité cl d'espérance : Filioli mei, hœc scribo vobis, ut unit pcccelis. Scil et si qui* peccaverit , advocatum habemus apucl Patron, Jesum Chrisium jitslum ? (S. Joan. Bpist. I* & n.).
12° Ai-je acquiescé à tous les mouvements de la grâce , ne refusant rien à l'Esprit-Saint , ne mettant aucune limite à ma sanctification , disant avec Samuel : Loquerc , Domine , quia audit servus tuus; avec David : Paralum moum, Dcus,parulum cormeum; el avec .Marie : Fiai mihi seeundùm verbum tuum ?
Cet examen doit oir« réitéré eh&quc j"iir le h retraite
But exercice <\u\ cMlribu . ' i acemeet »u :