MOIS DE MARS
On pourrait faire celte retraite le premier vendredi : nois.
Lire les avis sur la manière de Lien faire la retraite ùu nx>i«. p. 257.
Ne pas oublier la lecture du Mémorial pour matière d'e^s» rneii particulier, et l'exercice de la Préparation à la mort, i* s«ir.
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l'UEMILU LXEUÇIL* •', p. ■* 73.
DEUXIÈJ1E EXmCKMi
Habitude des fautes vénielle».
Io Elle expose à confondre le mortel avec U véfliq}»
Qui peut se liatler d'apercevoir toujours, d'une îminièie BÙro, les limites <jui séparent l'un de l'autre j cl d'être assez maître ita même pour l'arrêter à point nommé cn-deçà, Nina se laitier jamais emporter au-delà'.' La \}l\hmàJ\ du péché dépend de Uni de cireuii- Manees !
IJL
De la madère : Il en est qui d'elles-mêmes sont toujours mortelles.
Du consentement : Or un peu plus ou un peu moins de délibération et de complaisance, estce chose si facile à préciser?
De V intention: Le mépris de la loi ou du législateur, dans une transgression de soi peu importante , pourrait constituer un péché grave.
Du doute : Agir dans le doute fondé du péché mortel , c'est le commettre.
De la liaison morale que contractent entre elles des matières légères , v. g. un certain nom» bre d'omissions réfléchies dans la célébration de la même messe ou la récitation du même offiec.
Du scandale : El c'est peut-être ce qui fait dire au concile de Trente : Lcvia etiam delictat quœ in ipsii maxima estent , effugiant (Scss. 22. De Reform. c. I.).
Quelles ne seraient pas mes alarmes, au plus splcndide festin , si j'avais de justes motifs de craindre qu'un des mets ne lût empoisonne !
2° Elle engage Dieu à diminuer sa grâce.
Je néglige les occasions de donner à Dieu des marques de ma fidélité; il laissera passer cellei où il pourrait m'en donner de sa bienveillance
Je compte «vf c lui , distinguant entre les grands et les petits précepte ; il comptera avec moi, mettant une différence entre les grandes grâces réservées aux prêtres les plus dévoués, et les petites dont il paie les minces services. Favoriserais-jc un serviteur qui se bornerait à ne pas attenter à mes jours ou à ne pas mettre le l'eu à ma maison? Traitcrais-jc en ami intime le confrère qui, pour me secourir, attendrait que je fusse à la dernière extrémité?
Donc plus autant de bonnes pensées venues d'en-baut, la grâce, tel qu'un soleil d'hiver , n'éclair;>nt mon esprit et ne réchauffant mon cœur que rarement cl faiblement. Cependant mon imagination commence à s'égarer sur mille objets dangereux , ma conscience déjà s'embarrasse , mon «âme peu à peu se prend à la créature. Bientôt le démon, redoublant ses assauts, me ménagera une rencontre telle que, sans une grâce spéciale et de choix , je ne pourrai manquer de tomber dans l'abîme.
Or, celte grâce extraordinaire , oserai-je , voudrai-jc la demander !
3° Elle affaiblit insensiblement la volonté.
Une colonne dont on entame fréquemment la base sera bientôt renversée par terre ; et
— --o — un homme couvert de plaies cl épuisé de sang, tout à ! heure ne sera plus qu'un cadavre. Telle est In volonté familiarisée avec les péchés véniels : chnque consentement qu'elle y donne est un coup qu'elle se porte, une blessure qu'elle se fait, une maladie qu'elle se procure. A force de commettre les péchés moindres, on s'apprivoise avec les péchés plus considérables , on se fait à leurs approches, on se tient moins sur ses gardes, on s'enhardit, on s'élance toujours plus avant. D'où viennent les grands fleuves? d'une source presque imperceptible. Comment se déclarent les incendies? le plus souvent par une étincelle.
La statue de Nabuchodonosor avait la tète d'or, la poitrine d'argent, les pieds d'argile; il suffît d'un caillou descendu de la montagne pour ta jeter par terre. Que faudrait-il autre chose pour m'abattre, qu'une secousse plus violente, une circonstance malheureuse, une occasion imprévue, si, resplendissant jadis et solide comme l'or par ma charité, je suis aujourd'hui terne et ruineux comme l'argile par le déclin progressif de ma ferveur première?
J'ai recueilli les petits de la vipère, lorsqu'ils ouvraient à peine les yeux , je les ai caressés,
réchauffés dans mon sein ; cependant, çri grandissant , ils aiguisaient secrètement leur dard , i t bientôt ils ont voulu me piquer au cœur. J'ai pris et repris cette coupe , sous prétexte que le poison était lent et incertain ; maintenant je sens mes entrailles brûlantes et la mort qui cherche à y établir son siège.
TREMIÈBE CONSIDÉRATION.
Lt» prêtre en chaire.
L'ordre si solennel de Jésus-Christ : Dorele oniurs gentûi ; l'autorité du concile de Trente qui revient à trois reprises sur ce point; le sentiment des théologiens quj déclarent coupable de péché grave . indigne de vivre de l'aul(.l, responsable d'autant d'homicides spirituels qu'il a d'ouailles à paître , le pasteur nui ne juéihe pas: tout montre combien est strie! le précepte de la prédication.
Mais , pour être convenablement rempli , ee précepte demande cinq choses :
V La préparation. Si la loi divine , au dire de David , pleine d'équité et de vérité , de chaleur el de lumière, plus exquise que le miel et plus précieuse que les pierreries , plaît et sert néanmoins si peu aux auditeurs, c'est qu'il lui manque d'avoir été méditée et digérée par ceux qui l'annoncent. Les poissonsnese laissent pas prendre à des lilets mal en ordre, et les hommes ne se laissent pas prendre à des sermons mal préparés. Le peuple ne se soucie pas plus d'être instruit que ses chefs ne se soucient de l'instruire.
2° La simplicité. « S'il est défendu d'altérer « la monnaie publique , combien plus la parole « de Dieu? Si saint Paul condamne les auditeurs « à qui les oreilles démangent , combien plus « ceux qui les leur grattent ? » (S. Franc, de Sal.) Pour rendre la vérité intelligible, on doit, à l'exemple du Sauveur, multiplier les grands traits et les comparaisons familières. Etaler la pompe du langage devant un auditoire grossier, c'est servira des âmes affamées des emeraudes au lieu de pain , ou renfermer le pain dans une boite d'or sans en donner la clé.
3« La charité. Plusieurs font de la chaire
une tribune où ils plaident b ur propre eausc , ou une citadelle d'où ils lancent la satire et la menace à leurs ennemis : vrais Boancrgès et disciples d'ayant la Pentecôte î Appeler le feu du Ciel, couper l'oreille «à Malcbus, c'est facile, mais c'est du bruit. 11 ne s'agit pas de tout tuer , mais de tout convertir. Pierre , Jacques et Jean finirent par changer de méthode. Durum Prœlatum, tentatorem subditorum puto (S. Aug.). Qui enim ampliùs commovet salis per se commotum, quasi provocal contra se canem tatranlem , ut mordeat cum (S. Bonav. De sex Alis. c. 15.).
4o La brièveté. « Croyez-moi : plus vous di- « rez, cl moins on retiendra ; moins vous di- « rez, plus on profitera : à force de charger « la mémoire des auditeurs, on la démolit, « l'ommc on éteint les lampes, en y mettant • trop d'huile. » (S. Fr. de Sal.) Les mères parlent beaucoup, menacent sans cesse, et ne produisent presque aucun effet ; les pères parlent peu , menacent rarement et se l'ont obéir. La plupart n'étant longs que parce qu'ils improvisent, on peut affirmer qu'une heure de préparation de leur part, vaudrait à l'auditoire un»
heure d'instruction de plus e? nnc heure de sermon de moins.
5° Le débit naturel. M. Dubois signale comme péchant contre les règles du débit les Monotones qui n'ont que deux ou trois inflexions périodiques , les Langoureux dont le ton suppliant rappelle celui des mendiants, les Criards qui vous assourdissent , les Eneryumè* nés qui frappent et s'agitent, les Bredouilleurs qui se précipitent , les Lents et les Mous qui semblent épcler les mots, les Hardis dont l'air ( -t presque effronté , les Timides qui treniblo- I nt , les Faux onctueux qui ont une cbaleur I. ciicc . les Elégants en qui l'on découvre une .lactation ridicule.
Le prédicateur ne saurait trop se rappeler qu'il n'est ni un satirique , ni un déclamaicur , ni un artiste , mais le ministre de Dieu , l'organe de la vérité, le père de ses auditeurs.
Les Chérubins dont parle Ezcchiel avaient quatre faces : une face d'homme, une face de lion, une face de bœuf, une face d'aigle. Ces Chérubins qui figuraient les Evangélistcs, figuraient aussi les prédicateurs , dit Alvarez. Les prédicateurs doivent être des hommes pour compatir aux misères de leurs frères, des lions
pour riïgir contre, les crinjcs et faire entendre le tonnerre des divines vengeances , des bœufs pour soutenir le fardeau du saint ministère, des aigles pour contempler les choses du ciel et dédaigner celles de la terre.
C'est la sainteté qui donne l'autorité et la conviction. Saint Grégoire a dit de saint Basile : Tonitru erat oralio tua , et fuhjur vita ; qui non ardet , non ineendit. Et saint Diodochus : Nilnlegenliùs iilà mente quœ de Deo extra Deum pliilosopliatur (De Pcrf. Spiril. c. 7). Lorsqu'on voit un homme qui porte l'amour de Dieu dans les cœurs, on peut croire qu'il est lui-même plein d'amour pour Dieu : Oui Deum afjtat , et a f fia tut: (Clem. Alex. Lib. 7. Strom.
C'est l'oraison préparatoire qui donne l'àpropos et l'onction. Sur ces paroles d'Fzeclnel : Andiens ergà ex are meo sermonem. annuntiabis eis ex me, Saint Grégoire-le-Glrahd fait cette réflexion : Monetur Propheta ne prœtumat loqui quod non audi,rit ; sèd prias aurem cardia aperiat bôçi ÛrèdlorTs, et poàmodùfn os suïcorpôris aperiat attribua plein'*, llom.ll.in Ezeeh.) Saint Augustin dit encore excellemment ; Ad Deum levet aninuon sitientem, vl crue-
lot quod liber it , vel quod impleverit fundat (De Doclr. Christ. Lib. 4. c. Va.).
DEUXIÈME CONSIDÉRATION
Soin de former les enfants n la vertu.
« En ces temps périlleux, nous devons, vous « et nous, faire les plus grands efforts, cm- « ployer tous les moyens, lutter avec une con- « stance inébranlable , déployer une vigilance « continuelle, pour tout ce qui touche aux « écoles, à l'instruction et à l'éducation des ■ jeunes gens et des enfants de l'un et de l'au- « tre sexe. » (Pie IX aux Evéques d'Italie , 4840.)
Là est tout le secret de la régénération chrétienne et sociale.
Sur ces paroles de Jcrémie : Bomim est viro, cùm portaverit jugum ab adoUecentiâ sua, Gcrson fait ce commentaire : « IIujus senteuliœ k veritat fundatur in augmento divinœ gratiœ.
« quœ irlbuiluï txercenlibuê se ad eam tanlâ « abundantiùs quantù ciliùs aç diutiùi hue ege-
« rint. Ubi verà major est gratin in anima , « magis est ipsius fotrix, nutrix, conservatrix, • atque roboratrix. Et ù regione plerùmque fit « juslo Dei judicio , ut <{ui gratiam Dei vel m - « glexerit vel repulerit, abutens donis D « primo œtatis vigore , dùm faserat ,po*tmo- « dùm ad eam veniendi nequaquùm reeunus « habeatur. »
« Si dans votre enfance , lorsque vous êtes « «ans péché , vous ne pouvez , dites-vous , « avancer dans la verlu , qu'adviendra-t-il « quand, devenu l'ennemi de Dieu, vous serea « plus courbé sous le poids de vos crimes que <( »ous celui des ans? »
« Les prémices étant, d' ulleurs, plus agréa- « blés que les fruits tardifs , les hommages de « l'enfant plaisent plus à Dieu , sans nul doute, « que ceux du vieillard décrépit que le vice « abandonne bien plus qu'il n'abandonne le « vice. »
« Ampliùs si consuetudinis virtu* attend quœ vocatur altéra nalura, per^pieunrn en'/, uihil viald consuetudine onerosiùs , am>~
atque deteriùs, et bonù consuetudine niltil faci- Hm , suaviùs, diviniùsque. »
« Enfin les petits enfants ont une aptitude « spéciale à recevoir les bons principes, l'er- « reur n'ayant encore pu pénétrer ou prendre m racine dans leur âme. Ce sont des outres neu- « ves faites pour les meilleures liqueurs, des « arbrisseaux qu'on plie aisément. »
Il conclut : Ex hàc prœtereà consideratione L-onsequens est, nullwn magis inimicari Ecelesiœ . et prœparare omnia Antiehristo indemolitionem ejus, quàm facto aut verbis, clàm vel paiàin nbiiantem voci Christi dicentis: Sinite parvulos venire ad me.
Bt plus loin : Nescio prorsùs, si quidquam majus esse potest, in quo pa.rvitas mea proficerc valeat , quàm, Deo danle virtatem, à faucibus canis injernalis, et ab iptis (jehennœ partis eripere, et laies parvulorum animas quasi plantare, aut riyare parlent non indignant Jtortiecclesiaslici, parvulos loquor , prœsertim in studio ut eis det incrementum Christus (De attrab. ad Christ. parv.).
Saint Jean Chrysostôme avait dit : Quid par illi arli quœ dirigendœ anima» et e/fomiamhvju- Kenis menti et indoh incumbit ? Qui tali inslruc-
tus est farultale , plusdilifjentiœ cxhibeat oportel , quàm quivis pictor mit statuarius [Hom. 39, in cap. 1*. S. Mnlth.).
Gcrson insiste sur la nécessite d'aimer et de supporter, lorsqu'on veut attirer et faire du bien : Quis ecjrctjium dociorem Aufjustinum tanquùm siilus atiquod benevolum acquisivitEcclesiœ? Ambrosius. Quel virtute! Uliquebencvo* limita et mititate. Cœpi, inquit Augustinus du eodem, cœpi amare hominem, non nt dociorem veritatis, sed ut homincm benevolum in me. — Oprudcntissimum et verum Dei sequacem Am~ brosium ! Non dixit Aurjustino tam pestiferis opimonibus inflato : Recale à me, peccaior es, blasphcmus es (Loc. cit.).
Il ne suffit pas toutefois d'aimer les enfants; il faut les aimer en Dieu et pour Dieu seul.
Jamais aucune préférence pour les mieui vêtus , les plus riches, les plus agréables.
Se délier du penchant naturel qui porte à regarder, rechercher, mettre en évidence ceux qui se recommandent par le talent, le travail 01 la vertu. L'entant trop regardé se regarde, trop recherché se recherche; il finit par se trouver, mais pour sa perte. De saints prêtres
et de zélés instituteurs ont contribué à rendre mous, fats et vains certains enfants.
Si un sexe doit être l'objet de soins plus assidus et plus tendres, c'est le plus noble et le moins dangereux. Un Frère des Ecoles, voyant que toutes les faveurs étaient pour les petites filles et toutes les rudesses pour les petits garçons, que le catéchisme des premières était le privilège du prêtre le plus digne et celui des seconds le lot du nouveau venu, qu'on était fort empressé l\ confesser les petites filles, et qu'on s'excusait sans cesse de confesser les petits garçons, jeta cette ironie à la face du clergé de sa paroisse : Eh bien! j'habillerai mes petit* garçons en petites filles.
TROISIÈME EXERCICE
La direction de» ffemnie».
Dansée ministère si attrayant pour un jeune piètre, il y n trop souvent :
V Perte de temps. Que de belles heures t
dérobées aux hommes , n'emportent pas ce3 longues séances, ces revues déjà faites à dix autres, l'expose de ces découragements réels ou simulés, ces consultations sur des cas cent fois résolus, ces visites multipliées, peut-être cet échange de lettres? Soit scrupule, timidité, défaut de sincérité ou de précision, la femme se jette dans d'interminables détails : ressentie] est toujours ce qu'elle oublie ou ce qu'elle traite le plus superficiellement. D'ailleurs une dévote est instruite et, au besoin, elle dirigerait son directeur.
2° Illusion. « La porte de l'amour spirituel « et celle de l'amour charnel sont si rappro- « chées et si semblables, dit saint Basile, que « plusieurs, croyant entrer chez le premier, se « trouvent chez le second (De Ver. virg.). » « Ainsi, ajoute le P. Dupont, tel pense aimet « sa pénitente d'un amour chrétien, qui ne « l'aime que d'un amour sensuel, ('/est ce que « trahissent ces petits mots, ces regards, ces « sourires, ces présents, etc. »
Une grande vertu inspire naturellement l'estime et la confiance, et delà à des impressiom vives sur le cœur il n'y a pas loin. Nos pénitentes nous paraissent et nous leur paraissonj
dos anges. C'est moins la dévotion que In personne que nous aimons. Ce n'est plus le prêtre, c'est l'homme qu'elles viennent voir et entendre. Elles renonceraient plutôt aux sacrements qu'au confesseur.
5° Echec pour la réputation. «Etienne, jeune « encore, et dans l'exercice de son ministère, « converse avec des femmes sans scandale , « c'est peu ; sans reproches, c'est beaucoup ; « sans soupçon, c'est encore plus. Mais, que dis- « je ? Il le fait avec honneur, avec fruit, avec « édification : et voilà ce qui approche du mi- « racle. Que n'en a-t-il pas coûté aux plus « grands saints? Antequàm domum sanctœ Paulœ « nosscm, écrivait saint Jérôme, lolius in me « urbis consonabant studia ; dignus summo sa- « cerdotio decernebar, dicebar humilis, sanctus, « discretus. Sed postquàm illam pro merito suœ « castitalis colère cœpi, omnes me illico deseruere • virlutes (Hourd. Panég. de S. Etien.)- »
Témoin de certaines assiduités et ne sachant que croire et nue ne croire pas, le public dit avec saint Bernard : Ciun fentinà semper esse , vî non coonoscerc [eminam, nonne plus est qnàm uiorluum suscilare? Quod minus est non potes t et quod majus est ris crèdam libi? Fsto ut sis
continent : seil ego suspicion? non cmeo, sca milii es. (In Çant. Scrjn. 65.)
't Naufrage de la chasteté. Au dire de l'auteur du livre De stimula f ilale Cleric&rilm, le démon se laisse vaincre d'abord, pour remporter ensuite plus sûrement la victoire ; il pousse le prêtre et la femme au faîte de la sainteté , pour les faire tomber plus bas. Tels deux navires qu'il invite à voguer ensemble sans défiance et sans crainte sur une mer tranquille, Ut, cùm feceritjunclas, repenlinls lurbinibus in semelipsas elidere possit et franger e. Tel un feu qu'il couvre de cendre, donec duas faeul(isjnngens,simul ambas accendat. Tels deux esclaves destinés à s'entr'égorger sur l'arène : le maître des gladiateurs cache les armes jusqu'au momentoù tes ayant fortement enchaînés l'un à l'autiv , À d ver SUS inuicem cumpellil armai i: el Subîndè stimulons membra , stalim gladios aplat, slalim ■ iidit insaniam, tt vulni/ieos amplexui impinyens, utrumque simnl tfifO ivlumortifical. Que ia chute de tant d'autres vous instruise donc, ajoule-t-il : tfimiùm prœcrps tsi qui transir* rontendil, ubi alium eonspexerit tttidisst : el ve~ hemenler infrœnis est, eut non ineutitar timor alio pereunte.
Dans la persécution de Sapor , un prèlre nommé Paul ayant apostasie pour garder ses trésors, et ayant reçu Torche d'égorger luimême cinq vierges qui, autrefois ses paroissiennes, avaient servi comme diaconesses et comme chanteuses dans son église, ces vierges, le voyant avec le glaive du bourreau, l'apostrophèrent en ces termes: « Lâche pasteur, c'est « ainsi que lu te jettes sur ton troupeau, et que « lu égorges tes brebis ! C'est ainsi que changé « en loup, homme rapacc, lu ravages le her- ■ cail ! Est-ce là le sacrement qui apaise Dieu, « et que naguère nous recevions de tes mains? « Est-ce là le sang qui donne la vie, cl que tu « offrais à notre bouche? (Robac. t. Cl. 3*2.).
Se pourrait-il qu'un langage plus énergique encore puisse jamais être adressé par ses ouailles à un pasteur sacrilégement homicide !
— 3ib