‹ Manuel du touriste photographe (volume 2)Chapitre 16 sur 79 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

données pour l’emploi du papier au gélatinobromure brillant.

jSi l’on voulait produire des agrandissements d’une dimension plus considérable, atteindre par exemple à la grandeur nature ou demi-nature pour des portraits, pour certains objets d’art, etc., la clarté d’une lampe à pétrole ne suffirait plus, il faudrait recourir soit à une lumière oxhydrique, soit à une lumière électrique; mais l’emploi de ces moyens n’est plus à la portée des amateurs, il n’est propre qu’à des ateliers professionnels : nous n’avons donc pas à nous en occuper ici.

Au lieu d’user d’une lampe à pétrole, on pourrait aussi se servir de la lumière solaire, soit directe, soit diffuse ; mais cela complique de beaucoup le matériel, en obligeant à avoir un atelier disposé spécialement pour cet objet; et d’ailleurs les heures de travail sont alors limitées ;i celles où le jour est le plus vif. Nous conseillons à nos lecteurs, désireux de simplifier à la fois leur besogne et leur matériel, de se borner à l’acquisition d’une lanterne à pétrole; ils pourront ajouter à cet instrument telle lentille qui conviendra le mieux, suivant le résultat à obtenir, à leur travail spécial, et ils auront l’agrément de pouvoir, sans transposition, ainsi que cela arrive pour bien des procédés d’agrandissement, — nous voulons dire sans avoir à faire un positif pour en tirer ensuite un négatif, — imprimer directement les épreuves dans leur

propre atelier sans aucun embarras, sans aucune difficulté et avec une très grande rapidité.

Au cas où l’on voudrait faire un négatif agrandi soit pour le transmettre à une maison d’impression spéciale, soit pour en tirer soi-même des épreuves au chlorure d’argent, au platine, etc., l’impression directe ne saurait avoir lieu comme dans le premier cas; il faudrait alors tirer un positif par contact sur une pellicule sensible, développée de façon à donner tous les détails sans trop grande intensité dans les ombres; puis ce positif placé entre deux glaces, dans le porte-objet de la lanterne, servira à imprimer un négatif, soit pelliculaire, sur un papier à pellicule réversible, soit rigide, sur une plaque à la gélatine; on opérera de la meme façon que pour les positifs directs.

Nous bornerons là nos indications relatives aux agrandissements; elles nous paraissent assez complètes pour qu’on n’éprouve aucune hésitation dans la marche à suivre pour la mise en pratique de ce procédé.

Nous n’avons qu’un seul mot à ajouter à ce chapitre pour dire que la possession d’une lanterne à projection donne l’avantage de pouvoir, sans même tirer des épreuves, projeter sur mi écran les petits positifs qu’on aura imprimés par contact sur verre et sur pellicule, et de les voir soi-même ou de les montrer à d’autres sous un format très agrandi. L’artiste aura ainsi à volonté le moyen d’agrandir

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