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CHAPITRE III

Montage, retouche et satinage des épreuves positives.

Les épreuves positives sur papier albuminé sont généralement montées sur des cartons; on les rogne tout autour avec un canif à la dimension voulue à l’aide de calibres coupés pour les diverses dimensions normales, ou bien à la règle.

Quand elles sont rognées, on les enduit de colle d’amidon, le côté de l’épreuve portant sur une feuille de buvard; généralement, on enduit décollé plusieurs épreuves successivement; puis, à mesure que l’on applique le premier enduit sur le bristol ou le carton, on le remplace par un autre que l’on recouvre de colle et ainsi de suite; il faut, quelle que soitlaméthode employée, laisser le papier se bien pénétrer d’humidité, sans quoi le collage sera mauvais.

Sous l’influence de l’humidité de la colle, le papier se distend dans les deux sens, mais pas régulièrement.

DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE TROISIÈME. 33 La distension est plus grande dans le sens de la longueur des feuilles que dans celui de la largeur.

On a à tenir compte de cette distension, quand on fait un calibre pour couper une série d’epreuves d’une dimension déterminée.

La principale des précautions à prendre, en débitant le papier albuminé sensibilisé, consiste dans une division de ce papier dans un sens toujours le même; il sera, par exemple, pour faire des épreuves format album, plié sur lui-même au milieu, dans le sens de la longueur (nous parlons ici de la feuille entière (45 x 55), puis replié encore sur la moitié de cette moitié; cela donnera quatre bandes que l’on coupera chacune par tiers dans le sens de la longueur ; il en résultera douze fragments un peu plus grands que le format album et tous coupés dans le sens de la longueur. La distension de ces épreuves lors du collage aura lieu également pour toutes, dans leur longueur plus que dans leur largeur.

Pour exécuter le calibre, on procède par tâtonnement. On coupe une première épreuve à la dimension exacte que doivent avoir les épreuves une fois collées; on l’immerge dans de leau où elle se distend, puis on l’éponge entre du buvard et l’on mesure de combien elle dépasse en longueur et en largeur les dimensions qu’avait l’épreuve avant d’être mouillée.

Ce calibre devra être tenu plus court dans les

aeux sens précisément de l’excès constaté par le fait de la distension du papier mouillé.

Si 1 on ne fait pas un calibre, on marquera dans une bande de papier les deux dimensions, hauteur et largeur, en tenant compte en retrait de l’excès résultant de la distension sur l’épreuve d’essai.

Au lieu de faire l’essai sur une bonne épreuve qu il faudrait soumettre à une nouvelle dessiccation pour la rogner ensuite de nouveau, on use d’une épieuve de rebut ou d’un morceau du même papier coupé dans le même sens.

Si l’on intervertissait le sens du papier en le débitant, on ne pourrait plus compter sur un débit régulier lors du rognage; nous conseillons donc d adopter pour chaque format d’épreuves un sens de section déterminé et de n’en jamais sortir quand on aura à monter ultérieurement ces épreuves sur des cartons où la marge est très courte, tels que les cartons du format Visite , Album , Promenade , Panneau, etc.

La nature de la colle employée mérite quelque attention; en principe, toute colle à réaction acide doit être mise de côté; il est des colles de pâte, d’amidon, de gélatine qui, soit par la nature des produits que l’on y ajoute, soit par le fait d’une acétification provenant de leur décomposition, sont plus ou moins acides. L’emploi de ces colles peut conduire à la perte rapide des épreuves à l’argent: on doit ne se servir que de colle d’amidon ou de

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