‹ Manuel du touriste photographe (volume 2)Chapitre 23 sur 79 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

« puis on détache la couche. Il est bon, avant de « faire subir cette opération à la plaque, de luidon- « ner une couche de collodion normal à 2 pour 100,

« qu’on laisse faire prise; on traite la plaque à « l’acide chlorhydrique avant que le collodion ne « soit tout à fait sec. On doit détacher la couche « sous l’eau et la transporter sur une plaque de a verre propre (en évitant les bulles) ; on fixe les « bords de la couche sur la plaque au moyen « de bandes de papier gommé ; puis on laisse « sécher. «

Quand on opère sur papier à pellicule réversible comme l’est celui de M. Thiébaut, il n’y a qu’à laisser le négatif se sécher parfaitement entre des feuilles de buvard, si les épreuves sont de petit ou do moyen format , puis à frôler avec les doigts un des coins de l’épreuve pour voir la pellicule se séparer du papier. On saisit alors le coin de la pellicule d’une main, le coin correspondant du papier de l’autre main, et la pellicule se trouve détachée sans difficulté aucune. Elle peut servir du côté qui adhérait d’abord au papier, l’image se trouvant formée dans toute l’épaisseur de la couche sensible.

Si l’épreuve est d’un format supérieur à 15 x 21. mieux vaut, pour la faire sécher sans déformation, l’appliquer contre une glace, la couche de gélatine en dessus, alors qu’elle est tout humide et simplement épongée avec du buvard. On fixe les quatre

bords à la glace avec des bandes de papier gommé, et on laisse se sécher le cliché; il se tend parfaitement à mesure qu’il se sèche. On coupe ensuite tout autour avec un canif et on détache ensuite la pellicule en frôlant un des coins, ainsi qu’il vient d’être dit ( 1 ) .

De cette façon, on est certain d’obtenir des négatifs d’une parfaite planité, pourvu qu’on les tienne enfermés dans un carton entre des feuilles de buvard et dans un endroit sec.

On voit qu au point de vue du redressement des clichés, le papier à pellicule réversible est de beaucoup préférable à tous les autres procédés. Il y a donc avantage à l’employer en dépit de son coût en apparence plus élevé que celui des plaques. Ces dernières coûtent généralement 6 fr. la douzaine du format 13 x 18. Une douzaine de papiers pelliculaires du même format peut coûter de 7 fr. 50 à 8 fr. ; mais il faut remarquer que les produits à employer pour le redressement des négatifs à la gélatine sur verre, sans parler de la perte de temps et du risque de compromettre les négatifs, coûteraient plus de 1 fr. 50. D’ailleurs, des plaques préparées spécialement en vue du redressement ne sont exécutées que sur commande et le plus souvent à un prix supérieur à celui des plaques courantes.

(’) Voir, pour le redressement des négatifs du papier pelliculaire Balagny, ce qui en a été dit dans la Première Partie de ce Manuel, pages 33 à 4G.

Page 1