CHAPITRE SIXIÈME
On prend une partie d’iode qu’on dissout dans 2Ü0 parties d’alcool, et, après dissolution, on ajoute 200 parties d’eau.
On ajoute ensuite 5 à 10 gouttes de cette teinture par 50cc de développateur à l’oxalate ferreux.
Les négatifs obtenus en employant cette formule auraient le caractère de ceux au collodion humide. Pour un môme temps de pose, on obtient avec ce développateur plus de détails dans les demi-teintes que si l’on use de l’oxalate ferreux ordinaire.
Voici comment s’exprime M. Goudman dans un intéressant travail publié dans le Bulletin de l’Association belge de photographie :
« La possibilité de fixer instantanément le portrait fidèle de toutes les phases d’un événement quelconque éclairé par la lumière du jour, a poussé à bien des recherches qui tendent toutes à obtenir ce portrait avec la plus grande perfection possible. Depuis longtemps déjà, de superbes résultats ont été obtenus, et notamment dans les épreuves stéréoscopiques ; mais ce que j’ai rencontré rarement, pour ne pas dire que je n'ai jamais rencontré, — il est vrai que je n’ai pas la prétention d’avoir tout vu, — c’est une photographie instantanée satisfaisant aux conditions suivantes, qui me semblent essentielles. Il faut en premier lieu que les objets soient assez grands sur l’image pour qu’on y puisse bien distinguer les détails et les reconnaître; en
second lieu, il faut que le point de distance du petit tableau soit normal, c’est-à-dire qu’il soit de 0m,25 environ, ce qui, en théorie perspective , veut dire que l’image, pour faire illusion, doit être regardée à une distance de 0m,25 environ de l’œil, ce qui représente la moyenne distance à laquelle on regarde généralement une planche imprimée, à moins qu’on ne soit ou presbyte ou myope. Il est bon d’ajouter en passant que, pour augmenter encore l’illusion, on doit toujours fermer un œil et préserver l’autre autant que possible de la lumière diffuse, fût-ce en regardant à travers la main fermée en entonnoir. La troisième condition que je trouve nécessaire, est que l’épreuve ait au moins la dimension photographique la plus usuelle, soit 13 x 18cm, et que la netteté soit par faite jusque dans les coins. Enfin, quatrièmement, il faut que le cliché soit fait en un temps de pose le plus court possible.
« Ayant ainsi déterminé les résultats à obtenir, je me suis mis à la recherche des moyens pour les atteindre, par le raisonnement d’abord, et par l’expérience ensuite.
« La première question que je me suis posée était celle de savoir à quelle distance on doit se placer du tableau vivant qu’on veut reproduire, pour obtenir un ensemble satisfaisant et réunissant toutes ces conditions ; car il est certain que toute l’harmonie d’un ensemble quelconque dépend