‹ Manuel du touriste photographeChapitre 107 sur 160 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

noirs de ce dernier, correspondant aux parties très éclairées du modèle, sont complètement ou à peu près complètement opaques.

Une plaque trop peu posée donne des oppositions très marquées et des noirs opaques.

S’il y a excès de surexposition, le négatif apparaît rapidement avec une teinte grise générale sans vigueur nulle part, sans oppositions; il n’y a alors aucun remède pour ramener le cliché au cours du développement à ce qu’il devrait être ; on en arrête la venue au plus tôt en le lavant, puis le fixant ; et c’est à l’aide seulement d’un renforçateur qu’on pourra donner à ce négatif plus de valeur.

Nous nous occuperons des renforçateurs dans un des chapitres suivants.

développement alcalin. — Nous avons exposé les motifs qui nous font, en général, donner la préférence au développement à l’oxalate ferreux. Le développement alcalin a bon nombre de partisans, on trouve qu’il donne des négatifs se rapprochant davantage des épreuves sur collodion et comme aspect et comme rendu; il permet, d’ailleurs, de réaliser plus d’intensité que n’en donne l’oxalate ferreux à durée d’exposition égale.

On prépare les deux solutions ci-après :

^ Acide pyrogallique ÎO'

/ Alcool absolu 100

0( Bromure d’ammonium 10s''

( Eau distillée 100

Mélanger à 150gr d’eau 4gr de la solution 1 et 5gr de la solution 2, et y ajouter 10 à 20 gouttes d’ammoniaque pure et concentrée.

Les solutions 1 et 2 se conservent indéfiniment, mais on ne doit faire le mélange qu’au moment môme de s’en servir, et pour chaque nouveau négatif on doit employer un mélange fraîchement préparé.

On remédie à une pose insuffisante par l’addition d’un peu d’ammoniaque, et à une surexposition par l’addition au mélange d’un peu de la solution 2.

En indiquant les divers procédés de développement, nous avons eu en vue jusqu’ici l’emploi de plaques de verre couchées de gélatine hromurée, mais il est nécessaire de signaler les quelques prescriptions spéciales qui concernent les opérations sur papier ou sur couches pelliculaires.

« Pour développer les papiers cirés couchés de bromure d’argent, dit M. le docteur Eder, on les trempe d’abord pendant 4 à 5 minutes dans une cuvette d’eau froide, puis on les étend sur une plaque de verre et on les développe au moyen d’un révélateur alcalin comme les plaques sèches. On fixe à l’hyposulfite sodique, on lave soigneusement, puis on laisse sécher la feuille après l’avoir fixée sur uns planchette, par les quatre coins, au moyen de clous à dessiner. On doit alors donner à la couche de gélatine une épaisseur plus grande et, après cela, détacher la pellicule du papier ciré.

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