‹ Manuel du touriste photographeChapitre 108 sur 160 · CHAPITRE SEPTIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIEME

Dans ce but, on fait, de la manière suivante, une solution de gélatine ou de colle de poisson. Pour une feuille de la grandeur d’une demi-plaque, on prend 0gr,5 de gélatine, que l’on couvre d’eau froide pendant un quart d’heure; on enlève l’excès d’eau non absorbée par la gélatine, on ajoute 4 gouttes de glycérine et l’on fait fondre au bain-marie ; après

Fig. 61.

cela, on additionne de 10 à 15 gouttes d’une solution d’alun de chrome à 2 pour 100; on filtre sur de la mousseline, dans un flacon placé dans l’eau chaude. On relève les bords de la feuille sèche pour former cuvette, on la met sur une glace de niveau \fig-6 1) et l’on coule la gélatine chaude f1), que l’on étend jusqu’aux bords au moyen d’un pinceau; on fixe la feuille sur une planchette au moyen d’épin-

(1) On peut recommander de recouvrir d’abord d'une couche de coIIodion,a(in d’éviter que la gélatine chaude ne lasse fondre une partie de la gélatine de l’émulsion.

gles, puis on la met sécher dans un courant d’air en évitant les poussières. Lorsque le tout est Lien sec, on coupe les bords et l’on passe, sur le dos, un tampon de coton imbibé de térébenthine. La couche de gélatine se détache sur les Lords et, au moyen d’une lame flexible et mince, on parvient à l’enlever complètement du papier. On obtient ainsi des clichés p elliculaires bien transparents que l’on peut conserver entre les feuillets d’un livre et qui offrent une résistance suffisante pour pouvoir supporter les diverses manipulations de l’impression positive. «

M. Thiébaut (’) recommande pour son papier à pellicule réversible le développement suivant :

« On mouille pendant 1 minute dans l’eau ordinaire le papier impressionné, puis, après avoir jeté l’eau, on verse sur le négatif le révélateur soit à l’oxalate de fer, soit à l’acide pyrogallique ; on développe vigoureusement et, quand on juge, par transparence, l’épreuve suffisamment venue, on rejette le révélateur, on rince le négatif et l’on fixe.

« Les épreuves négatives doivent rester dans ce bain jusqu’à ce qu’elles soient complètement trans-

Fixage.

Eau chaude

Hyposulfite de soude . .

Alun ordinaire pulvérisé.

j Laisserdéposerquelques

°r.n \ heures et filtrer, bu )

( 1 ) M. Thiébaut, rue de Rennes, 70, Paris.

CHAPITRE SEPTIÈME, parentes, le fixage exige en moyenne une demiheure, vu l'épaisseur de la couche d’émulsion formantpellicule, mais on peut fixer plusieurs épreuves dans la même cuvette, en ayant soin qu’elles ne s’attachent.

« Lavage etséchage. —Onlave les négatifs, soit dans l’eau courante, soit dans l’eau stagnante, en J a changeant au moins une fois dans une heure. On finit par un lavage dans de l’eau alunée à 5 pour 100.

« Pour les sécher, on les étend dans du buvard blanc, de la même façon que les épreuves sur albumine; quand l’eau est épongée, on les remet entre des fe uilles sèches où on les abandonne j usqu’à complète dessiccation; enfin on sépare la pellicule de son support en commençant par un des angles. Les négatifs ainsi que le papier sensible doivent se conserver roulés, la couche en dehors, et à l’abri de l’humidité.

« Les clichés pelliculaires de petit format s’impriment parfaitement dans le châssis-presse en donnant une pression énergique ; quant aux dimensions au-dessus de 21 x 27, nous sommes d’avis, soit de transporter le négatif sur une glace, soit d en faire une pellicule épaisse ; le tirage se fera de cette façon d’une planimétrie parfaite. »

Pellicules en gélatine de M. Stebbing. — Le développement de ces pellicules (celles qui sont doublées de collodion normal) doit s’effectuer dans une seule et même cuvette. Les bords de la pellicule

sont d’abord suiffés avec le bout des doigts, puis on met une plaque de verre bien propre an fond de la cuvette, et l’on place la pellicule sur cette plaque, le coté impressionné tourné vers le haut.

Tout d’abord, on verse de l’eau ordinaire dans la cuvette de façon à en recouvrir la pellicule. On rejette cette eau que l’on remplace par le développateur, celui que l’on préfère. Pour voir le négatif par transparence durant le développement, on le sort sur le verre sans toucher à la pellicule. Dès que le négatif paraît suffisamment venu, on rejette le révélateur que l’on remplace par de l’eau ordinaire, et quand il est bien lavé on sort de la cuvette la pellicule toujours posée sur le verre, où il est facile de la maintenir adhérente, et on l’immerge dans le bain fixateur à l’hyposulfite de soude durant dix minutes; le fixage terminé, on lave à plusieurs eaux et l’on immerge la pellicule dans un bain d’alun, soit :

Alun de chrome 5sr

Eau 100

On lave à une dernière eau, et pour faire sécher la pellicule on la tend sur le verre où elle est posée, (mais après l’avoir épongée avec du buvard) à l’aide de bandes de papier gommé. En se séchant, elle se tend parfaitement et l’on est certain d’avoir une pellicule très plane, si elle n’est séparée du verre qu’une fois bien sèche.

Page 1