CHAPITRE HUITIEME
rouge, mais ne doit pas être troublé lorsqu’il a été remué.
« Il doit aussi rougir le papier de tournesol bleu ; s'il en était autrement, on devrait y ajouter goutte à goutte une solution fraîche à 2 pour 100 d’acide tartrique dans de l’eau distillée, jusqu’à ce que la réaction acide soit accusée. Ce mélange est versé dans la cuvette à développer en quantité suffisante pour recouvrir entièrement la glace à développer ; 90cc de solution n° 1 et 30cc de la solution n° 2, faisant ensemble 120cc de liquide, suffisent pour une cuvette demi-plaque, le double pour une cuvette de dimensions àdévelopperun cliché, 0m,18x0m, 24. Aussitôt après, on retire la glace du châssis négatif et on la plonge sans temps d’arrêt dans la cuvette, en ayant bien soin que toutes ses parties soient immergées. On agite quelques instants et l’on ne tarde pas à voir apparaître d’abord les grandes lumières de l’épreuve si la pose a été convenable. Les demi-teintes suivent de près. Cette apparition a lieu généralement au bout de dix à quinze secondes pour les premières épreuves, c’est-à-dire quand le développateur est fraîchement préparé.
« Si, au contraire, l’image apparaissait tout d’un coup, sans une différence marquée entre les lumières et les ombres, ce serait un signe certain d’une pose exagérée ; il faudrait, sans perdre un instant, retirer la glace du développateur et la plonger dans une cuvette pleine d’eau, pendant
qu’on ajouterait à celui-ci 8C0 à 10cc de la solution n° 3 de bromure alcalin, puis la glace rincée dans l’eau distillée serait replacée dans la cuvette du développement.
« On peut ainsi sauver un cliché exposé, mais il faut agir sans hésiter et avec le plus de célérité possible, et apprécier à quelle dose le remède doit être employé. En effet, l’addition de bromure a pour but de ralentir considérablement la venue de l’image et de permettre aux lumières de prendre de l’intensité sans que les demi-teintes s’accentuent outre mesure. On comprend donc que le résultat dépend surtout de l’appréciation de la quantité de bromure à ajouter au développateur. L’indication de 8CC à 10cc n’est qu’une moyenne; on pourra rester en dessous de cette quantité ou la dépasser largement suivant qu’il s’agira de corriger un cliché plus ou moins compromis par un excès de pose, mais il est entendu que le mal ne pourra se pallier que dans certaines limites et que si l’excès de pose est très considérable, il y aura peu de chance de réussir en dernière analyse.
« Si, au contraire, la pose paraît avoir été convenable, il est inutile, du moins pour les glaces préparées suivant les formules indiquées dans cette étude, et aussi pour celles de plusieurs fabricants connus, d’avoir recours à l’addition du bromure dans le développateur. Il tendrait à exagérer l'opacité des coins du cliché et ferait venir une épreuve