CHAPITRE IX
Renforçateurs et réducteurs des négatifs sur gélatine.
M. leDr J .-M. Eder, dans son remarquable ouvrage, Théorie et pratique du procédé de gélatinobromure d'argent, a publié une série de méthodes de renforcement des négatifs au gélatinobromure. Nous en extrairons celles que nous conseillons de préférence. En général, nous n’avons guère eu lieu de nous réjouir d’avoir usé du renforcement au mercure. Les négatifs finissent toujours par s’en ressentir, ils jaunissent avec le temps et sont souvent perdus. Il ne faut donc employer le renforcement au mercure que dans les cas où l’on opère sur un cliché destiné à être employé tout de suite et que l’on ne tient pas à conserver ensuite.
Quel que soit le renforçateur à employer, le négatif, une fois bien fixé, devra être lavé à fond pour être complètement débarrassé de toutes traces d’hyposulfite de soude, ainsi que des dernières
traces de révélateur, soit alcalin, soit doxalate ferreux.
Le renforcement n’est pas nécessaire sur des clichés durs bien qu’incomplets dans les demiteintes ; celles-ci ne viendront pas davantage sous l’influerice du renforçateur. Ce sont donc les clichés trop gris, trop harmonieux, trop faibles dans leur ensemble, qu’il faudra rendre plus intenses à l’aide du renforcement.
Le renforcement le plus facile et le plus certain à employer est celui au bichlorure de mercure et d’ammoniaque. Nous allons l’indiquer, en nous en tenant aux réserves ci-dessus énoncées, relativement aux renforçateurs mercuriels. Nous ne pouvons mieux faire que de laisser la parole au savant J -M. Eder.
Renforcement au bichlorure de mercure et à l'ammoniaque, ainsi qu'à l'iodure de potassium.
« De toutes les méthodes de renforcement pour les négatifs au gélatinobromure, la plus employée est celle au bichlorure de mercure ainsi que les variantes de ce procédé. On peut dire que c’est celui qui convient le mieux lorsqu’il s’agit d’obtenir un renforcement moins énergique et plus doux. Si, au contraire, on veut un renforcement plus intense, on devra employer l’iodure de mer-
cure.