CHAPITRE NEUVIEME
« Il faut une certaine expérience pour déterminer quel est le procédé à employer. Mais cette difficulté disparaît en suivant les indications que nous allons donner.
« Le négatif, convenablement lavé après fixage, est mis au bain d’alun, puis lavé et plongé dans une solution de bichlorure de mercure à 1 ou 2 pour 100. On l’y laisse jusqu’à ce que l’image ait atteint l’opacité convenable.
« Si le négatif ne doit être renforcé que faiblement, on laissera agir le bain de mercure jusqu’à production d’une coloration grisâtre.
« Si le renforcement doit être plus accentué, il faut que l’image devienne complètement blanche ; dans ce dernier cas, pour gagner du temps, on se sert d’une solution saturée à froid de bichlorure de mercure, c’est-à-dire à 7 pour 100 environ (J). La plaque est ensuite bien lavée, mise pendant quelque temps dans une cuvette contenant de l’eau, et puis encore lavée. La densité du négatif est alors considérablement augmentée. Les négatifs ainsi blanchis sont traités de la manière suivante :
« Si l’image est devenue suffisamment intense, on la traite par l’ammoniaque diluée [\ à -1-), ce qui la transforme rapidement, la fait noircir et lui
(’) Engiand s'est servi de la solution suivante : 1 partie bichlo* rure de mercure, 1 partie chlorure d'ammonium, et 20 à 24 d’eau ; cela donne, paraît-il, plus de brillant aux négatifs.
donne à peu près le meme degré de transparence que celui de l’image blanchie.
« Si l’image blanchie n’est pas encore suffisamment intense, de telle sorte que l’ammoniaque ne donnerait pas la vigueur nécessaire, on peut y remédier de la manière suivante :
« L’image, blanchie au bichlorure de mercure, est plongée dans une solution d’iodure de potassium (yô), ce qui lui donne une coloration brunâtre; on lave, puis on traite au moyen d’ammoniaque diluée à 10 pour 100. Presque immédiatement, la coloration se forme et l’image est beaucoup moins transparente que si l’on n’avait employé que le bichlorure de mercure seul, ou J)ien l’ammoniaque suivant la méthode décrite en a.
« La couleur du négatif est peu actinique et d’un brun foncé (2). Toutes les solutions employées dans ce procédé peuvent se conserver et servir plusieurs fois pour le meme usage.
« On peut encore obtenir une très grande intensité, lorsqu’ après avoir fait blanchir la plaque dans le bain de mercure, on la traite à l’acide pyrogallique et à l’ammoniaque (comme dans le révélateur ordinaire).
( ' ) On peut enlever un voile léger en plongeant le négatif renforcé à l'iodure de mercure dans une solution très faible de cyanure de potassium, cequi augmente les contrastes et donne plus de brillant (il faut bien prendre garde dans ce procédé que les demi-teintes ne disparaissent).