‹ Manuel du touriste photographeChapitre 141 sur 160 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

« 2. Si. malgré toutes les précautions, il arrive que le renforcement a été poussé trop loin, on peut faire descendre la plaque.

« Quand on s’est servi des procédés décrits en a et en b, on traite le négatif renforcé par une solution à 1/2 à 2 pour 100 d’iiyposulfite sodique; l’intensité diminue d’une façon certaine et sans crainte qu’il se produise des taches, ou bien que l’image ne se détruise. On peut également essayer d’une solution faible de cyanure de potassium, qui, d’après une communication faite à l’auteur par Henri Leyde, agit beaucoup plus énergiquement. L’affaiblissement du négatif, dans les deux cas, ne dépasse pas une certaine limite.

« 3. Voici les réactions qui se produisent dans les procédés de renforcement que nous venons de décrire :

« Par le traitement au bicblorure de mercure, il se forme une image composée de chlorure d’argent blanc et de chlorure de mercure.

« Par le traitement à l’ammoniaque, le chlorure d’argent se dissout et il reste une image noire formée de mercure et d’ammoniaque (procédé 1); par le traitement à l’iodure de potassium (procédé 2), il se forme de l’iodure d’argent insoluble et de l’iodure jaune de mercure.

« L’hyposulfite sodique dissout l’argent qui pourrait être contenu dans l’image et n’a que peu d’action sur la combinaison de mercure.

« Le cyanure de potassium a une action similaire : il dissout l’argent, décompose la combinaison de mercure, sans dissolution partielle, et forme du mercure métallique qui donne peu d’intensité.

« Les négatifs durs ou surexposés peuvent être renforcés en les plongeant dans la solution de bichlorure de mercure, jusqu'à ce quils deviennent complètement blancs ; il ne faut pas les traiter ensuite à l'ammoniaque, car ils donnent alors des épreuves beaucoup plus douces.

« Il n’y a pas de changement notable dans le procédé de renforcement si, au lieu de la solution de bichlorure de mercure, on se sert de bromure de mercure ou bien de bromure de potassium et de bichlorure de mercure.

« Renforcement au cyanure et au mercure , inventé par M. le Dr Eder. — Après fixage, le négatif à renforcer est lavé soigneusement, puis plongé dans une solution diluée de bichlorure de mercure, jusqu’à ce qu’il ait atteint l’intensité que l’on désire obtenir (*). On lave à nouveau (jusqu’ici, le procédé est de tous points semblable à celui décrit précédemment). Après cela, le négatif est mis dans le bain suivant :

Cyanure de potassium 5 parties.

Iodure 2 l/2 *

Bicholure de mercure ~ V- *

Eau 1000

p) Les négatifs faibles doivent rester longtemps dans le bain de mercure ; pour les négatifs durs, c’est le contraire.

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