CHAPITRE DIXIEME
vénient auquel nous venons de faire allusion.
Vers la base, du côté de l’écoulement du collodion, on couvrira de papier gommé tout l’espace qui doit être mouillé par le collodion.
Si, en séparant la pellicule du diachylon, on s’aperçoit qu’il est resté des traces de ce dernier sur la surface qui y était appliquée, on les enlèvera facilement avec un petit tampon de coton imprégné de benzine.
D’autres moyens peuvent encore être proposés pour atteindre ce but; peu importe, pourvu qu’ils soient d’un emploi facile ; mais ce qu’il ne faut pas négliger, c’est de protéger les deux surfaces des clichés pelliculaires contre l’action de l’humidité et contre le contact des substances susceptibles de les altérer.
L’albumine coagulée par l’alcool peut aussi constituer un bon vernis.
Pour recouvrir le négatif de cet enduit protecteur, on prépare une dissolution dans de l’eau d’albumine sèche à 12 pour 100, que l’on filtre avec soin; on en recouvre le négatif, puis, quand cet enduit est sec, on immerge le cliché dans de l’alcool à 95°, où on le laisse dix minutes environ. On le sort, et, quand il s’est séché de nouveau, il se trouve recouvert d’une couche d’albumine parfaitement coagulée.
Cette matière organique doit aussi subir l’atteinte du nitrate d’argent libre et’plus encore que
le collodion ; c’est pourquoi nous préférons ce dernier enduit.
Pour vernir des négatifs adhérents au papier tel que le papier Morgan, on se contente, une fois les opérations terminées, après le dernier lavage, d’appliquer le cliché tout humide sur une glace, d’y fixer les quatre bords avec du papier gommé. On laisse sécher, puis on collodionne; on laisse sécher le collodion et l’on coupe tout autour avec un canif.
Le vernis à la gomme-laque et les autres vernis ne conviendraient pas, parce qu’ils rendraient difficile l’emploi des pellicules ou des papiers en se cassant au moindre 'plissement , — cassures visibles au tirage.
Retouche des négatifs. — Sur les clichés au collodion, la retouche ne doit être entreprise qu’après qu’ils ont été vernis ou tout au moins gommés, sous peine d’écailler le collodion. Quand donc lê cliché a été verni, ainsi qu’il a été dit précédemment, on procède à la retouche.
On doit avoir pour cet objet un pupitre à retouches, sur lequel on pose le négatif, le côté verni vers soi, de façon à pouvoir bien voir l’épreuve par transparence. Si le cliché est très clair, il convient d’interposer un verre dépoli entre la glace du pupitre et le dos du négatif.
On fait les retouches avec les crayons Faber ou Gilbert, fabriqués spécialement pour cet usage.