‹ Manuel du touriste photographeChapitre 26 sur 160 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

d’une substance très solide, imperméable à l’eau, susceptible d’être coulée en feuilles très minces, tout en étant très résistantes. Cette substance est le celluloïd liquide. On le passe au pinceau sur du verre en couches plus ou moins épaisses, et sur la couche de celluloïd on met directement la gélatine bromurée.

Pour séparer le celluloïd du verre, il suffit d’employer de l’eau tiède, mais évidemment on ne pourrait user de ce moyen tandis que la couche de gélatinobromure est sur le celluloïd.

Nous n’indiquons ce procédé de l’avenir que pour mémoire, car il n’est pas entré encore dans le domaine de la pratique. Le celluloïd présente d’ailleurs l’inconvénient de ne pas se conserver aisément à l’état de surface bien plane. L’eau, la chaleur le font goder, ce qui est un sérieux défaut pour des clichés photographiques.

4° Pellicules de gélatine libres soit sans aucun support de collodion ou de papier : Ces pellicules sont traitées comme les autres, mais elles permettent de produire un agrandissement du quart au tiers de la surface primitive, ce qui, pour les négatifs obtenus avec les très petits appareils, constitue un sérieux avantage. Nous avons décrit ce procédé dans tous ses détails dans le Chapitre relatif à V En-cas photographique de poche.

Quelle que soit la nature du support pelliculaire, il y a lieu de songer à n’employer les cou-

clies sensibles que dans un état de planité parfaite.

Divers moyens ont été indiqués pour cela, et tout d’abord celui qui est le plus simple consiste dans l’interposition des pellicules ou papiers sensibles entre deux glaces minces, celle de dessous étant recouverte de papier noir.

Quant aux châssis spéciaux pour ces sortes de pellicules, y compris les supports à enduit poisseux, nous les décrivons dans le chapitre relatif aux appareils portatifs.

Détermination des sensibilités relatives des diverses couches sensibles. — Pour que la comparaison des sensibilités diverses soit facile, il fallait pouvoir disposer d’un appareil disposé de façon à rendre partout comparables entre elles les expériences relatives à la sensibilité des couches négatives.

Un sensitomètre étalon était nécessaire avant tout, et, ce qui était, tout anssi indispensable, c’était une source de lumière toujours égale.

Notre honorable et savant confrère, M. Warnerke, a imaginé un étalon sensitomètre que nous ne saurions trop recommander. Il est construit de la façon la plus ingénieuse et il réalise parfaitement les conditions voulues pour que les observations de chacun, où que l’on soit et à quelque époque que l’on opère, soient bien comparables entre elles.

La lumière étalon choisie par M. Warnerke est produite d’une façon fort originale.

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