CHAPITRE PREMIER
n° 1 jusqu’au n° 25 forme une échelle de teintes régulièrement ascendantes. M. Warnerke a eu recours à une impression photoglyptique pour obtenir cette échelle, qu’on ne saurait désirer plus parfaite.
C’est contre cette échelle graduée que l’on applique la couche sensible dont on désire connaître le degré de sensibilité.
En avant, de l’autre côté de l’échelle, à une distance d’environ 0m,01, se met la plaque phosphorescente, qui est séparée de l’échelle par un volet à coulisse que l’on ouvre au moment précis où 1 on veut faire agir la lueur émise par la substance phosphorescente à travers l’échelle et sur la couche sensible.
Quant on veut déterminer le degré de sensibilité d’une surface sensible, on en met dans le châssispresse, contre l’échelle, un fragment coupé à la dimension convenable et l’on ferme le couvercle du
châssis, le volet opposé restant fermé de son côté.
Saisissant alors avec une pince en fer un morceau du ruban de magnésium, on le fait brûler le plus près possible de la plaque de sulfure de calcium, que l’on met aussitôt, le côté lumineux en dedans, dans sa rainure en avant du volet à coulisse. Une minute doit s’écouler du moment où la plaque a été excitée à celui où le volet intérieur sera ouvert pour laisser agir la lueur à travers l’échelle graduée, et cette action devra durer exac-
tement 30 secondes ; le volet est alors fermé rapidement; on procède ensuite au développement de l’image pour savoir quel est le dernier numéro nettement visible sur l’épreuve.
Il va sans dire que le développement exige certaines précautions. Il faut toujours l’effectuer dans d’égales conditions, autant que possible, quant à la composition de révélateurs et à la durée de la révélation.
Dans le chapitre relatif au développement, nous indiquerons une méthode à suivre pour être pratiquement certain que l’on a fait des expériences vraiment comparables entre elles.
Il existe quelquefois une certaine difficulté dans l’appréciation exacte du degré auquel on doit s’arrêter. L’échelle est tellement continue, qu’on peut lire successivement trois ou quatre numéros meme quand il y a du doute. Il faut donc, pour éviter cette hésitation, aller jusqu’au dernier numéro visible et prendre comme degré celui qu’on ne peut plus apercevoir. Avec un peu d’habitude, on arrive vite à la lecture du degré d’une façon normale (1).
Le numéro de l’échelle une fois obtenu, il s’agit
{') M. Warnerke, pour remédier à cette difficulté, conseille de s'arrêter toujours à la leinte d’une valeur égale à celle du n° 3 de l'échelle graduée. Il est facile de construire un chercheur formé tout simplement d’un morceau de papier recouvert dune teinte égale au n° 3 et percé d’un trou rond à son centre.
CHAPITRE PREMIER, de déterminer le degré de sensibilité du produit essayé par rapport à la sensibilité d’un autre produit adopté comme unité ou point de comparaison. Pour cela, M. Warnerke a imaginé un disque
Fig. 2.
dont les fig. 2 et 3 ci-après montrent la disposition.
Imaginons qu’une fois développée la couche sensible indique le chiffre 16, et d’autre part que ce degré de sensibilité corresponde à une durée de
une seconde dans des conditions de lumière, de foyer et d’ouverture d’objectif convenables. Si nous voulons connaître la sensibilité relative d’une autre surface sensible qui donnerait 14, par exem-
pie, lors de l’essai au sensitomètre, nous imprimerons au plus grand des deux disques un mouvement de rotation jusqu’à ce que le chiffre 16 du cercle intérieur apparaisse dans l’intérieur de l’encoche pratiquée sur la circonférence du petit disque.