CHAPITRE CINQUIÈME
but, mais nous n’hésitons pas à recommander de préférence l’emploi de ressorts à boudin à faible tension et reliés par deux fils au sommet de la planchette en RR' ( fig . 53). Quand celle-ci est au maximum de sa course, les deux fils sont tendus,
mais les ressorts n’ont été appelés à fonctionner encore que dans une limite très restreinte. Dès que la chute se produit, les deux fils sont entraînés et iis tirent sur les ressorts qui font obstacle cà la rapidité de la chute et d’autant plus que leur point d’attache aura été fixé plus bas.
Grâce à ces ressorts faisant fonction de contre-
PREMIÈRE PARTIE, poids, la durée de la course peut être considérablement ralentie. On a donc tous les moyens les plus complets de faire des instantanéités en leur appliquant des durées d’exposition calculées avec précision suivant les circonstances.
Nous nous occupons dans une autre partie de ce manuel de la question relative au temps de pose, mais nous avons à indiquer ici le moyen de graduer les obturateurs pour connaître les durées d’action lumineuse qui correspondent à la tension des ressorts à divers degrés, soit dans les obturateurs circulaires Gadett ou autres, soit dans l’obturateur à guillotine, mû par l’action seule de la pesanteur, soit accéléré ou ralenti par des ressorts.
Moyen de graduer les obturateurs instantanés. — Deux cas sont à prévoir : 1° la durée du fonctionnement quand la pesanteur est le seul moteur; 2° la durée du fonctionnement quant l’obturateur est mû par des ressorts plus ou moins tendus.
Examinons d’abord le premier cas, qui ne peut se présenter d’ailleurs que dans les obturateurs à guillotine.
Nous négligerons le frottement de la planchette mobile dans ses rainures et la différence de vitesse qui provient de la vitesse acquise à chaque instant de la chute.
On sait qu’un corps tombant librement dans l’air parcourt l’espace avec un mouvement unifor-