CHAPITRE CINQUIÈME
mément varié et que la loi démontrée est que les espaces parcourus sont égaux à celui de la première seconde multiplié par le carré du temps exprimé en secondes.
Or, on a constaté que l’espace parcouru dans la première seconde, en chute à l’air libre, est de 4m ,90 environ.
Nous prendrons cette donnée pour hase de nos calculs, ce qui va les rendre très simples.
Si nous prenons pour exemple l’obturateur à guil-
Fig. 55.
lotine employé sur un objectif de demi-plaque, nous pouvons, en moyenne, compter sur un diamètre d’ouverture maxima de 0m,060. Si la planchette mobile PP' (fig. 55) porte une ouverture O égale à
ce diamètre, soit de 0m,060 de hauteur, la durée du temps pendant lequel aura lieu la chute de A en A' sera facile à calculer ; il suffira de diviser 4900 par 60 = 81,6, ce qui indiquera que la durée de la chute de A en A' est de de seconde. Nous rappelons que ce calcul n’offre qu’une exactitude approximative, puisque nous négligeons les données relatives soit au frottement, soit à l’accélération. D’ailleurs il en est tenu compte implicitement puisque nous avons pris pour base, en bloc, l’espace parcouru en une seconde, frottement ou accélération compris.
Si, au lieu d’opérer avec une ouverture égale au diamètre de l’objectif, nous augmentons cette ouverture du double en hauteur (la largeur demeurant toujours la même), la durée de la chute de A" en A sera approximativement 7777 de seconde. En effet divisé 4m,900 par 0m,120 égaie 40,8.
Si le diamètre de l’objectif est triplé en hauteur, la durée de l’exposition s’en trouve encore accrue. car 777 = 27, 2 et la pose sera de 7777 de seconde.
Nous avons supposé jusqu’ici que les deux bords supérieur et inférieur de l’ouverlure étaient en ligne droite comme AB et A'B', mais, le plus souvent, ils sont formés par des lignes courbes, ainsi que cela est indiqué en ABC et en A'B'C' [fig. 56). L’ouverture effective n’est plus en ce cas celle du rectangle AB A'B', mais elle est celle dudit rectangle moins les