‹ Manuel du touriste photographeChapitre 87 sur 160 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

deux parties pleines A'C'B' et ACB. Pour mesurer la durée du travail des rayons lumineux en pareil cas, il faudra prendre la différence entre la longueur CC' et AA' et diviser 4900 par cette différence. Si AA'— 120 et CG' =40, c’est 4900 à diviser par 120 — 40=80mm.

Rien n’est donc plus aisé que le calcul approxi-

matif de la durée du fonctionnement d’un obturateur à guillotine lorsque la planchette tombe en chute libre (le frottement devant être en ce cas aussi faible que possible et par suite négligeable).

Mais si, la vitesse de chute libre ne suffisant pas, on a recours à l’accélération produite par des ressorts, les calculs qui viennent d’être indiqués ne sauraient plus être employés et il faut user d’un autre procédé de graduation.

Il existe pour arriver à déterminer la vitesse en ce cas divers moyens. Le plus précis consisterait

dans l'emploi d’un diapason dont les vibrations se marquent avec une pointe sur une couche de noir pendant la marche de l’obturateur.

On sait que le diapason produit dans une seconde un nombre déterminé de vibrations : il suffit donc de compter les ondes marquées par le style sur la couche de noir pour savoir exactement le nombre de fractions de seconde pendant lesquelles a fonctionné l’appareil.

Mais ce procédé très précis exige l’achat d’appareils spéciaux d’un prix assez élevé; il faut de plus opérer avec une précision rigoureuse qui est inutile pour la détermination pratique des diverses durées de fonctionnement.

Nous laisserons donc aux savants l’usage du diapason et nous conseillerons, aux amateurs comme aux praticiens, un moyen très pratique et d’une mise en œuvre encore plus simple, bien que donnant des résultats très suffisants.

Nous les engageons à construire un cadran en carton de 0m,60 à 0m,80 de diamètre. Au centre de ce cadran il sera réservé un cercle blanc de 0m,20 environ de diamètre [fig. 57). Une aiguille BAG tournera au centre A du cadran de façon à en parcourir la circonférence entière en une seconde.

Ce mouvement sera imprimé à l’aiguille par une personne (*) placée en arrière du cadran et tour-

(’ ) M. Guerry a eu l’heureuse idée d’adapter à un cadran de ce genre le mouvement d’horlogerie d'un tournebroche, réglé de

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