CHAPITRE VL
JDu Perçage des Bois , et du forage des Métaux.
SECTION PREMIÈRE
Otttiis à percer le bois.
xl o D s n'avons pour but daus ce chapitre que de donner ta connoissance ^^^ élémentaire et générale des outils propres à percer, et nous nous réservons y Pi- > comme nous l'avons promis, de fournir des exemples de la manière d'en iàie usage à mesure que l'occasion s'en présentera.
lajig. 7, PI- 1 1. est le vilebrequin en fer avec une poignée en bois; cet instrument, connu de tout le monde, reçoit les mèches pour percer les bois et les outils propres à agrandir les trous , à aléser et à fraiser les bois et les métaux. La petite J^ B. fait voir l'œil où se placent la mèche et la vis de pression qui s'y fixe.
La fig. 6 représente un autre vilebrequin dont le corps et la poignée sont en bois; la tète en cuivre percée d'un trou carré ^ contient un ressort intérieur pour retenir et fixer les mèches qui se retirent en appuyant sur le bouton B.
lAJig. 20 représente ta mèche en cuiller à l'usage des tourneurs et des menuisiers. Il y en a depuis une demi-ligne de diamètre jusqu'à 8 lignes et depuis 4 pouces de longueur jusqu'à 6.
I^a mèche à mouche yfig. a 1 , à l'usage des menuisiers , est très-bonne pour percer les bois tendres \ mais elle est trop fragile pour les bois durs , parce que la mèche est isolée ; elles sont de même dimension que les précédentes.
On appelle tarières , des mèches de même forme , mais beaucoup plus longues, qui portent jusqu'à deux pouces de diamètre ; celles-ci s'adaptent à un manche transversal et proportionné à leur force.
La mèche à cuiller et à pointe ,Jig. aa , a la faculté de percer bien exactement sur un point donné; on l'emploie pour cette raison dans les objets précieux.
WS MANUEL OU TOURNECB.
' ^fig- ^3 représente la mèche à trois pointes , dite à l'angiaiêe , extrêrae-
Pi. 1 1. jnent utile pour percer les bois de travers; elle se fixe bien exactement, laisse le fond du trou presque plat , et ne fait jamais fendre ni éclater le bob , quelque prfe du bord que soit le trou qu'on veut pratiquer. Il y en a depuis 3 lignes jusqu'à i8 lignes de largeur. Pour réunir tous les avantages dont nous venons de parler, U faut que cette mèche soit exécutée avec le plus grand soin. C'est ce qui nous a décidés à les faire confectionner dans nos ateliers , et sous nos yeux.
hafig. i8 représente une mèche conique, ou louche, demi-circulaire el creuse , propre à croître un trou et à lui donner de l'entrée. Leur grandeur varie comme celle des autres mèches.
'Les Jig. 19, a4 et 35 sont des éqojvriasoirs de différentes formes : le premier est demi-circulaire et conique ; le second est à cinq ou six pans et pyramidal , et le troisième qui est de même forme , présente sur sa longueur presque un parallèUpipède. Qn s'en sert pour croître un trou ou pour Farrondir.
La Jig. 36 représente un tournevis qui se fuonte, comme les mèches, sur un vilebrequin , ce qui lui donne plus de force. Ifous oonseillons néanmoins de ne l'employer ainsi que pour les vis «Fwne certaine grosseur.
La fig. ■37*51 une mèche pour percer la pieare de taiU«> D y en a poarla pierre dure et pour la pierre tendre.
La mècheà tonnelier,^, a 8, sert à percer les futailles pour placer les cannelles.
lics/ig. r3, i4i ï5, 16 et 17 représentent des outils nommés F^iaes, qui serrent à noyer des têtes de vis. tant dans le bois que dans les métaux. Celles qu'on destine au bois ont la taille plus grosse ponr dégager plus facilement la poussière.
"Làfig- I a est une fraise partictiKère, à l'usage des Iwthiers; sa eoiwtruôtion la rend très-utile quand on a besoin de fraiser un trou dans un intérieur, par exemple, dans le corps d'une flûte. ^ est la fraise sans manche, S est la même, vue dn côté delà coulisse; Ces* une tige de fer méplate , . qui va en diminuant sur sa longueur avec deux biseaux pratiqués sur ses deux longs côtés; elle entre à queue d'aronde dans la rainure de b fraise, et c'est avec cette tige qu'on la conduit vb-à-vis dti trou à fraiser ott on U maintient pendant qu'on vbse le rosnche et la tige i>,
CHAP. VL Sect. il OutiU pour percer ha métaux. 87
SECTION IL f'" ' ■•
Outils pour percer les méUMX.
La^. 3 est un foret simple. Il s'en fiùt depuis i demi-li^e Jusiju'â 3 lignes. Ce» forets ont denit formes iiiSéreatn suivant leur destination; ceaz pour percer te cuivre ont la forme de U ^. s , avec un double biseau sur chaque iace. Au contraire , ceux destinés à percer le fier ^ au lieu de pré- Mnter ttoe poibtc au centre, n'ont que deux biseaux demi-circulaires.
Comme ces forets emploient beaucoup de matière et deviennent embarratsans., quand on en veul être bien amorti « on a inreBlé pour y suppléer des boites ou porte^forets de tontes formes et de toutes grandeurs.
La jï^. 3 représente un de ces porte-forets simples. Pour en faire usage , on se s«rt comme pour lesaatKS d'une conscience , fig. 4 et 5 , qui s'applique contre Tesbofflac ; cet instrument , quoique très en usage , embarrasse quelqoflfois les personnes peu habituées k s'en servir.
hÊifig. I reprâente un poHe-foret auquel on a adapténne poignée et une tig« semblables 1 celles du vilebrequin. On peut, arec est instmment, percer en appuyant avec l'estomac » cm daas telle position qu'on voudra, eu faisant la pressloo avec la main. Les forets et les fraises s'y ajustent dans uA trou carré, et y sont maintenus par une vis.
La fig. B est un porte-foret monté sur ane ohape de outvre nommée communément Touret ,- cet instrument se fixe datu l'étao par ta partie ji t ou se monte sur l'établi au moyen de la vis B. Le foret se trouvant ainsi placé horizontalement, on lui présente la pièce à percer.
hesfig. I o et 39 sont deux porte-aiguilles ou espèces de pinces à annefiux , dans lesqu^les on saisit des pointes d'acier très-menues dont on fait des * forets propres à percer des trous très-fin.s. Il y a aussi des porte-aiguilles à queue , qui s'adaptent sur le touret ^g. 8 , dont nous venons de parler.
i-A/îg. 1 1 est un foret k noyùre dont la petite boite de cuivre ^, coule sur la tige .et s'y arrête au moyen d'une vis de pression , pour fixer la profondeur des noyùres. Le goujon B entre dans le trou déjà percé et sert de guide; on a de ces goujons de grosseurs différentes suivant le besoin.
Le cuivrot,^j^. 3i , est une espèce de bobine coupée par le milieu , et dont les deux parties sont réunies par deux vis. Cet instrument sert à saisir des pièces plates, rondes ou carrées, d'un petit diamètre, pour les tourner ou pour les percer.
9 La^- 3a est un autre cuivrot où la pièce se trouve saisie entre quatre vis. On en &brique de toutes grosseurs, et il faut toujours les proportionner aux pièces qu'on veut tourner ou percer. Quand on yeut percer une pièce à l'aide de ces cuivrots, une des «^Orémités est portée par la pointe ji de la conscience fy. 5 , et le bout k percer se présente au foret fixé à l'étau ou de toute autre manière.
Les différens forets ou porte-forets que nous Tenons de décrire sont mis en mouvement au moyen des archets ,/!^. 33 et 34; celui ^. 34a l'avantage de pouvoir changer de lame.
On doit avoir soin de proportionner les archets à la force des forets qu'on veut employer.
La fig. 9 est un outil nommé Drille , en usage chez les orfèvres et les bijoutiers, pour percer des trous sur de grandes surfaces, ou à des degrés d'inclinaison où l'usage des autres porte-forets serott trop difficile ; il reçoit, comme toutes les boites , des forets et des fraises de diverses grosseurs.
Les fig. 35 et 36 sont deux manches universels , l'un rond et l'autre plat. On s'en sert pour emmancher promptement et solidement toutes sortes de limes et d'outils qui y sttnt fixés par la vis de pression ji. On peut , avec cet outil , utiliser des limes ou autres outils dont la soie seroit cassée , accident qui arrive assez souvent en travaillant.
La fig. 3o est une espèce de tarière en forme de vis d'Archimède. Cet outil est très-commode pour percer des bois debout : il exige fort peu d'effort, et se dirige de lui-même; mais il laHt amorcer avec une petite mèdie pour le bire prendre.
CHAP. VII. Sect. I. Btt Ouiilê pour le Bois. 89