CHAPITRE VII
Des Outils de Tour.
SECTION PREMIÈRE
Des Outils pour le Bois.
Lja fig. ï, PI- 12, représente une gouge pour dégrossir Les bois de =s toute espèce. La perfection de cet outil consiste en ce que là cannelure ^'" soit bien creusée , également évidée et dressée , afin que le biseau qui est en dessous , et qui aboutit contre la cannelure , puisse donner au tranchant une forme régulière, plus ou moins allongée, selon le besoin. On doit avoir , dans un laboratoire , non seulement des gouges de différentes grosseurs, depuis les plus gro.sse$, qui ont 8, lo et 12 lignes de large, jusqu'aux plus petites, qui ont environ a lignes ; mais même des gouges de même espèce , affûtées , les unes de plus long, et les autres de plus court
La fig. a est un ciseau , ou plane , ainsi nommé parce^u'il sert à ef&cer ■ les sillons que laisse nécessairement la gouge , et à planir l'ouvrage. Son tranchant est formé par la rencontre de deux biseaux : ce qui le fait nommer Fermoir par certains ouvriers , à cause de sa ressemblance avec le fermoir de menuisier , qui a deux biseaux : néanmoins les Tourneurs le nomment plus communément Ciseau. Il faut en avoir une certaine quantité, de différentes largeurs , et plusieurs de la même largeur, -dont on réserve quelques-uns qui coupent par&îtement, pour ne pas aller sans cesse à la meule ou à la pierre à l'huile.
Après ces deux outils, les seuls qui conviennent essentiellement au •Tour, si on le considère comme l'art de couper le bois circulairement , viennent tous les autres qui ne le coupent pas , mais le grattent. Les premiers sont ce qu'on appelle Ciseau à un biaeau , dont on se sert pour 'tourner les bois durs, et qui racle au lieu de couper. On en voit un de moyenne largeur,^. 3. Il en est de beaucoup plus laides, et toujours en
sdiminuant jusqu'à de très-étroits, qu'on peut nommer Beca-d'àne , potir faire de petits carrés dans des parties très-étroites.
Les fig. i et 5 sont des grains-d'oi^e dont on se sert pour dresser les bois durs par le bout, pour couper, par un trait vif , deux pièces qu'on veut séparer, ou pour marquer un dégagement entre une baguette et le corps d'une moulure. Il en est de toute largeur, selon le besoin et la place où Us doivent entrer. Mais , comme ceux qui sont un peu étroits n*auroient pas suffisamment de force, s'ils n'étoient pas plus épais que les autres, on augmente cette épaisseur, et ils semblent être posés sur le cbamp, pour ne pas plier au moindre effort.
On a souvent besoin de creuser des gorges de toutes courbures, et pour cela , l'on doit être pourvu de plusieurs ciseaux ronds de différentes courbures et largeurs , pour tous les endroits où ils peuvent être nécessaires. Celui, r^résentéj^. 6, est d'une laideur moyenne. Pour ne pas multiplier les planches , nous n'en avons r^réseoté qu'un de chaque sorte.
La fig. 7 est un ciseau demi-nmd, potu- creuser des parties de cette forme, comme des douciues ou congés, il mi est d'autant de largeurs qu'on peut le désirer.
Ljifig. 8 est l'o^wsé de l'outil re^irésenté fig. 6; on le nomme Moucbette. U sert 1 bire, d'un seul coi^, un tore, un b(Hidin ou uœ l>aguette. Il en «st de beaucoup -d'espèces : les uns d'une portion de grand ou petit cercle , et les autres {Jus ou moins larges quoique de couri>ures différentes. Pour s'en procurer , il suffira qu'un amateur demande une mouchetbe n" 6 , faisant partie d'un cercle de tel nombi« de lignes de diamètre, et de tant de lignes de lai^geur.
La fig. 9 est. un outil destiné à faire en r^ef oe que celui fig. 7 Eût ea creux. Rien n'est aussi commode que de &ire une baguette , un talon ou autre moulure, d'une courinire régulière, d'un seul coup et en un instant; oe qu'on n'obtiendvoit qu'avec beaucoup d'attention et de patience, avec un ciseau k &ce , ou avec ks côtés d'un grain-d'orge : encore voitoa souvent sur l'ouvrage les côtes, provenant de t^que coup de ciseau , qu'on ne fait pas tourner avec assez de régularité , et qu'il faut ^aôer, petit à petit , en multipliant les amps d'outil qui marquent toujours.
LajSjT- 10 rq>réseate une espèce de ôseau commode dans une infinité d& àrconstances. Il coupe de chaque côté et par le bout. U est très-difficile à afCùter , jparticulièrement sur la meule , pow conserver les biseaux et les trancfaans parfaitement droite. Sans cette attention , il ne peut servir absolument k rien ; car , supposons qu'ina veuille dresser riatérienr du
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CHAP. VII. Sect. I. Dea Outilê pour U Boia $t
couvercle d'un' étui , si l'outil a des courbures sur sa longueur , on sent = que la gorge y preodra tramai , et que l'étui sera très-mal fermé.
La fig. II est le raéme ciseau très-étroit , et où les biseaux sont pris sur le champ, pour donner plus de solidité k Toatil , comme nous l'avons dit au grain-d'orge , Jig. S. Le renfiement qu'on voit & la partie voisine du manche , sert pour qu'il pose plu» solidement sur le support, et que, dan» des opérations délicates, il ne vacille pas dans la main; ce qui peut gâter, en un instant, tout ce qu'on a fait jusqu'alors.
La fig. I a représente encore un grarn-d'o^e , de la phis grande finesse , pour couper une pièce très-mince, sans perdre de la matière, ou IcM^ne la place ne permet pas qu'on en emploie Un autre : mais il £mt se servir de tous ces outils étroits avec beaucoup de ptécïutions ; autrement ils pourroient s'engager dans l'ouvrage, et gâter en un instant tout ce qu'on auroit fiiit. Il ferat donc porter un pen la main à droite et à ganehe , afin que l'outil ait toujours an peu plus de voie qu'il ne lui en faut.
La jig. 1 3 est un bec-d'âne aussi éttvît que le préoédent ; on a Paltention qu'il aille un peu en diminuant vers le manche , pour quH ne s'engage pas dans l'ouvrage, mais la force lui est conservée, an moj'vn de ce qu'il est sur son champ, qui est trèvlarge. Cet outil n'est nommé Seo^'rfne, qu'à cause de ce qu'il est fort étroit; car ce n'est autre chose qu'un ciseau k un biseau , qu'on a rende très-étroit , pour le rendre propre aux |dus petits ouvrages.
La jig. i4 rqwéscntc un perçoir en langue de carpe. On y vbtt un des deux biseaux qui sont inclinés, à peu près parallèlement l'un k l'autre: a, est te tranchant , on levif dubbeau, qui est censé par dessons , comme e est te tranchant indiné vers b, de la face antérieore de Foutil. Ce perçoir est très-bon pour les hou durs et pour l'ivoire. Pour les bois, on le trempe dans la graisse » et pour l'ivoire , on le mouille de temps en temps avec de Peau.
^fig' '^ ^^ ^ qn*on app^e Louche., ou bondonnière. Rien n'est aussi commode pour croître un trou; et pottr cela on en a on assortiment suffisant pour conduire le plus petit trou au plus grand diamètre. C'est avec un instrument de cetteespèce , mais en très-grand , que les charrons croissent tes trous des moyeux pour les mettre à la grosseur de l'essieu.
La ^. i6 est une mèche k percer au Tour. Il fiiut en avoir un tssortinieiit bien suivi pour percer des trous k toutes grosseurs. La manière de les affûter est très-délicate. Si l'on s'avise de loucher par dehors nix iranchans des côtés et k celui du bout, l'outil ne prendra plus, attendu
9a MANUEL DU TOURNEUR.
= que ces tràochaus sont daos le cercle que présente extérieurement l'outil , e.t que les surfaces qu'on aura décrites, en entamant l'outil extérieurement, ne feront plus partie du même cercle. C'est intérieurement qu'il faut l'affûter, et cela n'est pas aisé. Il ^t se procurer un.outi) d'acier, qui ait par le bas la forme d'un ciseau , terminé par un demi-cercle , sans presque de biseau. Il doit être trempé assez fort, et on s'en servira pour aviver le tranchant par dedans la mèche. On peut aussi se servir de l'ai^gle d'un burin non affûté , ou d'une petite lime demi-ronde douce.
IjAjig. I , PI. i3, représente un perçoir, fait à peu près comme une 'mèche anglaise , et que l'on nomme Queue de renard.. On y voit une pointe pour diriger le centre , mais, sur chaque face du plat de l'outil , est ^ne cannelure en sens opposé à Tautre. Les exti-émités de l'outil sont de plus faites en biseaux opposés, près de la pointe, afin d'entamer la matière. Les deux côtés présentent aussi deux biseaux opposés. Cet outil jieut très-bien percer de l'ivoire et d'autres matières dures; mais, à cause de tous les biseaux qui y sont , il faut le conduire avec précaution , pour ne pas le laisser s'engager dans la pièce, et surtout le tenir bien ferme à cause du grand effort qu'il éprouve. ,
'Lajig. a est un outil à peu près de la même espèce que le précédent , si ce n'est qu'il n'a pas de cannelures comme lui. L'utilité des mèches anglaises fait sentir suffisamment celle de cet outil, qui a deux biseaux opposés au bout, et dont les côtés sont aussi en biseaux opposés.
i-Ajig. 3 est un outil de côté, dont te tranchant est pris sur la largeur même de l'outil. Il faut que le biseau de côté soit fait avec le plus grand soin, et surtout bien droit. Celui qui est au bout, doit faite, avec celui de côté,- un angle un peu aigu, afin que, quand on creuse une pièce, qui doit être carrée au fond , on puisse être assuré de la vivacité de cet angle; mais, dans ce cas, il faut écarter un peu le tranchant de côté: sans quoi , l'on feroit le fond de la forme d'un cône très obtus , au lieu que l'art consiste à le faire très-droit , et d'équerre avec les côtés. . -Ij^fig. 4 est un pareil outil très-Iai^e. On en trouve de toutes laideurs pour toutes les pièces qu'on veut creuser. Et comme rien ne &tiguei:ant le tranchant d'un outU que de racler. le bois, au Tour en l'air, il esta propos de dégrossir à la gouge ou avec des crochets de côté dont on se sert à tout; il faut en avoir de toutes largeurs qui coupent parfaitement, et qiu'on tient en réserve, pour donner le dernier coup à des pièces délicates; c'est pour cela qu'il est bon d'en avoir une quantité suffisante., . .
La Jig. 5 représente encore un outil de côté , dont la partie o» est le
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CHAP. VH-'Sect. I. Des Outils pour le Bois. gS
biaeau fait une petite saillie sur le corps de l'outil. Cette espèce est encore -— . i très-commode. Il en est où. le biseau est plus ou moins long, et l'outil plus ï^- '^■ ou moins large , pour ne prendre de matière que de la longueur qu'on désire , au lieu qu'avec les prëcèdens on ne peut se dispenser d'entamer la matière dans toute sa longueur. A tousses outils le biseau du bout doit être légèrement incliné par rapport à celui de côté, comme nous l'avons dit plus haut
L'outil représenté^. 6, est commode dans une infinité de circonstances où l'on veut taY>Ure promptement un trou sur le Tour. Il a, comme on le voit , un biseau de chaque côté , et un au bout. Lorsque la marche baisse , on ne peut entamer la matière qu'avec le bi&eau à gauche et sur le côté gauche de la pièce: ainsi , le biseau à droite peut paroitre inutile. Néanmoins , comme l'outil , en raclant le bois , lève les pores ou filamens dans le sens où la pièce tourne, on peut, avec ce biseau, couper légèrement le bois au côté opposé, et enlever, par ce moyen, les fils que le biseau à gauche n'a fait que lever. C'est par la même raison que quand on polit à la prêle sèche, il ifauts'en servir à quelques reprises dans le sens opposé à celui où la pièce a été tournée; car, comme dans ce sens on lève les fils, dans-le sens contraire on les emporte.
La jSijr. 7 représente une autre espèce d'outil de côté, dont le bout, aigu d'un côté , e&t arrondi par l'autre , et cependant coupe tout autour. Il est infiniment commode , poiu* former , avec l'angle , un carré ou une portée , et arrondir dans le même instant sans être obUgé de prendre un autre outil: il en est à droite et à gauche.
XAJig. 8 représente un outil d'un grand usage, lorsqu'on creuse circulairement une pièce , comme une sébille à mettre de la poudre sur le papier; et nous donnons cet temple comme le plus aisé à entendre. Il faut avoir de pareils outils , de courbures différentes, pour aller partout du premier coup. C'est avec ces outils qu'on creuse un vase , une boite à savonnette, etc.
Laj^. 9 représente une espèce de bec-d'àne, de côté, pour pouvoir Élire une rainure sur le côté intérieur d'une pièce. Il en est de toutes les lar^urs, et dont la partie coudée est de différentes longueurs. On peut se servir d'un pareil outil, très-étroit et un peu long, pour détacher, par dedans, un cercle qu'on voudroit lever dans un morceau d'ivoire, sans perdre beaucoup de matière.
La Jig. lo est un outil pareil au précédent, si ce n'est qu'il fait des. rainures demi-circulaires au lieu de les faire carrées.
g4 MANUEL DU TOURNEUR.
= lAfig. II (ist un graio-d'orge, de c6té : quand on connût! lés propriétés du grain-d'orge ordinaire, il est aisé d'apprécier celles de l'outil dont noas parlons
Ia fig. 12 est un hec-d'àne à double tranchant. Ce seroit nous appesantir trop sur ce sujet, que de détailler les usages auxquels tous ces outils sont propres : on en apprécie la commodité k mesure qu'on travaille et qu'on acquiert des connobsances dans l'art du Tour. Nous nous con-* tenterons de ùire remarquer que les outils, sous les numéros 9, 10, it et la , coupent aussi par le bout ; et qu'ainsi l'on peut reculer à Tolonté une rainure ou mitre partie de moulure dont on auroit besoin.
L'outil, fig. i3, est d'one grande utilité, lorsqu'on Tcut, dans l'intérieur d'une pièce, creuser une partie arrondie, et prise sur fépaisseur : le dégagement qu'on y voit, permet d'enfoncer l'outil sans toucher aux côtés.
La^. i4 est une espèce de grain-d'orge ou de ciseau recourbé, dont le bout coupe ainsi qoe la partie arrondie.
La fig. 1 5 est un outil très-commode pour vider promptement une boite de bois tendre ; mais l'usage en est très-difficile k acquérir : on le nomme Crochet. II y en a de toutes les grandeurs. Nous avons vu des ouvriers dont l'occupation habitndie est de faire des bottes k poudre en noyer, des boites k savonnettes en aulne, ou des boites à mouiller le tabac en acacia, creuser ces boîtes avec de pareils outils, avec une si grande fecilité et une telle promptitude , que les copeaux , qui sautoient de tous côtés dans l'atelier , sembloient autant de flocons de neige qui obscurcis' soient l'air. Une botte, de 6 pouces de diamètre intérieur, sur autant de haoteur, fut creusée et terminée intérieurement en moins de 7 à 8 minutes : y placer le couvercle, terminer le tout extérieurement, fut l'ouvrage de moins d'un quart-d'beure ; et l'on sentira qu'il faut bien que ces ouvriers acquièrent une grande habitude , puisqu'une pareille botte ne coûtoit pas plus de 12 à i5 sols. Charmés de l'expédition que procure cet outil, nous voulômes essayer de nous en servir; et nous sommes forcés , de convenir que nous n'en pûmes venir à boni. Il n'y a que l'expérience qui puisse servir de maître. Et si quelqu'un de nos lecteurs entreprenoit de faire de pareilles boîtes, nous lui conseillons de ne se pas rebuter par -des essais infructueux. Il est bon de prévenir que, comme la résbtance qu'oppose cet outil est grande ,, il est plus à propos de ne s'en servir que sur un Tour mené avec une roue.
L'outil représenté fig. 16 est destiné à feire nn dégagement en dedans
CHAP. TIL 5ibT. I. Des Oulilt pour le Bois. 96
d'une pièce, à quelque isoulnre. U Eût gnin^d'orge par le bout, et coupes^fesss par son extrémité. Hais, au moyen de ce qu'il est coudé k l'équerre, on ^'- *^' peut rendre vtf un angle droit où Ton n'auroit pas la commodité de porter un autre ontil.
1a fis- 17 est un crochet au bout duquel est une mouchette pour feire une baguette dans l'intérieur d'une pièce creusée. Le sotu qu'on a de réserver à ces outils beaucoup de largeur, sert à leur donner la stabilité sur le support.
l^fig- 18 est un crochet circulaire, qui f coupant, tant dans sa partie arrondie que dans sa partie creuse, peut former une partie concave et une partie eonvexe , et d^ag^ dans le besoin une moulure, ou détacher une partie qui seroit de trop.
hi-fig. I , PI. i4 1 représente un crochet beaucoup plus long que ceux ^^^=: qu'on a vus jusqu'à présent. Il y en a de plusieurs espèces : le» uns sont ''^
carrés , les autres ronds , et d'autres sont en £arme fie grain-d'oi^e. On peut les mettre sar la meule, à la lu^mr dont ou a besoin.
i-Afig- 3 est un crochet d'une grande couri>ure pour atteindre de loin dans les parties qu'on veut £cmu11w. U en est une infinité d'autres que le bescHu et le génie font exécuter chaque jour, et que le Siioir Hamdin- Bergeron se chargera de faire passer dans le plus court délai aux personnes qui les lui demanderont.
l^fig' 3 est un outil propre à faire, d'un seul «oup, tuie espèce dç petit balustre ; on s'est borné à ce pitifil , pour faire connoître au lecteur la &cilité qu'on trouve à faire ces pièces avec un outil qui les rend toutes parËùtemeot égaies. Il suffira, pour se les procurer, d'^ivoyer un profil ou une lame de tôle ou de cuivre , découpée , comfloe l'amateur le jug^eira à propos. On peut être aswiré de la vivacité du tranchant, de la précision àaaa l'exécution des proportions, et surtout de la trempe de tous ces outils.
l^fig- 4 est un outil qui exécute encore, d'un seul coap, le profil que les menuisiers appellent Boavtment à baguetle. Ce profil «st très-conve^ nable pour des cadres ronds ou ovales.
La^. 5 est uq bouvement simple, «u , pour nous servir du terme d'architecture , un talon renversé.
La Jig. 6 est un bouvemoit avec feuillure , ou carré par devant. Outre le genre de profil qu'exécute cet outil , le carré qui fonaae la £euillure, permet encore de rai^>orter, «a cette place, un cercle d'un bois de couleur difË&rente de celui du cadre , qu'on collera avec soin , et qu'on formera ensuite
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■ ' #-en baguette, avec l'outil dt>at'nous avons- parlé ci'déssns, et que qoub Pl. 14. ayons désigné sous le nom de Mouchatte-
La fig- 7 est un profil assez bizarre , qui , mis au centre du couvercle d'une boîte, produit un effet assez agréable , et forme une rosette.
Tels sont les outils les plus courans'pour tourner le bois. Ce seroit abuier de la patience de nos lecteurs , de leur donner la forme et les profils de tous ceux qu'on exécute journellement
SECTION IL
Outils pour tourner le Cmpre.
L'outil dont on se sert le plus ordinairement pour tourner le cuivre, est le ciseau rond ,fig. 9. Il fait, sur la matière, le même effet que la gouge sur le bois ; il la dégrossit : mais il fiiut remarquer que comme cette matière , surtout quand elle a été jetée au moule , est très-dure et graveleuse, cet outil ,-el tous ceux dont on se sert pour le cuivre , n'ont point de biseau ; que les angles en sont droits et nullement inclinés à la surface : au moyen de quoi, ils peuvent servir dans tous tes sens ; mais que ces angles doivent être très-vifs.
"L&fig. 8 est un pareil ciseau demi-rond ; et comme il n'a pas de biseau , il peut servir à droite et à gauche. ,
Le grain-d'orge, Jig. 10 , est absolument semblable à tons ceux qu'on a vus jusqu'à présent , si ce n'est qn'il n'a pas de biseau.
La Jig. II est un ciseau quarré qui cbupe parfaitement, quoiqu'il n'ait pas non plus de biseau : il sert à dresser une surface cylindrique ; mais il faut être habitué à le présenter à l'ouvrage dans le sens convenable , pour empêcher qu'il ne broutte : si cela arrive, il faut lever la main droite bien haut , afin de prendre la matière beaucoup au-dessous du diamètre : en changeant ainsi la position de l'outil , en l'inclinant un peu , et prenant peu de matière à la fois , quoiqu'appuyant sur l'ouvrage, on viendra à bout d'anéantir les ondes qui auroient pu se former d'aboixl.
^^fig.- 13 est un outil de côté, qui ne ressemble à ceux dont nous avons parlé , que par la forme , puisqu'il n'a point de biseau. Tous ces outils propres à tourner le cuivre , ont des laideurs différentes , chacnn dans leur espèce , pour tous les cas. Il Suffira de désigner le numéro de la planche et de l'outil , avec la largeur en lignes , prises sur le pied-de>Roi , pour qu'on puisse se le procurer.
CHAP. VIT. SïCT. IIÏ. OatiU pour le Fer. 97
\^fig- 1 3 est un fort burin , qui sert clément au cuivre et au fer. La s msuiière de le tenir est à peu près la mérae k Tune et à l'autre matière. Au cuivre , il suffit de présenter le càté , le biseau en dessous , à peu près droit par rappCHi; à la pièce qu'on tourne, quoiqu'au - dessous du diamètre. L'angle est très4>on pour former des angles , des Blets ou autres omemens , sur une pièce de cuivre; au lieu que, pour le fer, il feut que ta sur&ce soit inclinée à l'ouvrage, et que le biseau touche presque le fer qu'il &ut entamer au-dessus de son diamètre. Cette figure représente an burin de la plus forte grosseur. On en trouve beaucoup d'intermédiaires entre ces gros et les petits qui servent pour tourner au Tour à l'archet , et qu'emploient les horlogers. Communément un burin e.ft carré, et c'est l'incttoaison du biseau qui lui donne la forme d'un losange qu'on lui voit
11 est aussi des burins qui,' pour présenter une pointe plus allongée sans que le biseau soit trop long, sont de figure losange au Iteu d'être carrés. Il en est de méplats , qu'on nomme Schoppe» y de toutes les formes, et qui servent très-bien pour tourner.
SECTION III
OuiSs pour ie Fer.
Les outils dont on se sert pour tourner le fer, sont des crochets qu'on présente à la matière, le manche élevé et appuyé sur le support, sur lequel de petites dents , ou encoches , les fixent pour qu'ils ne puissent pas reculer. Leurs biseaux, qui sont en dessous, doivent être presque parallèles à la circonférence, et au-dessus du diamètre.
Le premier, j^. i5, est rond : il dégrossit ta pièce comme ta gouge dégrossit les bots : le second, ^^. i4> est carré, pour planir la partie qui doit être dressée; enfin, le grain-d'orge, Jîg. 16, sert à couperet à former des angles ; mais il &u t présenter l'outil presque parallèle à l'endroit qu'on veut entamer. . .
Nous t'avons déjà dit : comme ces outils s'émoussent très-promptement, il faut en avoir beaucoup, et de toutes largeurs, si l'on veut ne pas retourner k la meule à chaque instant. On les a représentés ici de côté ; afin de fxae mieux sentir leur forme et les-dents ou crans qui les assurent sur le support; leur forme, de &ce, est représentée en coupe près de chacun d'eux.
SECTIO» IV.
AJ^U^ des OutUf, tt Usienaiks propres à cet usa^g.
Bien D*«st anawl difficile qu« de biea afiuler un àatan , nn fer (i« rabot et autres , soit qu'ils aient deux bûeaux , ou qu'ils n'en aient qu'un. Il faut d'abord les affûter sur la meule , fig. 53 , F/. ^, et cette opâration axi^ qaetqu'atteutiou. U iaut d'abord se procorer une bonne meule ; In meiUavrct sotU («lies dont le grain est tendre, égal , et brillant et fis. Un habile ouvrier doit faire tourner la meule avec la plias grande régularité. Si l'^ort qu'on faitpour la mettre «tTeetreteair en mouvement, oecsùonne cpelqueamom vemens du ccM>ps un peu manjHée, au bout de peu de temps rile n'eat plus rendQ, et dè»4ora il est presqv'impoamble^de bien alfdder on otttil. Ausei l'oa juge communément dm tâleiU d'un ouvrier, i la aanièi» dont ses outils sont affûtés , et à la rondeur de sa meule. Il &ut , dès qu'on s'aperçMt qu'elle cesse de tourner rond, l'arrondir avec un morceau de tôle qu'on ; présente presque parallèlement à l'axe, en l'appuyant sur un point fixe, jusqu'à ce qu'elle ait acquis sa rondeur. On appuiera ensuite également l'outil , en le présentant de biai», afin qu'il ne broute pas, et il parcourra dans cette position toute la sur&ce circulaire de la meule , de façon que la meule tourne de gauche à droite ; c'est^-dire, qu'au béa que la surlace qui tourne , vienne sur l'outil -, elle »'m aclle à l'oppoûte de cdut qui affûte. On doit surtout avoir grande attmtioa de faire chaque biseau bien plan , et qu'il présente une ligne bien droite- £t, comme il faut regarder souvent comment se fonne le biseau , il £)ut aussi tenir la main à une m^3« élévation : san« quoi , on aiiroit autant de plans inclinés les uns aux autres, qu'on auroit fait de r^nriics; de même si en affûtant , la main qui tient l'outil varioit de ]x>sition & cause du mouvement du corps, le biseau , au lieu d'étr« plan,' prèsenCcroit une sur&oe courbe: ce qui scPoLt ua grand défaut. Le biseau doit encore 'être pris de long , comme de 6 à 9 tignes ; si le ciseau e»t un peM i^ia, cette i^)à«tÀan tst asscs loague , à cause de la matière -qu'il faut usw; maia aussi L'outil coup»^ bien mi«ix et beau» cou|> phis net:
Ce (pK nous veouos de dilie des rioeaux de Xoor , éa^ ^entendre de toute «spèûe d« eiseaux, Cwa de vaorlofMS, r^>ots et autra» out^ lie menuiserie dont le biseau doit être parfeitement plan. Si l'on n'avut pas da meule , et qu'on fût réduit à affûter sur un grès plat , il faudroit y appor-
CHAP. VU Stct. 1Y. jiffàiage deê Oatilê , etc. 99
t«r la plw.granfle aUWktion , et IVtstge seul peut condatre k U perfection, s Il est rare qu'une pet-sonite poti accoutumée dtoràre avec le biseau , sur un ^tès, uDeli^wparaUileà ce 'grès. Siilonc on élèTie«t al»Use ahemotimemeitt htoain, éoii9lDe<otlaiamve presque toujours, oa œnt que les deux JùseorAx-ffiitt deusli^ues courbas >4}ui seeoupentau soaunetide l'aa^ ipii est le tranchant : A iaut ^nc corriger cette errrar naturelle -au mom»meat du Inas. En retirant à soi l'outil , on 'élève .la jnain sans s'en aperçanr«ir, et eu la rpousaant, on l'ahaisee ; d'où s'enavit un mawrement cintu- .'laireÀ U partie (|tii irotte , et^r coosétpcest une %ae conriie. :. I»e)8 nuMVais otivriees aHFùteatide fort court, et aoKme ib> y emploient foiA peu 4eHeiiip6 , Us penseaat écoDOmiser de œ câté-là : c'est se 'Ireoaper grosaiéremeot ; car un biseau court coicpe beaucoup moins bien , ainsi qu'<m m ;pm.t jo^r, eo Bomparaïut un rasoir -au meilleur couteau : et d'ail- >leUr8 , Ipvs^'à, fonte d'émouaser le biseau , il faut enfin le retire en. entier, e^ -pprd. sun k >nM«le .tout le mnps qu'on a cru ménager à dtaque fois. Xke {«uftes lesrpersDliaes.qui calouJènt l'emploie du temps des ouvriers, les entrepreneurs ont sur cet objet les notions les plus exactes, et jamais lin maître -ùutrujt se reprocbe k son campagDOn d'aller trt^ soovest à la meule, ou au grés, pourvu que>ee pe toit pas Une oocasion ou un prétexte pour pevdre-du. temps.
Liors donc qu'on affûte un cîaeau , Jig. 4s , PI- 9 , il Ëiut regarder de temps ^en teni|» ecaoment le biseau se forme , et joger par -les «raits de k meule , des «ndneits où il convient d^ppuy^r. Cte tient l'outil de la main dro^ , «vac le pouoe et les deux premiers dcngts ds la main gauche ; on appuie de I l'uin ou de l'autre doté , seloa quFcm le ijuge .néoesaaire : si le tHUOchant dcvieat -«feux ou acrondi , on-.appiiie sur les angles ou sur le nùlien , jw^'À ee qu'il parvienne k la ligne droite. Quand «iin biseau «at bNtnwié, oo'retounie l'outd, «t <« en lait.autantià l'autne côté. AJots,il est assez ordinaire , si l'on a beaucoup usé pour emporter qaelqow bvèebw, dA v^HraUitranCihant unebavvne, qH'Dn.-appelle.nM>r;^, quiseiren- Tiarae à >v(^attbé'd*iMt et d'autne côté , «C qu'il s'agit d'enlcvo*. Cette «itération est infinim&ntmiBUlieHM-et difficile. Les pemnnes qui neaont pasau. ÊMt, et il y «a«Â>mMoup , n'iont fusais su: donner aux ontilg Je vif de traaehantqui-lâwritatcinéoeMaizie: voici eommaat on doit s^yijwendve.
Onpoae letrandMntidel'inatniBient pcrpetidtouiairB9«Bt, sur l'angle d'iun marcoalAxle bois duret de fil; on af>pKie >av«c ,vn pon Ae force, en liiaant g^iaser le biseau «oiaveisi on voafoiticoiiper le bois. Le laopffl di^wToit^ l'instaatjàlneMslepkis qu'à adoucir le tranchant.
loo MANUEL DU TOURNECH.
ss^^B. Pour cela on verse sur la pierre à lliuile coucha à plat sar l'éubli, Pl. 14. quelques gouttes d'excellente huile: on promène le ciseau dessus ,' en décrivant des cercles plus ou moins grands, et tous excentriques, les uns par rapport aux autres, sur toute la surface de la pierre, afin dene la pas user en un seul endroit ; mais il feut élever un peu la main droite, de manière que le nouveau biseau soit imperceptiblement plus obtus que celui qu'cm a £ait à la meule. On en &it autant de l'autre côté, en ap- - puyant toujours avec l'index et le médius de la main gaudie; on voit bientôt un nouveau morfi^ se détacher, et rester sur la pierre en un ou plusieurs morceaux. Il &ut ôter soigneusement avec les doigts ou avec un petit chiffon , cette bavure ; si on n^Iigeoit de l'ôter , l'outil , en passant par>dessuB, s'ébrécheroit assez sensiblement. On retourne sans cesse Toutil des deux côtés, en le promenant enfin à fort petits cercles, et ayant soin à diaque fois qu'on change de côté, de pousser l'outil en avant, au lieu de le retirer à soi. On sent que, par ce moyen , lapierre &a usant l'acier , l'amène sur elle-même; et qu'ainsi, le morfil est détruit sans qu'il en reste.
Tant que le morfil est un peu fort ^ l'œil snfBt pour s'en apercevoir; mais sur la fin , il n'y a plus que le loucher qui le rend sensible : c'est avec le bout des doigts appuyés légèrement et en traînant un peu , qu'on peut juger de la finesse du tranchant On peut encore, |»«nant les deux . biseaux entre le pouce et l'index , et retirant à soi l'outil , juger- si i)n reste de morfil , couché d'un ou d'autre côté , n'accroche pas encore les doigts, et si on en a encore senti, il &ut, avec beaucoup de patience, remettre l'outil sur la pierre jusqu'à ce qu'il coupe paHaitement
On doit avoir dans un laboratoire une bonne pierre à l'huile; les meilleures-eont celles qu'on nomme Fi«rr««f/uZ>eca7if- Elles viennent de Turquie, aux environs de Constantinople. Nous enseignerons bientôt la manière de les choisir.
Il est une autre espèce de pierre k afBler qu'on nomme Pierre de Ziorrainê , et qui s'emploie à Thuile ou à l'eau : elles sont beaucoup moins chères que les autres , mais aussi bien inférieures «1 qualité.
Une bonne pierre du Levant doit être d'une couleur tirant sur le blond, ni trop dure ni trop tendre, égale en densité, n'ayant ni clous ( ce sont des points noirs^u. bruns), ni dragons (espèce de veines qui marbrent la pierre en brun ou gris.obsciir ). Comme ces clous et ces veines sont trèsdurs , l'outil , en passant dessus , saute et ne mord point , et contracte de larges brèches ; il fiiut entièmonent les rejeter , à moins que ces dé&uts
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CHAP. Vn. Sect. IV. Affûta^ de» OutiU , etc. ïoi
ne M ttouvent dans un angle, et que la pierre ne soit assez grande pour â^^iBi qu'on puisse se passer de cet endroit. Quand on achète une pierre , il faut ^'" '^' l'enduire de bonne huile, et passer fortementdessus un burin bien trempé: on jugera aisément de sa nature et de sa bonté.
• ■■ k force de sestwir d'une pierre à l'huile, et surtout d'y afiùter dësbûràiB , ou autres outils'poùatns , il s'y &it des sillons \, qui , en g&tant sa surfece , empêchent qu'on h*y affûte des ciseaux et antres pièces plates et •droites : il &ut hi dresser stu"une pierre dure ordinaire avec un peu-de grès fin , et à. sec
. 11 y- a beaucoup de personnes qui-, au lieu de pierre à Phuile, dânt les bonnes sont assez chères , se servent d'afBlôirs de difiérente espèce et 4e différent grain :. les uns k l'eau , les autres k aec. Dans un cas de nécesMté , ceux à l'eau , pourvu qu'ils aient le grain très-fin , peuvent suffire ; ceux à -sec ne peuvent convenir que pour quelques outils grossiers , comnte haches, serpes et autres: mais oomme l'acier qui ^use, s'imprime surt^f- £loir au bout de qudquesinstans , il devient d'un grU noirâtre , et n'use plus du tout Mais/rieiï neËiit un tranchant aussi fin qu'une bonne pierre à l'huile. On voit qudqucfois des menuisiers qui , n'ayant pas le moyen de s'en procurer, et. convaincus de la nécessité de rendre le tranchant plus fin qu'il n'est en sortant du grès dont ils se servent ,-{>nt.uo morceau d'ta>doisefineet sans clous, suïlaqtBellet avec un peucteau-, ils passent leurs outils comme on fiiit sur une pierre k l'huile. Cette méthode insuffisante en elle-même , jKtMive au moins ce que nous avons dit.
Un outil ainsi affûté est jiTécieux et exige les plus grands s<Hns : aussi fout-il en le posant sur l'établi où souvent on en réunit beaucoup d'autres , prcudre bîengarde que le tranchant n'en reacontre aucun. Plus le taillant est fin et aigu , plus aisément il est endommagé par le moindre contact ; et Ton s^aperçoitbtent6t,en tournant, si cet accident est arrivé, envoyant sur l'ouvrage, qui d'ailleurs devient fort lisse , autant de traits qu'il y a de brèches à l'outil. ^
Comme en tournant, il faut faire dilTérentes opérations préparatoires qui n'exigent pas un grand fini , et que dans œs opératian» le ciseau perd nécessairement la vivacité de tranchant qu'on lui avoit donnée, et qu'en- ' fin lorsqu'il s'agit de termmer l'ouvrage, le dseau n'a plus cette vivacité si nécessaire pour couper les moulnres parfoitencnt net; il est bon d'avoir près de soi une certaine quantité de ciseaux de tontes largeurs, et même de semblables pour d^;rosstr avec ceux qui cotq>ent un peu moins, et terminer avec les derniers affiktési Ainsi , sopposaut qu'on veuille tonmer
M>4 .- . . ■■ WANUEL »U TOURWEUB.
H UR baUfitve ou na mancbc tres-oAi^ fie moulkuts, oonoM U &at t«i»ncv d'abord UQ cylisdfe, il «fit à prc^os qtt« &e «yli«dtoe>sott tourné as«ez oet; mais cQnune cette netteté u'eat pas de la plus ^rabde impoHtBoe, patsqu'oD va se servir de nouveau dfela gouge et d'aut3resioutib'|>onr priait» cfailqae ÊnettibrA de moulure, ti l'oh iw^plbie  %ivé,«« oj^lbtalre'le seul bon ciseau qu'on, ait t iloeceufiltn j^kii les BoOttluTes ase«z aettes : ilùél: doQC 'et avoir ftiusieurs.
Un homme, occupé de ce qu'il lait, poM-diacBa des outib t^u'il ^fuiUc assez négligemment sur l'établi , et les pousse tous à ta fois, s'ii .a beMÏn dlécarb^seA.poitp^m-, de plaa«r.|>r«6dé'luidilï&«Dâ compas, une éqwéite, i^neTè^ ou autta^ outil ;-IesbiM«UK^,»e-r«OQontPaBt.i^oiqtte légèpemenl!, »'ébxè(^ieat sans qu'H s^n ^^cçoinre;; '«t lorsqu'il «a -prendre un cisea» sur lequel il compte, il est totit surpris de voir sur l'ouvrage des tratts ifve c«s biwcbes. occiBtonEKSkt. Hous avons éprcnivé avec suooès que is iti^Haar jnoyen ppur prévienne ces acotdwis, «st d'avoir pKS de soi, «t snsfnei la>cr&iBée,^n petit Atelier, qui puisse confistiâr cinq oU'Siz'ciseauk qu'-on reanet à. leur place du^efiiis qu'on s'en «stsswi. . . On peut atusi, si l'etnplaceraflnt tse comporte pas le jatelier doot on vitetde parler, ^poserles ciscimx, les'bâteaus.en.rair, sur ie lebord de l'éitlkUi.qnt etben'Ërâe da.T(Himeur..
..kaBMiiièr»d'a£futer)«:gonges., PL ta^'fig. i , -est tonte différente ei n'entcainepas aillant d€dtfâoultâs;àiin oiseau de Tontaieur, à un fwinoir de menuisier, l'acier «st an.mtUeu de {'épaisseur-, kademx sniifiKes sont de jEier bienconroj^et bicB sondé, au hea qu'à «nè>gouge, l'acier est à la sujibce^intérienre: k sHrpkncfit-de fer.
. IlifautlSToir uh,itertMai'nDmbse>de gouges de-difîEérentes grosseurs, les uoes .pour d^rossir àosbois, les aatres pour-jïreuseT des gwges et dégogt^uens, et tontes ne doiveat pas être affûtées de la même maMbère: les Toomeurs en tncvIrages'oamiBiitis, en ont>de ti^>grosse$ qu'ils afiFAteot très-camuses, c'est-à-dire, que leur biseau fait portion d'iui très^grand cercle , et qu'dies soAt .^i£Eàtées de tk>軫oiiirt. Cette méthode es tassez bonne pour îles bomtemlres, fparae qu'oppbsaot peu de résistance, un Ëntèv« d£ plus gros Qâpeailz , et que par oonséqùcnt la pièce est.plustot dégrossie. II est doocÀ'^pr^ws d'en avoir iquelques^unes de cett&méme e^oe poUi* 1^ Œts-qùiico testent 'Gommnnénient, ie Joàsean d'niie^gtnigeiae:doit'4tse jui trop allongé ni trolp co«rt. Les Touméul^s en chaises , «t «utrôs^&ftts ou- .vragos, «n «Bt ide teèwigiosses et trè34ongue8, perce npie -Muk-fauppoW ne.peut «i^rocWr ossce deeipartics i«nf<teeées , et qaepar «euséquent le
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CHAP. VII. SicT. IV. Affûtage dès OutiU, etc. io3
hram 4u hmar i^mc fut la googe depqis le point d'appai qui 9êt le support, m jusqu'à ta réûateicequi efit Vaasta^,, e$t trop long-, par mpportau levier, ' depuis, ce mèms poiat d'^qipui , juaqif'à la :nuuin ;. «« quilpfii il fiiudroit fiiire un çfibrt eansidâraUe et Jatiguar beaucoup', pour vaincre la Péslst^pce de la m^àèrr et couper le hms : il» ont epvtume d'avoir des gouges et des ciseawK fort-laagB^ qudqueftns méifie emmanchés de manches ta^ core très-longs qu'ils saisissent Mitre le bras et le côtiépoifr avoir ptuBde force. ^ ■
Cette méthode ne vaut rien pour des oavniges d^icate , et qui- doivent avoir un certain fini; d'aiHeun, pour peu qu'on s'y accoutume, on mat^ trise et on assujettit plus aisément un outil moyen j( des conttiurs OTn6$ de moulure» , -que s'il' était beaucoup plus grand. Cefr oaliU 4(Mveat avoir environ lo i^ la pouces tout emmanchés. *
On aiïnte une gouge ien dessous , c'est-à-dire , par la partie ronde , en la: Jbàsant tourner eiKpe les doigts de la main gauche qui appuie siir la meule , et la tenant fortement de la main droite par le manche. Comme l'acier âe trouve dans ia cainneèwe , il fuit avoir aem que le biseau soit également arrondi , et -que le morfil ddbopde égalemeRt dans cette cannelure ; mais la manière de \'«J^Ur n'est pas la méme<qu'au' ôseau , puisque la eçnnelure doit être parfaitement droïte et nullement ^biselée. On trouve chez l'Éditeur des affilows t&ut préparés ; ce sont 'des pierres d'ufl gris bleuâtre dont le grain est très-fiii : on doit en avoir de toute» les épaisseurs, pour \e% difiiérentes vortos de gouges : mais si^l'on veut les préparer ou les redresser lor9<{n'elles sont creusées dans le milieu , on en arrondit: les champs sur une tuile ïnmt droite et bien cui<e. Oa tîMIË FàCl^r 'f>ntre le pOU<:^ et les deux premiers do^ts , et On le promène e» long sur la lortgueur de la tuile, qui, très-dure et pleine d'aspérités, use bien promptement la pierre-; on peut même, si la tuile perdoit 90n grain , r^andxe dessus un peu de grès en poudre.
Quand l'affitoir est ainsi arrondi , on en prend d'abord un plat et bien dressé; on le plonge dans de l'eau, et on le passe sur Te biseau en l'inclinant un peu vers le tranchant. Pour cette opération et pour la suivante, on tient la gouge vers '«on extrémité «itre le pouce et l'index de la main gauc^ , et tenant l'aFfiloir de la droite, on le passe à plusieurs reprises sur le biseau en descendant vers le manche : de cette manière , le morfil est bientôt renversé-vers le dedans de la gouge; pnis, avec un affiloir rond' qu'on mouille abondamment , on oblige le morfil à se détacher de la gouge, en descendant seulement l'affiloir dans la gouge, et l'appliquant
io4 MA.NUEL DU TOURNEUB.
^=ssî exactement sur toute la cannelure : par ce moyen , on est assuré que U Pl. 1 4- cannelure reste cb^ite , et qu'il n'y a de lùseau que par dehors.
Cette opération . suffit pouT'les gouges i ébaucher; mais quand elles doivent servir pour fairedés gorges très^troites où le ciseait le plus étroit ne peut être employé que par une main très^iabile, comme dans la gorge d'une poulie fort mince qui doit être très-unie, alors il -faut que la gouge coupe beaucoup plus fin que les autres.
On trouve encore, des affiloirs de la même nature que les pierres à l'huile ou du Levant, de toutes les f6rmes,-pour tous les outils et tous les cas. C'est avec de pareils affiloirs qu'on termine le tranchant des outtU qu'on veut feire couper très-finemeut
Nous allons parler maintenant d'un outil qui n'«$t bon que pour les bbis et matières très-dures, (elles que le buis, l'iToire, etc., mais dont les commençans font un fréquent usage, parce qu'il -favorise leur négligence k se former la main au ciseau qui doit presque toujours en tenir Iteu'; c'est le grain-d'orge y fig. 4 et 5 , PI. ra.
Cet outil s'ailute de manière que son sommet {M-ésente an angle plus ou moins aigu , suivant le besoin. Les deux cètés ou biseaux de cet angle , ne sont point à angles droits avec le dessus de l'outil , mais ils font avec lui un angle plus ou moins aigu , selon les matières auxquelles il est destiné. Aussi, pour des bois durs, ces angles doivent êjtre assez aigus , et, pour du cuivre , ils doivent être droits. Cet outil est très-difficile à bien affûter sur la meule , à cause de la difficulté de le tenir entre les doigts quand on ÎaiX. le biseau gauche ; d'ailleurs , il faut que chacun de ces biseaux soit bien droit , et que le sommet de l'angle qu'ils forment soit exactement au milieu de la largeur de l'outil ; enfin , que les biseaux soient également inclinés. On passe l'outil sur la pierre k l'huile en posant absolument à plat chacune des faces , jusqu'à ce qu'elles soient bien aiguës et bien tranchantes.
Les ciseaux dont on se sert pour couper au Tour les bois doux et les bois de travers , s'afiutent différemment Après avoir &it le taillant , comme au précédent, on retourne le fit , en passant un brunissoir incliné à 4^. degrés environ , sur le sommet du tranchant , en appuyant un peu fort et également. Par là on rend le tnuit^nt perpendiculaire au plat de l'outil.
Les racloirs d'ébéniste s'affûtent d'après ce principe; mais, comme ils n'ont pas de biseau , on retourne le fil sur les deux angles.
Les crochets , pour tourner le fer , P/. i4, j^- i4? i5 et i6, s'afïutent sur la meule , mais d'une autre manière, Au lieu que d»ns ton» les aff&*
CHAP. VII. Sect. IV. Affûtage des Outih , etc. io5
tages dont nous avons parlé , la meule tourne à l'opposite de celui qui ^
affûte; dans celui-ci, au contraire, elle revient sur lui, ou plutôt sur l'outil. "• '*- Plusieurs ouvriers posent l'outil sur un support placé très-près de la pierre, H ils font mouvoir l'outil rond , fig. 1 5 , pour lui donner sa forme demicirculaire. Cette manière est la plus usitée ; elle est vicieuse , parce qu'en trois ou quatre coups de pédale la meule est entamée , et qu'il s'j' forme des cannelures; de plus le taillant produit par cet afFùtage est toujours sillonné.
Le meilleur moyen est de poser le dos de l'outil sur l'index de la main gauche , et de Êùre venir de même la meule sur soi. Avec la main droite qui tient le maucbe , on dirige l'outil , et on le tourne dans tous les sens que sa forme exige.
Kous ne nous étendrons pas davantage sur l'afïutage des outils, et nou» nous contenterons des principes généraux ci-dessus exposés; nous nous réservons , en indiquant l'emploi de chaque outil > d'expliquer la manière particulière de l'afiFûter quand cela sera nécessaire.