‹ Manuel du tourneurChapitre 29 sur 44 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Des Mandrina,

JM O05 avons recommandé, en parlant du Tour à pointes, de îaae htxor a coup de manches. Nous avions pourTiut de mettre l'Amateur à portée d'apprendre à bien couper le bois k la gonge et au ciseau. Maintenant ^ comme une infinité de pièces se font sur le Tour en l'air, en raclant ou grattant , comme quand on creuse une boîte ou un étui , il est bon de s'accoutumer à couper le bois par cette méthode, et à tourner par&itement rond.

Un mandrin est un ustensile indispensable , communément de bois , et quelquefois de cuivre, dans lequel ou sur lequel s'adapte la pièce qu'on vent tourner : et comme ces pièces varient à l'infini, de forme, de diamètre et de longueur , il est à propos d'avoir une très-grande quantité de mandrins , aiia de rencontra* sur-le-champ k peu près celui qui convient , et de ne pas les gâter {kiur les rendre propres à la pièce qu'on veut tourner.

11 faut toujours , quand on achète on qu'on fait Ëiire un Tour en l'air ,. avoir soin qu'on y joigne un mandrin en guette de cochon , fig. 1 1 , PI. 39 , T. II. On nomme ainsi un Mandrin , ordinairement de cuivre , sur l'une des Êtces duquel est un éerou qui entre juste sur le ne% de l'arbre. A l'autre face est une tige d'acier fortement rivée au centre, et &ite en vis comme cdles à bois, e'est-à-dire qui va en diminuant avec da pas fort écartés et un peu profonds. C'est à l'aide de cet instrument qu'on fait tous les autres mandrina , qui sont ordinairement de bots d'alisier^ de cormier, de poirier, de pommier, ou de sauvageon.

On coopéra , i une bûche bien saine de l'an de ces bois , après en avoir retranché une loi^neur suffisante pour enlever les fentes on gerçures , autant de trônons qu'on y en trouvera , de a à 3 pouces de long et de différais diamètres. Oaen prendra le centre , autant que le plus ou moins de régularité de la rondeur le permettra. On y fera un trou de vrille plus petit que la queue de cochon , et le plus perpendiculaire au plan qu'on

aflo MANUEL DU TOURNEUR,

s pourra. On -vissera ce tronçon sur la queue de cochon , jusqu'à ce que le " plan du billot touche celui du mandrin. On ébauchera à la gouge la cir> conférence du mandrin, et avecuneautregougeunpeu longue, de moyenne grosseur, et afiutée de long, on dressera le mandrin sur le bout, en présentant la gouge de côté ; c'est-Â-dire , de manière que son biseau touche presque le plan , et que la cannelure «oit un peu inclinée, et non en dessus, comme c'est l'ordinaire. Cette manière de couper le bois par le bout avec une gouge est d'autant meilleure, qu'elle coupe très net, et sans qu'on voie presque de reprises. On aura soin que ce plan aille infiniment peu en rentrant vers le centre , afin qu'il pose mieux contre I*embâse du nez de l'arbre.

On retournera la chaise du support tout contre le plan qu'on vient de &ire, de manière que la cale se trouve un peu au dessous du centre de la pièce; et l'on doit savoir qu'en desserrant le T , on a la feculté de placer ^ la cale à la hauteur qu'on désire. On marquera le centre avec un graind'orge. On fera un trou , de 3 à 4 lignes de diamètre , avec une mèche convenable; enfin, on le croîtra successivement, jusqu'à ce qu'il ait acquis un peu moins d'ouverture que la grosseur du fond du pas du nez de l'arbre. On donnera le dernier coup, avec un outil de côté, pour bien dresser le trou , qui doit avoir un peu plus de profondeur que le nez de l'arbre n'est long , et prenant bien garde qu'il soit aussi lai^e du fond que de l'entrée , ce dont on s'assurera avec un Maitre-à-danser.

C'est à l'opération suivante que l'Amateur doit apporter tous ses soins; car nous devons supposer qu'il n'a pas encore fait de vis ni d'écrous sur le Tout. On ôtera le coin qui est sous la clef de cuivre, et qui, jusqu'à présent n'a permis à l'arbre qu'un mouvement circulaire dans ses collets. On élèvera la clef qui est sous le premier pas de vis, c'est-à-dire sous le plus gros, c'est ordinairement cdui du nez de l'arbre. On serrera un peu cette clef contre la vis , avec le coin qui va à toutes les clefs , on Teculera le support de manière que lorsquel'arbre et la pièce qu'il porte vont avancer, elle ne puisse jamais le toucher. On prendra un peigne mâle , c'est ŒJui où les dents sont sur le côté; et l'ayant placé de manière qae la moitié des dents soient en d^iors du trou , lorsque la marche est élevée; on le tiendra très-solidement, mais sans effort en cette position , et on fera aller la marche. Il est évident que ce peigne ne peut entamer le bois qu'en décrivant des hélices dans l'intérieur du trou; et attendu la régularité que doit avoir le joigne , les dents entrent dans tous les pas sans en gâter aucuns. Il y a , dans cette op^tion , un léger tour de main qu'un

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CHAP. II. Des Maitdrtm. »«!

peu d'exercice donnua bientôt : c'est de D'entamer le bois que J(»'«|Ue la .^m^esm marche descend; et 'coitimd 'c'est ordinaiteitient «vec te pouce gaucbe '"'"''^' qu'on fixé 1« peigne sur le support , tandis que les autres doigts embrassent ce support , l'écartement qu'il faut douner au peigne quand la marche remonte , est produit pai' tiQ léger mouvement du pouce, qui attire à.lui ou retâche insensiblement le peigne.

Plus il V a de pas qui prennent dans la clef , plus on est assuré de la solidité dafis le mouvement , et moins la clef est sujette à se mutiler. C'est pour cela qu'on fait ordiwÛFemeot la première vis de l'arbre à double filet. Par eé.'mo);en ta çtmrse ù^n est pas moins la même que s'il n'y eir avoit qu'un ; mEiis comme ils sont plu^ petits , et| qu'il j en a le double , ils prennent mieux dans la clef.

Si la course de l'arbre , à (iiaque coup de marche oe produit pas une asse^ grande qtantitéde fitets-, ou pour mieux dire , si elle oe fait pas l'écrbu assez profohd pour que tout le nez dp l'arbre puisse s'y loger; il faut se reprendre de' la manière suiv^inte. <)n tijendra la marche élevée ; et avançant le peisoe d'une dent, on baissera la. marche , et. il est clau* qu'on ira un filet plub avant, on «iontirïuefa jusqu'à ce que l'écrou ait acquis la profoEideur désirée ; mdis si' les filets sont déj^ profoncb , il ne faudra pas mettre lé p^gne au fond du pas, attendu que les filets à former o^iroient trop de'fooi^ à .emporter, ce qui <cor<i)eroàt tooit ; onen prendra donc peu à là fois. .

Quand le pas sera un peu profond-et égal dans^toutesa iQngueur, on ctera le maqdrin avec la pièce de' dessus le Tour , «t sans les séparer , on essaiera si la vis peut eatreï. Oft aura .^oin qu'elle entre plutôt un peu lâche que juste, parce* que )e bois en se i^tiraut*,et séchant,, diminue ,1e diamètre du trou; et il n'est pas rai$ qu'au bout de 'quelque temps les mandrins n'aillent plus sur' l'arbre. Pour retnédier k cet inconvénient, on se procurera un taraud dont ks filets soient parÊùtement semblables à ceux du nez de l'arbre; mais d'un diamètre un peu, plus fort On passe Ce taraud dans l'écrou de ces mdndFins, c«' qpi les remetâ l'ouverturç priniiitive. ■ ■ ., , .

Pour' éviter le désagrément d!e démonter à -chaque fois la pièce pour l'essayer,, oïl prendra «nmorceabde boifflneosef de trois pducee-defoog environ; on le tournera an 4iaiDètrt] dé l'embase de l'ambre; à l'une de ses exti^mitésj. on fora luœ vis' se^lable en tûiis ptMotS'au nez d« l'Sarbre. A l'autre on en fard une pareille à laquelle on donnera une bonne Ugne de ^uslong, et dont on détruit au T-our- les fflets, en n'en laissant que I. I. 36

ièi MAKUEL DU TOURNEUR,

ss de Itères traces.Le bout lisse sert de calibre pour l'ouverlure da trou, et ** l'autre remplace le nez de l'arbre. ^^. ig,Pl. a3.

II faut, pour bien faire cet écrou, que le peigne coupe parfaitement. Mais comme il n'est pas possible d'afîûter tes dents sans les gâter, il suffira de passer le peigne à plat sur une pierre à l'huile pour aviver le tranchant; sans cette précaution, comme on ne fait que gratter leiîois, on court risque d'égrener tous les pas, et de les enlever en grande partie.

Si le bois étoit trop vieux , qu'il eût été trop flotté , ou qu'il eût perdu la majeure partie de sa sève , on ne pourroit guère faire des filets bien nets. On peut cependant, avec un peu d'habitude de travailler, corriger cette défectuosité. Lorsque l'écrou est à peu près à son diamètre , on y introduit quelques gouttes d'huile ; et faisant monter et baisSer la marche , on en imprégnera le fond des pas ; puis reprenant soigueusement lea mêmes pas avec le peigne, on viendra à bout d'unir tous les filets : tette fa'uile rend au bois un peu de l'onctuosité que le temps lui a fait perdre. Cependant, si une vis devoit entrer dans un écrou de bois, l'huile feroit gripper et crier le bois. Dans ce cas, il faut mettre assez peu d'huile pour qu'il n'en reste presque plus quand la vis sera faite , la laisser sécher; et comme le savon est un composé d'huile, on frottera ensuite la vis de savon qui, en raison' de l'affiDité, s'incorporera avec l'huile, et empêchera la vis de crier. Si le bois étoit frais coupé , les filets se feroient merveilleusement bien : mais ces mandrins de bois trop frats^ se fendroient tous au bout de peu de jours.

Un défaut que les Commençans ne manquent pas de donner à tous les écrous qu'ils forment sur le Tour, c'est de faire l'entrée trop large, en sorte que le fond seul prend comme il faut. On doit apporter toute son attention à ce qu'ïls soient égaux en diamètre dans toute leur profondeur; et pour cela, dès que les première pas du nez entrent daiw les filets, il ne faut plus toucher k ceux-ci, mais à ceux du Tond, it moins qne le nez ne soit un peu conique, comme il s'en rencontre quelquefois.

Quand le mandrin entrera sur le uez de l'arbre avec aisance, et qu'il posera bien contre l'embase , on démontera le mandrin à queue de cochon , et avec une- gouge on donnera le dernier coup, tant à la circonférence qn'à la face , ou bout extérieur du mandrin , et on le terminera proprement sans cependant se servir du ciseau : cela est absolument inutile. Ilest à propos, quand le mandrin sera terminé, d'y percer un troti dans son axe. Cette précaution empèdie le bois de se fendre.

On fera le plus qu'on pourra de ces mandrins ; ou verra, par la suite

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CHAP. II. De» JtTandr'tnê. a83

qu'on n'en a jamais assez. St l'on a du boU de di^rentes grosseurs , on ^i les fera comme Us se préseateront: voici la manière de lés placer. I

On enfonce dans le mur, et le plus près possible de l'établi de Tour , une très-grande quantité de clous à six pouces de distance les uns des aub«s , et en quinconce ,, c'est-à-dire qu'à la $econ<fe rangée ils sont entre deux des premiers, et ainsi dé suite. Les têtes de ces clous prennent dans les fiûts , et retiennent les mandrins en place. De cette manière on verra du premier coup d'œU quel est celui dont la grosseur, soit intérieure, soit extérieure, .convient.

Cette besogne de Ëiire des mandrins est très-fatigante, surtout pour une personne qui ne veut que s'amuser : le sieur Hamelin-Bergeron se charge d'en jHOCurer de tous faits à un prix raisonnable ; et pour les avoir propres au Tour qu'on a , il suiBt de lui envoyer un feux nez semblable à celui, fig. 19, PI. a3, dont nous venons de parler.

Pendant que nous en sommes à enseigner à faire des mandrins, noua devons parler d'une espèce dooit l'usage est très-commode.

Supposons qu'on veuille tourner les bouts d'un étuiaii Tour en l'air, donner un coup de ciseau à la goi^e d'une botte qui ferme trop juste, ou bien retoucher à une pièce terminée; il est évident qu'on ne peut la ÎAVCt entrer de force dans un mandrin, qu'an risque de la casser, ou au moins de la gâter : voici une espèce de muidrin- très-ângénieux et très-commode.

On mettra sur le mandrin à queue.de cochon un morceau de bon bois de 3 à 6 pouces de long, et d'un diamètre à volonté, pour faire un mandrin brut, fig. 8. On y pratiquera un écrou, comme on rient de le dire. Quand il ira bien sur le nez det'anbre, on l'y mettra et on le tournera rond à son plus fort diamètre. A 1 8 ou 20 lignes près du bout , qui porte contre l'embase de l'arbre, on formera une espèce de gprge a; qu'ot^ arrondira de chaque côté , pour donner à cet endroit un peu moins ,de grosseur, et procurer à la pièce l'élasticitô. dont on va pecoonoUre l'utilité. , ' . ,

On le tournera bien rond, et en diminuant un peu jusqu'aiti bout. On y fera avec une mèche de deux lignes au moins, un trou bien au centre ,.<et qui pénètre dans toute la longueur,, jusqu'au trou de la yîs. Puis le saisissant dans lin étau avec, précaution, de. peur qu'il n'éc]at^, on le sciera, suivant sa longueur, par deux traitsqni.setOTois^t. à angles xlcfùts,. etqui aillent jusque dans la gorge : et pour fxla,'on pren^ta^ne scieu/i peu épaisse fig. 7, pi. 9, afin que les intervalles soient un peu plus grands.

a84 MANUEL DU TOURKEUR.

^■^Bi^ Oii^e pourvoira d'un anneau de fer ou de cuivre , dont la lace intérieure Pl. a3. gît un peu d'entrée d'un côté, et qui entre yutte sur le petit bout.

Il est clair que si l'on a une pièce très-Tnince à tourner , et qu'on craigne d'en gâta* la surface, ou de la casser en l'enfonçant, on pourra, avec un outil de côté , mettre le trou du mandrin fendu , bien rond et bien droit , à la grosseur convenable , et y placer la pièce sans qu'elle éprouve^de frotté^ meut ; puis mettant l'anneau , et l'enfonçant un peu , la pièce se trouvera saisie solidement , puisque chacune des quatre parties a la feculté de s'approcher du centre par l'effort intérieur de l'anneau.

Il y a des personnes qui serrent ■€« mandrin d'une manière plus commode et plus sûre en apparence , mais en effet sujette h des inconvéniens que n'a pas l'antre : elles font fondre un anneau de «uivre , aux- deux pôles duquel sont deux petits boutons ou tenons , qui servent à le faire tinimer. On pratique dans l'intérieur de cet anneas dea pas de vis ponr en iaire un éorou conique. On forme sur le mandrin des pas de la même vis, et ou le serre insensibIeiBent.<9i tournant l'anneau à mesure qu'on en a besoin. ' '

Cettenëthodeparoît avoir plusieurs avantages svr la précédente : i". elle serre 1^ pièce plus doucement; a", elle la serw également, c'est-à^lire toujours conç«nlrique»eRt ; au lieu quede Ifautre manière on ne peut serrer >que 'par «ndooitts, et qu'on n'est jamais sûr que te mandrin ne gvacUt pas. Cette raison n'est vraie qu^en apparente : dans la pratique l'an' neau à vis ne vaut pas l'autre. On ne sauroit croire que, qooiqae le man* drin soit pra^ bien au œntie et bien droit , il est rave q«e b pièce soit aa oentre : si Ytm serre avec l'anneau à vis , rien ne pourra la remettre ao centra^ so Ueu qu'avec l'anneau simple, on a la faculté, avec a» léger coap' de maillet j qui le dérange d'un ou d'autre coté , ^e la remettre bienr droit

' 3 est to«t aussi ennuyeas d*' fiiire de» mao^ins que d«s- manches; mais lorsque nous avons recommandé de faire lies mancbe^r, noâs avions pour but d^habitoer l'Amateur à bien «oo^per le bois : maintenant qu'on doit l'avoir acquis , ce n'est plus que pour son besoin personnel que nous Rengageons à se, procurer un g«mdi nomb^ de mandrins : mais comme on ne peut se dispenser d'en avoitr beaucoup , il sera néOessaire de s'en fournir comme 6d le jugera Jt'pi'opos.- '

Quant aux mandiin ^dus^,: ceK ne ^rott g>uèt<e' pcMsiMe , attendU^ qu'ils- doivent avoir été-feïtssWlelîOHP même auquel ils doivent servir^ Et à <è sujet , vôièi une observation essentielle. S'ils étoiept tous d<f diamèbvs eitérituri diiiféfénS^ il faudroit au.tant d'anneaux que de man-'

' CHAP. II. Des Mandrins. ' a85

driris. On s'en dispçDsem en en £iisant quatre on sis d'iine m^me grosseur e pour un même anneau ; six plus gros «t six autres encore plus gros. On conçoit que dans chaque espèce on pourra plaMr des pièces de diff<éreiites grosseurs , et c'est tout ce qu'il Suit.

LtH^u'on prend une pièce dans un Hiandriu f«nda , il est rare qu'elle ait bçsoia d'être saisie à une longueur de plus d'un pouce ; car la pression àt> l'anneau rend nécessairement le trou un peu plus étroit vers l'entrée ; l( fond peut être d'un plus grand diamètre ; et assurément lorsqu'une pièce*, quelque longue qu'elle soit , est prise il la longueur d'un pouce , elU ne peut manquer de tenir sur le Tou^ très-solidement. Il y a même un atantage à ce que le trou soit plus grand au fond qu'à l'enlace , c'est qu'en caA que la pièce ne tourne pas rond ou droit , ce qui provient de ce qu'elle n'est pas dans l'axe du mandrin et de l'arbre, «n peut, avec un léger coup de maillet , jeter là pièce d'un côté ou d'un autre , selon le besoin. Mais torsque le gauche est presqu'imperceptible , .il suffît de donner un léger coup sur l'anneau ou sur le mandrin même. Nous reTiendronâ à ces détails lorsque nous enseignerons à tourner quelque pièce sur cette espèce dé mandrin.

Qnand on aura acquis «n peu d'usage du Tour, on redonnôîlra combièrt il est essentiel d'avoir de bons mandrins. On éprouvera même, avec déplaisir, qu'à l'instant où on veut placer une pièce d'un diamètre un peiï fort dans un mandrin usé et trop court , pour peu qu'on force cette pièce , le mandrin se fenrf^ et n'est plus bon qo'à être mis au feu. Pour préveni* cet inconvénient, on fait des anneaux on cercles de cuivre, depuis an pouce jusqu'à cinq de diamètre , dont on arme le mandrin de la même manière qu'on contient un moyen de roue a\'ec des freUes de fer ; on l'entre afvec un peu de force sur son extrémité antérieure , et Ton est assuré de pouvoir forcer va peu la pièce sans Craindre que le mandrin ne se fende.

Il ne feut pas croire qu'on doive avoir beancoup d'anneaux de diflfôrentes grandeurs : il suffit d'en avoir de trois ou quatre différents diamètres. Ainsi on en aura quatre de deux pouces; quatre de trois, quatre de quatre pouces, quatre de cinq, et quatre de six pouces. On les fera un peu coniques , afin de pouvoir enfoncer les anneaux , si le bois se sèche et se rétrécit. Voilà pour les grandeurs courante^ Il est des cas où l'on à besoin de mandons d'un très-grand diamètre, comme de douze, qliatorze, quinze, et même seize pouces, comme quand on veut tourner des cadres un peu grands : dans ce cas on prend des planches de noyer.

a86 MANUEL DU TOURNEUB.

s de quinze à seize lignes d'épaisseur, on les monte sur le nez de Tarbre, et on applique dessus, après les avoir dressés et arrondis au Tout, la plan* che dans laquelle on veut prendre le cadre. Si l'on avoit besoin d'une grandeur dont la moitié ou rayon excédât le centre de l'arbre , ou plutôt la distance de ce centre au dessus de l'établi , on pouiroit mettre , sous les poupées , des cales bien dressées , et d'épaisseur convenaMe. Mais si cette grandeur excédoit de beaucoup , on seroit obligé d'avoir un Tour plus élevé.

Il est encore une autre espèce de mandrins d'un usage très-commode. Ce sont des boites de cuivre qu'on remplit d'un tampon de bon bois, et dont on se sert comme -d'un mandrin ordinaire. Lorsqu'à force de servir le bois est usé, on remet un autre tampon, et c'est un inandrin tout neuf. On fait de ces mandrins d gobelet , fig. la, Pî. 29, T. II, depuis un pouce et demi de diamètre intérieur jusqu'à quatre pouces. Le plus grand avantage de ces mandrins est d'éviter la nécessité de faire sans cesse des écroux, comme il en fiiut à ceux ordinaires en bois.

Ijorsqu'on veut tourner une pièce d'un diamètre un peu grand , et en conserver le centre, on se sert d'une espèce ^de mandrin, qui n'est autre chose qu'une plaque de cuivre, ^^. 9, ayant à son centre, sur l'unie de ses surfaces, un fort renflement où est un écrou qui se monte sur le nez de l'arbre. Près de la circonférence sont trois trous, qui donnent passage à trois vis à bois dont la tète est par derrière , et qui entrent aussi peu qu'on le veut, dans une des faces de la pièce qu'on veut tourner, sans pénétrer jusqu'à l'autre surface. Il est uue infinité de cas où l'on n'a besoin que d'une des deux surfaces. Mais si on devoit aussi se servir de l'autre , on retnpHroit les trois trous avec des chevilles bien collées. Comme le centre de l'arbre, ainsi que celui des pointes , est ordinairement élevé de 7 ou 8 pouces au dessus de l'établi , on y montera un plateau de i4 ou 16 pouces de diamètre un peu foibles; on en fera un mandrin à peu près semblable au précédent, sur la surfoce duquel sont des cercles concentriques et également distans entre eux, sur chacun des' quels sont trois trous carrés; on place dans chaque trou une espèce de crochet, fig. ao, dont la tige entre carrément dans son trou, et au bout de laquelle est une vis qui reçoit un écrou à six pans, qui se serre par derrière le mandrin. On place la pièce à tourner le plus au centre qu'on peut, suivant les cercles qui sont sur le mandrin, et on l'arrèteen place au moyen des têtes des crochets : par ce moyen on peut tourner une

CIIAP. II. Des Mandrins. aS;

pièce d'un peu plus d'un pied de diamètre, si Toa a mis les cn>chets à=^^~B six pouces et demi du centre. On ne se sert de ce mandrin que lorsqu'on I''"*^. ne doit traTailler qu'au centre de la pièce, comme dans les boîtes à boussole qui sont carrées , attendu que les crochets embarrasseroient la circonférence.

Il est une infinité de cas où il est plus commode et plus expéditif de percer une pièce avec une mèche montée sur le Tour. On a pour cet effet des mandrins au centre desquels est un trou caiTiéyfig. i3, PL 39, T. Il , où entre le carré d'une mèche, comme dans un vilebrequin, qui est également retenue par une vis sur le côté.

Ce n'est pas seulement du bois qu'on a occasion de tourner sur le Tour en l'air, on y tourne très-souvent des métaux, surtout lorsqu'on se livre à quelque partie de la Mécanique, Il est une infinité de circonstances où la nature et la forme d'une pièce qu'onveut tourner en quelqu'une de ses parties ne permet pas qu'on la mette aisément sur le Tour. Dans ce cas , on a imaginé des mandrins où la pièce est prise entre deux coussinets qui avancent et reculent à volonté dans une coulisse où elle est maintenue par des vis de pression , fig. 8 , PI. ag , T. Il- On peut avec ce mandrin, saisir une pièce longue et mince qui seix>it trop flexible pour être travaillée au Tour à pointes. On fait entrer la pièce dans le trou pratiqué dai^ l'axe de l'arbre, et on ne laisse excéder que la partie qu'on veut travailler. On a même fait construire des mandrins sur lesquels sont montées les deux mâchoires d'un étau , qui au moyen de deux vis de rappel, dont l'une a des. filets à droite, et l'autre à gauche, peuvent s'écarter sans cesser d'être toujours également distantes du centre, fig. 6, PI. ag, T. II. Ces mâchoires sont assez fortes pour qu'on puisse y,prendre un fort morceau de fer, d'acier ou de cuivre, et le tourner comme on en a besoin.

Il est une autre espèce de mandrin à quatre mâchoires mobiles , dit universel^ y. fig- 7» PI- ag, T. II. Ce mandrin que nous avons perfectionné, et dont la structure est simple et trè»-ingénieuse, est maintenant en usage dans presque tous les ateliers. Il fecilite particulièrement l'Araamateur et l'Artiste dans les ouvrages qu'ils veulent entreprendre, en ce qu'il procure le moyen de centrer en peu de temps toute pièce plate, qu'on se propose de tourner. U a de plus l'avanti^ de saisir intérieurement ou. extérieurement. Supposons que l'on veuUle retoucher une surface d'un cercle lait, et que ce fût celle extérieure : on saisit la pièce en plaçant les mâchoires dans rintérieur; alors rien ne gène l'outil pour la

termina*: on sent que pour le cas contraire, on maintient la pièce à

l'extérieur-

- Il a eocore U prc^nété dans certains cas de tenir lieu d'excentrique,

en avançant deux de ses mâchoires de gaiKhe à droite , à la distance du

point donné. Il faut pour cette opération , comme pour les autres, centrer

la pièce avec le plus grand soin.

Sur un plaleau de cuivre , fig.. 7 , PI. $9 ^ T- II, qui se monte sor le nez de Varbre , sont quatre coulis^s ou rainures &ites arec la plus grande exactitude , et qui prenneot à six lignes du boird , jusqu'à égale distance du centre. Dans ces coulisses entrait à frottement quatre grifïies taillées comme des limes dont tes rainures embrassent l'épaisfieur du plateau. Ces griffe» sont percées entre les deox rainarea d'un trou taraudé d'une vis it double filet, souvent à gaucb^ Dans ce trou entre une vis doint un des bouts porte une embase dans, bquetleest percé un trou carré, qui sert à ta faire mouvoir au moyeu, d'une def. Ces vis sont maintenues derrière le plateau p^ le bandeau extérieur sur lequel sont pratiqués quatre trous coniques pour le passage de leurs, têtes dont la forme est: la ïnéme, l'autre extrémité des vis est fixée au centre du plateau par un tampon ^aciev qui les empècbe d'avancer on recnkr ; de manière qu'en les tournant elles fbocent les mâchoires à parcourir la longueur des rainures. Au milieu du tampon est une pointe à. vb mobile qui s'avance à volonté: cette pointe sert à recevoir le point de centre qu'on a dû form» au compas, et évite bieni4es tâtonnemens.

Pour centrer avec plus de sûreté, on &it au. .bord de diacune dies rair nures, des divisons très<«xactes qui guident la marche des griffes , ce qui est surtouttrès-utile quand on veut excentrer une pièce d'une distance donnée; et comme on a la faculté d'aVïncer celle des vis qu'on juge à propos, il est aisé, en reculant la griffe opposée, de trouver très-exacte* ment le centre d'une pièce.

' U peut arriver que l'exoentiicité ne se trouve, dans le sens d'aucune des quatre vis, mais entre deua: alors on en fera avancer dieux, et reculer les deux opposées, et la pièce seramue^dansla diagonale.

On en a Ëiit quelques'usfi composés de deux pJaques .de cuin« , entre lesquelles sont des rouages, qui par-uu ptgDon.auquel ils correspondent, mènent les quatre griffbt d'un, mouvement ^al : mais ces pièees: sont assez sujettes k se déranf^er, et dfaillein-&.ne sont. jamais. parfaites.

Nous en avons vu d'autre» composés-de deus plaque&, qui tournoient l'une sur l'autre, sur un même centre ou boulon fixé sur celle qui se

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GHAP. II. Des Mandrins. «Sg

■saonte sur l'arbre. Sar cçtte dernière «st une rainure en spirale très nip- bbsssi prochée, depuis la circonférence jusque près du centre. Les queues des. '

grifTes sont entaUlées de manière à entrer jusbe dans cette rainure : il est aisé de oomprendre-qoe si l'on fait tourner la plaque qui pbrte les griffes, ces demièresi sont forcées de suivre la rainure, et qu'ainsi elleS' avancent ou reculent d'un mouvement ^al ' et 'Unifortne, et que si elles ont d'abord été bien centrées, eUes ne-peuvent plus se déranger. Et comme ces plateaux , en tournant, tendent toujours à serrer davantage la pièce entre les griffes , on peut tourner la pièce sans crainte qu'elle ne se dé^ range; mais il «n résulte souveart un inconvénient trè»-grave , c'est qu'eu ne peut plus retirer la pièce quand elle' est achevée. . Souvent lorsqu'on a préparé nne*pièce sur le Touri pointes, on est obligé de la travailler, ensuite au Tour en l'air. Si, à cause de sa forme, il étoit difficile de la monter dans un mandrin de bois , ou qia'on ne pût se servir du mandrin universel , on se serviroït d'une autre espèce de man* drin qu'on nomme à gobelet , fig. so, sur la «irconférenoe duqu^- sont quatre visa quatre-vingt-dix degrés de distance les unes des autres^ tendant parfaitement au centre, etqtti, pressant la pièce, la tiennent d'une manière très-ferme. On ajoute, pour plus de solidité, quatre autres vis placées immédiatement au-dessous des premières.

Il est possible que cette pièce soit prise assez au centre , k l'endroit où posent les vis , et qu'elle ne tourne pas droit à la sur&ce antérieure. Cela vient de ce qu'elle incline d'un ou d'autre côté, ce qui est assez' difficile k réparer. C%6t pour oda qpe les mandrins à, huit vis sont préCérables^ «n ce qu'après avoir centré la pièce avec les quatre premières vis «t le plus près possible du mandrin , on peut avec les quatre autres redresser le bout isolé : c'est de cette manière qu'on tourne les carrés de médailles, qui doivent être aussi droits sur la Ëtce que sur le champ; une pièce une fois centrée avec les huit vis, se trouve fixée très-solidement; et lorsque l'autre extrémité est aussi parÊût;ement centrée , on est assuré que Taxe entier de la pièce est exactetement dans l'axe de l'arbre du Tour.

Si Ton craint que la pression des vis n'entame la surface de la pièce, on pourra interposer sous chacune d'dles un petit morceau de cuivre, ou une virole entière arrondie suivant ta courbure de la pièce. Ces vis -se serrent et se desserrent au moyen d'une clef pareille à celle, fig. a i. Ce mandrin, très-commode en lui-même, a cependant l'inconvénient, que les quatre vis qui excèdent la circonférence peuvent écoreher les -mains, T. I. 37

s pour peu qu'on néglige d'y prendre garde , ou qu'on tourne fort près du

Pour touraer des pièces jilates et très^ainces de di£Eéreiis diamètres , le mandrin, jSj'. lo, Plv a3, derient indispeDaable, il nous suflSra de le décrire pour «D' faire -conncntre l'utilité. On sait qu'une pièce mince présente À sa ciroonféraïce un bord presque coupant, qu'Û est difficile de contenir dans un mandrin de bc»s ; et comme ces pièces sont presque toujours gauches, eJles ne portent au fond du mandrin que difHcUemeot , et on se ,peut pMwenir à les dresser. *

Celui dont nous domtons la deaciiption est .composé d'un plateau de cuivre de dix à douze pouces de diamètre, et d'environ quatre lig^ies d'épaisseur, sur le derrière duquel est un «eoflemmt d'iOn pouce de saillie, et fileté dans son mtérieur oomme les aulves mandrins .pour monta- sur le nés de l'arbee. Sa sur&ce est divisée par des traits oonecntriques à quatre lignes de distanee. Ces traits sont partagés <chacttn en quatre ^parties égales, et percés de quatre trous taraudés pour y recevoir des vis à esobàse , qui servent à -fixer la pièce an moyen de quattre lipâchoires^. lo /bis. De cette -manière elle ae irou^ maioteoue bien à plat contre le juandrin , et lûen solidement. On y ajoute qudquefbis, et pour le même usage, ■ une vis au centre, comme celle que nous avons indiquée au mandrin universel. Celui dtHit nous parlons a aussi l'avatUa^e de pouvoir recevoir des pièces de toutes formes et-de teseaceotrer.

Il nous reste Jt perler du mandhn àipoiotts ^ jii,.]P/.,B5, qui, «e montât», «nr le nez de^ l'antwe, donne .la Suscité de 'tourner entre deux pQiabis sans déranger ,1e Tour enl'a^r.tLaii^vdlacieratque.ron'yoiC £ar'la«iF<<Miféreniee.e6t-destiaéie à entraîner l'anneaiu. à qwtie vis, j£^. i3, dans le cas ctù l'on voudrait touraw ÀTan^ise, ainsi ^e. nous l'avons «oseigné iiwéoédenunent.

Il nous jette àdiie un mot- sur la jwoîire de mcttm tlne :pfàce .sur le Tour,an. mastic: cette ^ténation est. assez difficile. -. ' . .

On doit avoùr <du mastic en 'liâtons-, < oomme nous L'avons rrec^ffimandé. On dresse un mandrin , et faisant aller la marche avec une assee grande précipitation , on ai^uie h bâton «OBtre k «nandriia. JL* el?alf ur que ;iMroduit le fctrilâaeut iait len peu de temps foadre.ie wartic qi«i s'attAche «u «aaadffin ^.«n tournora le ^onc» tout M»S,>a&n .qu'il -tii>nde pUis^alement, M-«ainet«es8ara de tounkcr p6iurir«Atrel:c»ird»as son «tat de mollesse : puis,. saus-perdre de ;teraps, on {wésenteraita pièce, ejt l'appuyant , on, touTuera de la même manière pour conjfcùfuwr d'échavÊfçr

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CHA.P. II. Deê Mandtina. 191

le mastic et ta pièce, afin que par ce moyen le mastic puisse s'y atta-^sss^=. cher; puis, lâchant cette pièce, on jugera en tournant si elle est droite et ^'" *^' ronde : si elle ne l'est pas , on la r^ressera du côté qui l'exige en la poussant légèrement avec la main. Il faut faire cette opération avec beaucoup de dextérité et de promptitude : autrement, comme le mastic refroidit promptement, on ne pourroit plus faire avancer ni reculer la pièce, et on n'auroit plus d'autre moyen que de l'ôter de dessus le mandrin et de recommencer.

Cette opération est très-minutieuse, et rarement les Commençans y réussissent : pour y parvenir plus aisément, on peut tracer sur la surface du mandrin quelques cercles , pour juger par la position de la pièce , dans l'intérieur de l'un d'eux, si elle est phn ou moins centrée.

Bien n'est aussi commode que cette manière de mastiquer sur le Tour. Si l'on a bven •apété , oh peut SBf-ltK^UMip'dégrosBir ud msrceau quel qu'il soit, fut'Cedel^iTDire;3neûsil£iutpveKiére'||4i<de,«ft sesËPvantdeiageuge, ' de rracontrer Innsquement quelqu« partie trt^ saillante, car U pièce ^itfeeroit sur^le'CbsBDfp \t mandrin. On atteindra ^ouc tes iit^l^s «tssftez loin ^ pew ne prmdfe qtre peu de «uitière'à Ift lois , M liès que la pièce -est an rond , il n'y a phii tkta. à «traindre.

Si Ynti vouloàt «Mettre s«r le Tctar «ne pièce -an peu forte, «ù d'un grand dùmètre , il mroit plus oonrt let plàs tAir de feiw t:hftQller ta pièce let )e mandttn , ou de tsàte fondre du tna^ic dans nti poêlon on aatre vase de t#re; iCy trempa le bontidn AAndnn, -^ reni0tb>e cemanckin sur le Tour, et de centrer 1a piède 'tout ^ son aise. Le mastic ainsi tiOMMi ï*ste |rtos long-Vemf» éhàud , et 'donne le temps ^e -Aresser U pièce âcunine on le dé&iM ; mais «nsi il fttrt âtteMrc que le masiàc wM pariailenieift Kfroidi ; et wéaie M la pièce -est hh peu loMtle , 41 ne ffftrt ipw , -après l'avoir oâiïn>ée «t dMSsée , Itt laisser $ut> 4e ^«r, sa pestuiteur la feroit-des* eoidi^ , eft >[>»■ âohsdqwM 1a>déeënVren)ît. Il ftmt âwr le Tnabdim 4e dessus l'arbns , «t m«tfr« Ja fné«e k pktt «ur I^dtàMi oa &ati« p«vt.

QutOidlh }>iéice ett flohet-ée , t4<») n'«st aossifeoileque derôtor^iedeMui le «DindHn. li suffît dfe dcttm«f tiVusqoéWeM s» oeite pièce xta icoap de niaittet; si ^lle est ^lie, et ^u'on «lirbigne de'ltt:g^r, on U couvrira 'dhin peu de di«p i de ttoge ou Auti«e ététïe , A <o9i ^ppKAti deenm , on par derrière. OrdhfttiiNMMm la-iflète'qallie'ft&ns qutil.yrtisteibtttuecKq) de mutic. En voilÀ laHefc'pAr tts^cnt aus {Mrépntftife Jndsspensahlee pour tourner en l'air : Kous allons efftrer dansiles d^xils des opérations sobséquentes.

MANUEL DU TOOKNÏUK.

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