CHAPITRE IX
Des Moulures , et des principes sur lesqiiels elles sont fondées.
SRÇTION PRpiïÈ^i;,. .
Nom H figures 4*9 prim'tpahf MaftUtrg»,
I j«» mouluras sont des imitatigiii d^ la paturq; mais jA fi^ut çowepir , que la mode el le goût tes ont jétrMig0m«itt déjQgurées. Toat W mond« Pl. a6. connoit l'origine du chapiteau de l'ordre çprir^hien, Vm jeune fille aviM mis un panier sur une pierre, et l'avoit recouvert d'une tuile;' le |ia9ar(| fit venir tout autour de l'acanthe, plante à larges feuilles, dentelées et vertes. La corbeille en fut ca,<;bée, et les obstacles que la tuile apportoit à la croissance directe de cette plante lui donnèrent des contours , qu'on a depuis appliqués à l'architecture : mais nos chapiteaux corinthiens, qu'on orne de feuilles d'acanthe, ressemblent -ils au panier autour duquel la nature seule avoit produit uQie plapte agrestç? Il en est de même d'une infinité d'auti^s ornenens , dont nous m ehercherops poiijt l'origfue. ]Le# modillons, qui oroifnt si bien mm corniche, n'éjxjiei^t, da^ l'ongiiie, autre chose que le bout 4es solives, qu^ SiOUteno^ent le tpU des édi^oep rustiques, etc.
Si telle a dû être J'ori^ne d9s ipouluree et prnepa«n$ d'arç^ii^cture , ij fetut convenir quf le goût, en ^éç^ritailt de 1^ ^ure, leur a donné, de^ fonnes ap^a^es. Msia ces mtHUures e^ ces oruieiioiens pe sont p^ arbi.traires ; Ha sont ï^ujettis à des régies rigoureuses , dont l'obserra^tio^a 01^ l'oubli produit des effets «gréaUe? ou d^?^'49^es- Nous d^visef<o^ «^im: les moulures en ^ra^wies et petiffis. Les-griHide^ présentent de fortes masses , qui sont diigiagées le? uoesdets autres par de pe^^tes; ^ c'e&t d^ la .coisbioatsoD deo unes et des wtres qite ré^dte la :beauté des formes.
Les {grandes sont les plin|iii?s . les grande quarts-de-poi^d , les cavets , les douanes droites et renversées , le» tores, les«coties, et les grandes gorges.
38o . MANUÇL DU TOURNEUK.:
K!=afs . Les petites moulures sont : les listels, les £tets ou carrés, les facettes, Pt. ÀÔ.' |gs astragales , les baguettes , les petits talons ou bouvemens , les petites gorges, les grains-d'orge ou dégagemens. Qpelquefois on fait les grandes moulures très-petites, oomme les cBvetS', les qtiapts-de-rood et les talons, selon le goût de la pièce. On nomme Tore , un gros boudiu , tel que celui qu'on voit aux bases des colonnes; et l'on nomme tïco/i«, une moulure qui est en creux ce qu'est le tore en relief, comme aux bases des colonnes corintbiennes. On nomme Cavet, un arrondissement en creux qui n'a qu'un seul centre, ainsi que le quârt-de'-rond qui est en relief. Au surplus, notre dessein n'est pas de donner ici un traité d'architecture ; tant d'autrès en ont donné les règles et lés principes^, qu'il seroit déplacé de nous y étendre ici. Cependant , comme cbaque art a ses principes, et que tout le monde n'est pas' à'ia portée de se pourvoir de litres de tout genre, nous nous permettrons de donner quelques exemples-
■ On peut donner pour règle générale , que rarement une moulure doit ■avoir plus de saillie qu'elle n'a de- hauteur : c'est à l'homme de goût à choisir celles qui présentent les proportions les plus agréables pour' U pièce qu'il veut exécuter.
SECTION II
Manière de tracer géométriqaemerU le« Moulurer-
On trace les moulures d'après les principes suivans; ou bien on leur donrie autant de saillie que de hauteur, et alors l'une et l'autre partent d'un même point qui est celui de ta rencontre des deux droites, comme le quart-de-rood , fig. m , ou du point a , formé par la rencontre des parallèles a, b , et a> c, comme le cavet,^^. a5 ; ou bien en prenant au au compas la distance qui existe entre les deux angles </, de la hauteur, et e, de la saillie; et portant de l'un et l'autre point cette ouverture de compas , soit derrière la figure pour trouver la section , comme c , fig. a3 ; et de de point , traçant la portion du cercle d^e, qui , comme on le vCHt , n'en est pas le quart; soit en debors, comme c, ^. s6, et traçant te cavet d , e , qui lui-môme est moindre que le quart de cercle.
On peut varier à l'infini la saillie de cette moulure. Soient lesj^. aij et a7 , formées par deux lignes droites d'égale longueur, qui se rencontrent à angles droits; des deux extrémités de ces lignes on mènera une droite df e, que l'on divisera en deux parties égales en c .• on tirera ensuite ta
CHAP. IX. Sect. II. Manière de tracer géométt. lea Moulurea. 38* ligne indéfinie g, c, perpendiculaire à la ligne d, e, qui passera par le s point de reilcontre et par le point c. Il est érideut qu'on pourra- tracer entre les points d, «, autant de portions de cercles qu'on prendra d'où-. Tortures de oimpas différentes , en plaçant l'une des pointes eu e ou en d; «t l'autre sur la ligne g, c, k tel point qu'on jugera convenable. Si on ▼eut que la moulure ait moins de courbure que le quart de cercle, il Êiut porter la pointe du compas en dehors .du point de rencontre ; si on la portait en dedans de ce point , la moulure auroit au contraire plus de saillie que le quart de cercle. Mais cette forme n'est point agréable , et ne s'emploie que rarement.
Si la moulure a moins de saillie que de hauteur , ^. a8 et 29, ou moins de hauteur que de saillie, la perpendiculaire^, c, élevée sur Je milieu de la ligne cf, e, passera dans le premier cas au dessous, et dans le second au dessus du point de rencontre, des deux droites. C'est toujours comme dans l'exemple précédent sur cette ligne ^, c, qu'on prendra le centre de la moulure en plaçant une pointe du compas en d ouene ; et l'autre sur la ligne^, c, à un point plus ou moins rapproché, suivant la saillie qu'on voudra donner à la moulure.
On accompagne communément dans tes moulures les quarts-de-rond etles cavets d'un carré plus ou moins fort, qui les fait valoir ; mais le goût seul doit en déterminer les proporlionSk
Le tore, fig. 3o, qu'on nonmme autrement Boudin rond, est un demicercle dont le diamètre est une Kgne menée d'un carré k l'autre : . par conséquent il a pour saillie la moitié de son diamètre, ou son jayon. Il en est de même de la scotie ou gorge, mais dans un sens contraire.
Le boudin ou tore corrompu, est une courbe composée, ^. 5i. Ainsi ce n'est point un demi-cercle, mais deux portions de cercle dont les rayons sont differens. On nomme cette espèce de courbe , courhe à a , 3 ou 4 centres : nous allons éclaircir ceci. Si elle est à deux centres , on divisera sa hauteur a, 6, en trois parties égales, et du premier point de dmson'c, on élèvera une perpendiculaire indéfinie c , d. Sur cette perpendiculaire, on prendra la longueur e, e , égale à a , c ; et du point e , comme centre , on tracera un quart de cercle,/, d^ qui saille de tout son rayon : enfin, du point c, on tracera un autre quart de cercle , d, b; ce qui donnera la courbe à deux centres ,/, d, h. C'est pour le dire en passant , sur ce prinâpe qu'on trace tes volutes des chapiteaux ioniques , les voûtes surbaissées en anse de panier : c'est aussi la forme qu'on donne aux astragales du haut des colonnes.
- On fera la même opération en sens contraire poar avoir la goi^ge^. 3i.
Od peut juger, par cette règle, des principes de toutes lea courbes qu'on peut tracer tant en relief qu'en creux. Toub ces moyens sont purement mécaniques; mais les personnes qui savent les mathémaliqueft ~ transcendantes connoissent les moyens de tracer tontes les oouriïes par la ligne des abscisses et celle des ordonnée». : Le talon Jig. i , a , 5 , i*/. 37 , et la doucine, J^. 3, 4» 6, ne différent qu'en ce qu'au talon la partie saillante est en haut , et celle rentrante est en bas ; au lieu qu'à la doucine, la partie rentrante est tsa haut, et celle saillante est en bas. Cette moulure est formée , comme on le voit , de deux portions de cercle; et le tracé de chacune de ces portions est le m^me que celui que nous avons donné pour les moiilnres simples. On voit, à la seule inspection des figures , qu'on peut varier la saillie de cette moulure «1 agrandissant plus ou moins l'ouverture du compas. On préfère aujourd'hui celles qui sont peu i^ntrées et presque plates, comme laj^. 3.
C'est en mettant ces principes en pratique qu'on viendra i bout de donner à toutes les mouhires les proportions et les îarmeA qui les rendent agréables. C'est ainsi qu'on appréciera l'élégance d'une courbure qui se profile bien , d'un balustre bien Êiit , etc. Enfin , c'est ainsi qu'on viendra à bout de tracer et d'exécuter toutes les formes représentées par \thjig. 1 1 et suivantes. Mais comme il ne suffit pas de les bien tracer, et qu'il &ut maîtriser assez l'outil pour qu'il produise l'effet qu'on s'est promis , nous allons donner la manière d'exécuter quelques moulures et pièces un peu difficiles.
Nous ne parierons presque pas des /ig. 7 , ^ , 9 et 10. Celles 7 et S ne sont que des carrés ou listels dont on ne peut détominer les proportions , attendu qu'elles dépendent des moulures auxquelles elles sont jointes. C'est ce que les auteurs d'architecture nomment RAglet ou Sandet9tte. Il en est de même des petits boudins ou baguettes, qui ne sont autre chose que des portions de cercle qu'on a coutume de dégager de h iMOulure k laquelle elles tiennent, par un coup de l'angle du ciseau un peu a^ro* fondi. Le tore ou boudin , entre deux curés , Jig. 1 1 , est encore une portioB de cercle , à côté de laqBelle sont deux carrés qui ne doivent pas être dégagés comme les baguettes : c'est ce qu'en architecture on nomme Astragale. La fig. la est une Gorge ou Portion de cercle en creux. Les deux carrés qui l'acoonq^goent sont égaux ; mais ils peuvent varier de largeur selon là pièce à laquelle ils appartiennent , la grandeur de )a gorge et le goût de l'artiste. Cette figure s'appeUe en architecture
CHAP. IX. Sect. il Manière do tracer géométr. les Moulures. 383 Nacelle f Trochite ou Scotie. Cette moulure se fait avec une gouge affûtée 3^=^=9 un peu de long; lea-deux naissances de la courbe se feront avec la gouge ^'" ^^^ présentée un peu de côté ; et k mesure qu'on approfondira , on fera tourner l'outil , afin de faire rencontrer au milieu les deux portions de cercle , dont l'une est commencée & droite, l'autre à gauche, et qui se réunissent au milieu sans côte ni reprise, oc qui est un peu difficile et exige une grande habitude de se servir ainsi de la gouge.
La courbe représentée ^. i3, est celle dont nous avons développé les âémens, et donné les moyens delà tracer en expliquant la 7^- 3a>P/. a6. Quoique cet mêmes élémens soient encore manques sur la^^. ]3 , ce n'est que pour qu'on la puisse reconnoitre ; car l'on conçoit bien qu'il n'est pas possible de tracer sur le bois, ou sur toute autre matière, des divisions, et de placer des p<ùnts de centre hors de la figure. Cette courbe est trèsdifficile à bien &ire au Tour. Il sera même k propos , si l'on se pique d'une certaine régnlaïité , de se taire un calibre avec une carte k jouer , Ou mieux encore avec une lame de cuivre, fort mince, et de la présenter de temps en temps à la pièce. Cette espèce de courbe est très-usitée dans une infinité d'ouvrages faits au Tour : elle a beaucoup de ^âce , M sert merveilleusement à détacher un corps de dessus son pied. C'est Mtisi, par exempW, que le coips de la plupart des pièces des échecs sont dégiigées de leur pied : c'est donc une raison pour s'exercer beaucoup à couper le bois prc^rement, à maltriaer la gouge, et à ne laisser aucune côte ni reprise. On se servira , pour cela , de gouges de différentes grosseurs. lit plus diffîciie est de coiltmeocer la courbe à droite et à gauche , et de ne se pas laisser gagner par le bois. Pour y réussir, on présentera Toutil tout à &it de coté , et plutôt inolitié vers le creux que vers le plein. Dès que U gouge aura {«"is un peu , on appuiera sans crainte , et l'on profilera la couilw.
Laj^. 1 4 est On oss^nbtage de deux quarts de cercle , dont les centres sont en A) a, et dont on a donné les principes en détaillant la^. 2a, PL s6 ; mais ces quarts de cercle sont séparés par un carré plus ou moins fort, selon le goût. Il est très-difficile de faire cette partie ronde avec une gouge, quelqu'alliMigée qu'elle soit, à moins d'être très^xercé, et de pou* voir maîtriser assez l'outil pour aboutir en arrondissant dans les angles des carrés; on trouvera plus d'aisance à les faire avec l'angle obtus d'un ebeau qui coupe bien; d'autant que les carrés doivent joindre la rondeur à angles bien droits par rapport aux côtés de la pièce, c'est-à'dire perpendiculairement à l'axe. ^
384 MANUEi DU TOURNEUR.
— La fig. 1 5 est une douciiie entre deux carrés , dont oà reli^qDAtt -les ■ 37> principes dans les J^. i, a, 3, etc. On a eu soin de marquer sur cette figure, les deux centres intérieur et extérieur de chaque courbe, ^fin qu'onpût la reconnoître plus aisément. Cette courbe peut et doit même être feite en entier avec la gouge, si ce n'est que le petit carré qui est près du centre de la figure ne fût trop voisin de quelqu 'autre* moulure, qui ne permît pas à la gouge d'approcher tout contre le carré. Mais dans ce cas, ce carré lui-même ne pouiroit être fait au ciseau, attendu qu'il est fort étroit. On seroit obligé de prendre un bec-d'âue affûté de très-long , et d« le présenter de biais pour faire l'effet du ciseau, et couper le bois au lieu de le gratter.
Les^g. i6 et 17 sont de la même espèce, si ce n'est que leurs courbes sont des portions de différens cercles ; nous n'en dirons rien de plus : les ouvriers l'appellent Congélà. fig. 18 fait dans un montant un assez bon effet. C'est une espèce de coque composée de deux pcH-tions de cercle qui se réunissent au sommet en formant un angle aigu. La perpendiculaire abaissée de cet angle doit partager en deux parties égales l'épaisseur totale de la moulure.
La ^g. 19 est un collet avec un cavet Les ouvriers l'appellent Petii quart-de-rond aur un congé. Pour donner à cette moulure toute la grâce dont elle est susceptible, il faut que la partie convexe forme avec la partie concave un angle bien vif, qui doit être exactement à la moitié de l'épaisseur de la figure.
"i^fig. ao est de toutes , la plus difficile k rendre parfaitement régulière : c'est une boule ou sphère surmontée d'une autre boule. Les lignes ponctuées qui forment un carré, entre lesquelles cette figure est renfermée, indiquent que cette boule doit être prise dans un cylindre dont le diamètre soit égal à la hauteur. Il est à propos de s'accoutumer à faire cette figure, ainsi que toutes celles qui suivent, à la gouge seulement; et quand on sera parvenu à les faire aussi bien à la gouge qu'au ciseau , on pourra se flatter de savoir tourner et roaîtrlter son outil. Ce n'est' que pour faire connoître la forme entière de cette pièce que nous l'avons ainsi repré* sentée. Si elle est jointe à d'autres moulures, on réservera entre tes deux un listel oii une baguette ; mais il îavX toujours que la courbe soit aussi régulière que si l'on devoit la détacher.
I^a jig. a I est ce qu'on nomme Sphéroïde , surmonté d'une petite boule On entend par sphéroïde une sphère aplatie par ses deux pôles; les Mathématiciens supposent que son él^ent, ou pour nous expliquer plus
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CHAP. IX. Sect. U. Manière de tracer géomiir. leê Moulures. 385 clairement , la figure qn'on suppose avoir servi à la former , est un ovale régulier, tournant sur son petit axe. Il suit de cette définition , que puisqu'un ovale est composé de deux petits cercles, et de deux grands, le q)hércHde est composé de deux parties sphériques, et de deux courbes qui les réunissent : c'est le plus régulier. On peut, comme dans la figure , les réunir au moyen de deux lignes droites. C'est par cette jonction que cette figure tient au corps de l'ouvrage. On peut aussi la foire sur l'autre sens, c'est-à-dire supposa* qu'elle tient aux moulures voisines par son grand axe.
La fig. aa est une ellipsoïde, solide formé par la révolution d'une demi-ellipse autour de son grand axe.
Nous avons parlé de cette courbe en traitant des sections coniques , et nous avons enseigné là manière de l'obtenir en coupant un cône obliquement à sa base. Voici maintenant un moyen de la tracer sur un plan par un mouvonent continu et connu sous le nom âî Ovale du jardinier.
On tirera une ligne droite A, B , fig. 46, à laquelle on donnera ta longueur que doit avoir le grand axe de l'eilipse. On élèvera au milieu de cette droite deux perpendiculaires C, D, et C, JS, égales entre elles, l'une à droite , l'autre à gauche , et dont la somme sera égale à la longueur du petit axe. De l'une des extrémités de ce petit axe D , comme centre avec une ouverture de compas jé^ C, égale à la moitié du grand axe, on tra* cera deux arcs de cercle qui couperont le grand axe aux points F, f. Ces points se nomment les foyers de l'ellipse.
On fixera deux pointes ou deux épingles sur chacun de ces points , puis on prendra un fil double dont les extrémités seront réunies ensemble, et d'une longueur égale à A, /s o** tendra ce fil par le moyen d'un o-ayon que l'on fera tourner autour des points P, f, jusqu'à ce qu'il soit revenu au point d'où il est parti. La courbe ^, />,.ff, £, décrite j>ar ce crayon, sera l'ellipse demandée. Ce procédé est fondé sur ta propriété suivante de l'ellipse connue de tous ceux qui ont quelque teinture de géométrie. ,Si d'un point quelconque Jtï de cette courbe , on mène aux points i^, f, deux droites, if, F, M, f, leur somme sera toujours égale à la portion du grand axe A, f, ou à son égale J?, F, C'est sur ce principe qu'est basée la construction du compas à tracer l'ovale dont on trouvera la description au second Volume.
Ij&fig. a3 est un assemblage de courbes qui se terminent en pointe. Elle feit un très-bon effet dans une infinité d'occasions.
La fig. a4 est une poire coupée sur sa hauteur par tin carré, et terminée comme à l'ordinaire.
5 La Jîj- aS , sphéroïde , ayant une gorçe à son diamètre- La ^j. a6, œuf ceint d'une bande.
lA'fig. 37 est un œuf, échancré par une gorge.
La^^. a8 est une demi-boule, dégagée par deux congés ou quarts-derond creux.
La fig. 39 est )a moitié d'un ovale, coupé sur Bon grand axe, qu'on nomme Calotte surbaissée.
La^. 3o est une trompe ou cul-de-lampe, terminé par un demi-rbnd d'un moindre diamètre.
1a fig. 3i est un autre cul-de-lampe,, terminé par une petite boule dégagée par une gorge carrée. On peut retourner cette moulure de haut en bas , et , en variant ses contours , l'appliquer à beaucoup d'ouvrages.
la fig. 3a est un pavillon de trompette.
l^fig. 33 est une espèce de pilon , que les Tourneurs appellent Culde-fusée. On juge, à la seule inspection, que cette figure entre dans la composition des balustres. On l'emploie aussi dans d'autres ouvrages.
'i-Afig. 34 est un gland, que tout le monde sait être le fruit du chêne. Cet ornement , placé avec goût , Êiit un assez bon effet.
La fig. 35 est une poire , à laquelle on donne plus ou moins de dégagement , selon l'objet auquel on la destine. Elle sert de base à la forme que nous avons donnée aux manches d'outil ; mais alors la partie renflée doit être mieux filée qu'on ne la voit sur la figure.
Comme toutes les moulures dont on vient de parler, ainsi que celles qui suivent, sont absolument arbitraires dans leurs proportions, nou& n'avons donné aucunes mesures auxquelles elles doivent être assujetties.
l'A fig. 36 est une préparation faite au Tour, qu'on termine en creusant, 8ur toute sa surface, des rainures , en forme d'hélice, qui .se rendent au sommet , et qui , croisées , comme on le voit , forment ce qu'on appelle Pomme de Pirij à laquelle elles ressemblent assez bien : mais il &ut observer que ces rainures , qu'on trace avec une écouane à trois carres , doivent être plus éloignées les unes des autres vers le bas , et aller en diminuant et se rapprochant vers le haut, de manière à se terminer en pointe; et chaque rainure doit être composée de deux plans inclinés, ce qui donne à chaque petite" graine la forme d'une pyramide très-qbtuse , mais pointue.
ïjAfig. 37 est un tore entre deux doucines. Lorsque cette moulure est bien dégagée , que les courbes en sont bien rampantes , et dégagées bien vif de leurs carrés , elle fait un effet très-agréable.
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CHAP. IX. Sbct. il JUamire de tracer géométr. les Moulures. 3^7 Les fig. 38, 3g' et 40i sont des profils propres à des cadres pour des ■■™»i estampes , médaillons ou miniatures. Us peuvent être également exécutés ^'" ^^' en menuiserie. Les baguettes a, a, a, a, a, de toutes ces moulures, peuvent être ornées de perles ou de feuilles , dont nous avons donné des modèles , PL a6. Mais il faut les placer avec goût et varier leurs grosseurs. On pourroit même tourner des modèles sur ces profils , en bois dur , les donner au fondeur , et les tourner ensuite pour encadrer des morceaux précieux : mais comme le cuivre, qui n'est pas doré , est sujet à se noircir par l'impression de l'air , ou les vernira par les procédés que nous détaillerons dans l'appendice.
MAÏTUEL DÛ TOUANEOR.