‹ Manuel du visiteur du pauvre [microforme]Chapitre 15 sur 28 · CHAPITRE !X · texte numérisé non relu

CHAPITRE !X

De la correction du pauvre vicieux.

Parmi les pauvres, comme parmi les riches, il se trouve bien des gens qui, sans 7. nier l'existence de Dieu, ne cesse de l’offen. |

ser, et qui confessant toutes les vérités de la foi, agissent comme n’en croyant aucune.

Mais cette inconséquence n’est pas parti- | . Culière au pauvre, il y a pourtant des vices

ee qui paraissent n’être qu’à lui, parce que la

.bauvreté est entourée de tentations et de :

. Mauvais exemples qui ne sont que pour elle, comme aussi parce que l'absence des jouissances de l'esprit porte naturellement à celles qui sont matérielles et qui si facilement dégénèrent en vices.

C’est ici le cas de nous rappeler : 1° Que le pauvre ne peut que bien difficilement être prévoyant; 2° qu’il a beaucoup d’occasions pour tomber et très peu pour se relever; 3° que la pente par où la misère conduit au crime est extrêmement rapide. Nons avons besoin de penser à cela pour ne pas perdre courage sans motif après. avoir supposé le bien plus facile à faire qu'il ne l’est en effet, comme anssi, pour ne pas exiger du pauvre plus qu’il ne peut faire, et pour apprécier à leur valeur chacun de ses pas

Nous avons raison sans doute de faire remarquer au pauvre croyant que &es dé- ‘sordres offensent Dieu; mais ne nous confions pas. trop dans la forcc de cet argument; son confesseur le lui a, sans doute, fait bien des fois et il n’a rien obtenu. La raison ne lutte pas bien avec l’habitude, avons-nous dit ailleurs, et les abstractions n'arrivent pas aux coeurs grossiers. La majeure partie des fautes du pauvre viennent de l’abus des joies des sens, et leur origine étant matérielle, il faut jusqu’à un certain point les combattre matériellement : au précepte religieux, au conseil, il faut ajouter l’action : 1 ne suffit pas de prouver au pauvre qu’en allant à tel ou tel leu, ïl offense Dieu et nuit à sa santé comme à ses intérêts; 1l faut, de plus, contribuer à ce qu’il ne puisse y aller, en lui créant desobstacles 1t en soutenant ses bons propos.

Le samedi par exemple, est un jour fatal aux ouvriens, qui dépensent dans une nuit le fruit du tra vail d’une semaine et la substance de leur famille. Ils rentreront vers la fin de la nuit -leins de vin et de colère, donnant, au iieu du pain qu’on attendait.

de mauvais traitements et de mauvais exemples ; en vain des enfants affamés tendent les bras vers lui, en vain sa pauvre femme le supplie de: lui donner de quoi les

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soutenir; il n'est plus vère, il n’est plus | époux: il est transformé en une furie infer.

bale qui maltraite ceux qu’il doit protéger, qui me connaît pas le langage de la raison, qui n'entr-:1d plus la voix de la nature, qui n’écoute plus que-le démon de l'ivresse, lui disant selon son tempérament : “Ris, pleure, blasphème, blesse, tue; n’aie pitié de personne, ni d’une épouse malade, ni d’innocents enfants ; et quand tu auras épuisé pour le mal les forces que Dieu te donne :

pour le bien, tombe comme un fruit pourri :

d’un arbre sans vie et dors ton ignominieux sommeil; tu te néveilleras dans les bras de da misère, du remords, du désespoir.”

Et ce monstre odieux, être dégradé qui a !

écouté cette voix, il était homme et homme .

raisonnable il était bon avant de lavoir écoutée !

Rien n’est plus commun que de trouver * des artisans habiles dans leur état, raison- : aables, pleins de bons sentiments et qui seraient des modèles sis ne buvaient pas, - comme de disent leurs malheureuses familles. Quand ils sont calmes ils reconnaissent leurs torts, les déplorent, les avouent, font de sincères promesses d'amenidement; mais arrive le jour fatal: üls ont dans la main leur argent. et dans le coeur leur habitude; à leuns © . l’ami qui les presse, leur donne l’exempx., les entraîne. Après une semaime de privations, de travail à heures fixes,

il a de l'argent à-sa disposition, il peut s'asseoir sans consulter l’horloge, parler, rire, manger d’un mets plus appétissant

son, que son repas ordinaire, boire une liqueur qui qui lui plaît extrêmement, qui lui donne joie

lui 8 et vigueur, qui lui fait dire des choses leu. 1 au’admirent ses amis, taudis que lui-même de M admire avec enthousiasme celles que disent

’in- les autres lexcités de la même manière.

nisé Et quel seconmrs a-t-il pour eombattre nne cette perspective attrayante ? Un sentixrri : ment religieux à demi éteint, la faible voix eux du devoir, que personne ne ’.i rappelle; la de pensée de sa famille au sein de laquelle il aurait des jouissances, pures, il est vrai,

ia À mais qu'il ne sait plus goñter parce que me . son âme dépravée a besoin de l'excitation oi? du vice. De plus, il n’entre pas à la taver-

ne dans le but de s’enivrer, non, il ne veut ver M que boire.

DE Arrêtons-le avant qu’il entre, arrêtons-le qui matériellement. Faïsons-lui notre visite, non as, pas chez lui, mais à l’endroit où on le paye ril- et ne le quittons pas, e’il est possible, jusent qu'à ce qu’il soit loin du lieu fatal. Nous nt supposons que déjà le pauv 2 nous regarde ais comme son ami, qu’il nous aime, sans quoi vin toute correction est impossible; nous suple; posons que nous avons déjà appliqué les n- | règles générales y compris celle de l’opporir % tunité; en ce cas, mais en ce cas seulement

»S, À prions-le au nom de sa pauvre famille, en

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notre nom, au nom de Dieu, de ne pas aller dépenser ses ressources, sa santé, sa tran.

quillité pour un plaisir de quelques ins.

tants. Demandons-le-lui comme une fa.

veur dont nous lui serons pensnnnellement veconnaissants et en échange de laquelle aous sommes prêts à lui accorder celle qu’il nous demandera.

Ces heures qu’il se proposait d'employer à de coupables joies, n’allons pas préten.

dre à les lui faire passer à écouter no exhortations, mi même à rester tranquille.

ment dans sa famille; graduons son amendement si nous voulons qu'il réussisse, :

Clierchons-lui un autre amusement dans lequel il perde encore son temps et une partie de son argent, maïs dans lequel au !

moins il conserve sa raison et ea santé. |

Si nous ne pouvons éviter absolument : que le pauvre entre dans la taverne, ti. | chons au moins d'obtenir qu’il nous donne en dépôt ‘une partie de sa paye que nous lui rapporterons le lundi, évitant ainsi que tout ce qu’il possède soit engagé dans la maine. Faisons tout notre possible pour raccourcir le temps qu’il passe au cabaret:

quelques minutes, une demi-heure, une heure, pourront :.ous amener, simon à détruire entièrement cette fatale habitude, du moins à ne lui sacrifier qu’une quantité de temps et d'argent. maïs jamais sa raisvn. Il nous semblera dur de transiger avec de

s aller

à tran. 4

} ins.

ne fa.

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ployer !

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ms Îa » pour baret :

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moins be mps n. Il ec de

également s'appliquer aux autres vices du pauvre, sans autre différence que celle qu'amène leur différent caractère. Ne nous contéutons jamais de préceptes et de priè-

res, de conseïks et de menaces; cherchons des obstacles matériels autant qu’il nous sena possible. Les lieux où le pauvre a péch5 semblent exencer sur lui une fatale influence : tte porte par laquelle tant de fois ntra coupable ou désespéré, cette fenêtre par où il menaçait de jeter ces êtres qu’il maltraitait; ces muns qui retentirent de sès imprécations et de ses blasphèmes; ce lit « il vit souffrir sans compassion, où il souffrit lui-même sans consolation : ces voisins qui connaissent tous ses égarements, qui le méprisent ou sont eux-mêmes méprisables et lui font du mal par leurs exemples ou leurs dédains, tout cela forme comme une atmosphère de mal-

heur autour du pauvre, et le souvenir de son passé est un obstacle à la correction de son avenir, Il y a de notables exemples de malfaiteurs qui, transportés dans des pays lointains, ont changé de moeurs en

même temps qui de-climat. Règle généra- 4

+ : .le, nous ne pouvons pas transporter bien | — Join nos pauvres, mais il nous est souvent facile de les envoyer travailler dans un pays voisin, recommandés à quelque personne charitaible qui se-charge de les diri-

‘ger; au moms, pouvons-nous les faire

. Changer de quartier, de meäson; dans la

- nouvelle habitation, üil ne sera pas connu par ses désordres et voudra conserver son honneur; il n’est plus voisin de cet ennemi qui le provoquait, de cet ami qui le pervertissait, ni de la femme coupable, ni de la taverne au’il fréquentait. Tout est nouveau,

. tout est différent et ce changement prédispose à un changement de conduite.

Le pauvre vicieux n’aïme pas le travail:

Poisiveté et le vice s’enchaînent pour formier le lien qui le retient danis le plus bas esclavage; le travail, cet ange gardien de l’homme; inspire une tespère d'horreur à ce-

‘lui qui a pris l'habitude de me rien faire.

Le mendiant souffre la faim et la nudité, ‘affronte l’intempérie des saisons et le m‘pris des hommes : offrez-lui aliment, vêtement, logement, considération, en échanae -de quelques heures de travail par jour, il refuse. \

:: Get attrait de vagabondage dans la mi- 6ère, nous paraît incompréhensible: adnw!- -tôns-le comme un fait trop prouvé, pour ve ‘pas imaginer que nous avons tout fait en

.-"mocurant de l'ouvrage au pauvre qui n’a

Pour le vagabond, le retour au travail, c'est le retour à la vertu. Maïs que d’obs- tacles à vaincre pour lui dans ce pénible chemin ! (Graiduons-le selon ses forces, n'exigeons pas que celui qui passait les jours à ne rien faire les emploïe tout entiens à travailler; contentons-nous d’abord de trois, de deux, ou même d’une heure, et utilisons deux circonstances : le plaisir du repos, le dégoût de l’oïsiveté; ne croyons pas cependant que ce dégoût existe chez le pauvre comme chez nous : les facultés de son âme étant beaucoup moins actives, il tombe facilement dans une léthargie morule pendant laquelle les heures s’écoulent sans qu’il s’en aperçoive.

Le plaisir du repos est grand pour tous et il faut que notre pauvre vagabond le voûte; faisons en sorbe aussi que son travail soit bien rétribué, plus qu'il ne vaut même ! Quelle aumône peut être plus utile que celle, qui, d'un homme vicieux peut faire un homme honorable !

Cherchons à notre pauvre le travail le moins pénible ; enrourageons-le, veillons-le. Témoignons-lui <: la gratitude quand il fait bien, et faisons ressortir à ses yeux, quel avantage il a d’être estimé de Dieu qu’il n’offense pas, et des hommes à qui il r’inspire plus d’éloignement, tandis que sa situation matérielle s'améliore. Ne lui di-

avec lui la difficulté de

vaise habitude, louons sa bonne volonté, en.

courageons-le à la persévérance, lui faisant \ Temarquer que son mérite æugmente en !

Proportion des obstacles, maïs que ces À obstacles ne sont pas insurmontables puisque ce qui est devoir n’est jamais impos-

Soit que. nous encouragions le pauvre:

au travail, soit que nous tra vaillions à l'arracher du vice, n'oublions pas ce que nous avons dit plus haut, que lui peindre comme facile le retour au bien, c’est le lui rendre impossible, car lui ne peut que le trouver !

hérissé de difficultés. Il se défie de sa propre force ou de notre intelligence et nous dit : Je ne puis pas ou je ne sais pas; mot d'autant plus fatal que la régénération : du pauvre est tout entière dans l’idée qu'il : se forme de lui-même 1et de celui qui le diri- ! ge; il lui manquerait, d’ailleurs, un grand stimulant, s’il ne sentait pas que vous :n. | préciez le mérite de ses ieffonts et que vous lui en tenez compte. S'il vous voit, au co1traire, bien convaincu que ce qu’il entieprend est difficile, si vous l'applaudisse:

à chaque pas, comme d’une victoire coùûteuse, il se sentira plus fort, ear äil a un coeur et de l’amour-propre.

L'amour-propre du pauvré ! Ah ! Je pui:-

sant auxiliaire !{ et plût à Dien que dans tous Ceux que nous voulons corriger, nous en trouvions quelque vestige; car tout vicieux qu’il est, il n’en test pas moins un | reste de la dignité humaine. Cette dignité chez le pauvre, n’allons pas la mesurer par la nôtre, parce que, bien qu’elle‘lui ressemble dans le fond, elle varie beaucoup dans | la forme, et si nous jugeons sur les apparences, nous regarderons comme dégradé un homme qui ne l’est pas; ve serait une fatale ermeur puisqu'elle nous priverait d’un moyen effica d'influence sur le pauvre que nous aïm. 18.

Les vices amrivent à dégrader le pauvre, mais cette dégradation est lente, et le malheureux me l’aperçoït pas; si nous la lui représentons avec de vives couleurs, si nous comparons ce qu'il fut, ce qu’il pouvait être et ce qu’il est, cette comparaïson l’impressionne, comme nous. impressionnerait h vue de notre visage ridé et déformé à côté de notre portrait fait lorsque mous étions beaux et jeunes: maïs si notre pauvre a conservé quelque dignité, montronsli, s’il lest possible, sans l’humilier, jusqu’à quel point l’a fait descendre le vice; nous y réussirons en eompatissant à son malheur et en étant pleins de confiance sur son retour à la vertu. Ainsi, comme l’'indifférence exaspère et ne corrige pas, de même la compassion adoucit tous les reproches; .

é: les {antes, qu’on a l'air de megarder - comme un malheur, n’humilient pas, parce que pour l’amour-propre, comme pour le + ‘coeur, l'espérance est un brillant rayon qui réjouit le plus sombre tableau.

Si nous appelons à notre secours pour iger notre pauvre toutes les idées, toutes ls affections, toutes ‘les inclinations, mous pourrons remarquer qu’il y à dans leurs opérations une certaine intermitten- . ce; nous appelons, la raison, le devoir, le “sentiment, ils se taisent, ils sont ‘endormis. Seul lamour-propre veille 1et celui-là répond toujours.

Nous trouverons des pauvres, en appa- » vence, sans un reste de dignit”, observonsles, puis jetons sur leur $ - nn peu d’éloge ou un peu de mépris, comme on jette une matière inflammable sur un feu qu’on doute être éteint quand on veut s'assurer qu’un incendie s’est apaisé; nous saurons à quoi nous en tenir. Il est rare qu'aucune disposition disparaisse complètement du coeur de l’homme, et souvent une créature n’est dégnadée que parce qu'après sa chute, le monde da foula au dieu de lui tendre la main. Tout ce qui l'entoure lui dit : Tu es vile, et elle le croit «et elle l’est en effet; on re voit plus vestige de dignité humaine; maïs arve une âme compatissante qui. Loi dit : Tu es malheureuse, tu te perdis, mais tu peux revenir; parmi ceux qui te dédaïgment il en

der rce le qui

our ouns, ans en- , le nis.

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pansune ou- Pan uoi lis eur est le ain.

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est qui ne te valent pas; ceux qui valent mieux compatissent à ton sort, ils t'aiment, ils essuieront tes larmes de repentir, ou les recevront dans leur coeur comme . dans un calice. Lève-toi, bu auras de-l’appui. Déchire la tunique immonde qui te couvre et tu verras comment les bons t’apprécieront, comme les meilleurs te respecteroni. .

. Et quand à de telles paroles on ajoute l'action, quand on cherche le malheureux coupable, qu’on le secourt, qu’on lle console, qu'o” le traïte en frère et en ami, qu'on pénètre sans - répugnance dans sa maison et dans son âme, alomns cette âme revient à la vie comme un asphyxié qui retrouve de l'air, et la créature de Dieu re- paraît avec ses nobles facultés.

Si nous voulons réhabiliter un homme aux yeux du monde, il faut d’abord le réhabiliter à ses propres yeux, car pour être estimé il faut s’estimer convenablement soi-. même. Pour obtenir ce résultat, ne :ous vententonis pas de lui donner des preuves d'amour et de déférence ; tächons que d’autres personnes bienfaisantes lui en donnent évalement, formons derrière lui une digue de charité qui le préserve de ces rafales de mépris, avec desquelles le monde renverse ceux qui essayent de se relever.

Pour obtenir la correction du pauvre il, faut encore veiller avec soin sur ses diver.

-tissemenis ; l’oisiveté, st le mepos même, :", deviennent quelquefois un abîme pour lui, “qui n’a pour se distraire que des joies gros- ” sières et matérielles. Nous ne pouvons, hé- * {las-! remplir le vide que la société laisse : sur ce point; mais, autant qu’il nous sera

: possible, tâchons que nos protégés s’amu-

sent d’une manière honnête : inspirons-leur

de goût des champs et de certains jeux qui exercent les forces physiques; ne croyons pas dépenser mal à propos les ressources * de a okrarité en achetant pour eux quelques ©bjets qui ne paraissent point nécessaires, “+ mais qui servent à les distraire; car l’homme-ne vit ras seulement de pain, et le pau- - -vre qui ressemble tant aux enfants, a besoin, comme eux, de jouets qui l’amusent sans lui nuire.

On a dit, ailleurs, combien il serait convenable, pour corriger le pauvre, de le met- . tre à même de faire par lui-même quelque

bien ; nous ne donnerons jamais assez d’im- =. -portance à ce moyen aussi efficace que peu apprécié. Tous ceux qui ont étudié l’homme ont vu qu'il s'attache davantage aux = Personnes à qui il fait du bien, qu'à ceux - . qui lui en font à Tui-même; on me tronve

- que trop souvent des imgrats, mais rare- . @elui qu'il a favorisé. Un bon acte accompli prédispose à aimer, il donne comme une … nouvelle vie aux sentiments généreux et de-

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