‹ Manuel du visiteur du pauvre [microforme]Chapitre 25 sur 28 · Erilons-de tomber- nous rations dans une “@rreur bien · texte numérisé non relu

Erilons-de tomber- nous rations dans une “@rreur bien

parce qu’il erre, a be-

ke ‘un flambeau pour son “æmbendement; donno ’autre, ù rappe- ’ est maïheu-

- : heureux qui s'érame ? Sera-ce la vérité ? + ; Suffira-t-il de, la montrer pour qu’il la . comprenne et l’admette ? Péut-être sa clarté loffusquerait-elle, affectant trop souvent des yeux peu habitnés:à. sa Splendeur. : Peut-être s'éloignerait-il avec terleur, ne pouvant. croire qu’un bien résalte

* d'une apparence qui le désole. À celui qui est. si loin de la raison à faut la donner par petites doses, et les arguments même les

- plus concluants. combattent mal ume idée

sorte qu’appliquées fortement “dun "côté US dé sh Tubes de l'avis): sur: étet. :

meuçons donc pas par. contrarier celui qui

"est victime d’une. idée fixe, ne cherchons

pas à-lui prouver que sa pensée est absurde, il faut mieux lui en inspirer ume autre; | au lieu de de confondre, distrayons-le, notre premier soin ne doit pas être de lui persuader que son idée «st fausse, mais de l'empêcher de s’y livrer autant. La vraie force d’un idée n’est pas dans ce qu’elle vaut, mais dans l'attention qu’on lui prête; diminuons cette attention et le mal qu’elle produit diminuera en proportion. |

Etudions les facultés, les inclimations de notre malade et mettons en exercice celles qui sont vlus marquées, en sorte que leur

action serve de contre-poids à l’activité de - :

l’idée dominante. S'il est vain, tolérons sa vanité; s’il est orgueilleux, supportons son orgueil; s’1 eut jadis la pensée de s'enrichir, parlons-lui de spéculations; ou s’il a de l'aptitude pour les arts et les sciences, parlons-lui de te sujet; surtout disons bien l’histoire de son coeur pour trouver dans ses affections un moyen de corriger ses erreurs mentales. Quelque secousse qu'ait éprouvée notre moral, ramement les inclinations «et les affections disparaissent en-

-; Propré Soït. Que sommes-nous, que pou- + Vons-nous pour lutter avec ce pouvoir irré- -— sistible nommé paséion, avec ce monstre dont nous. ne pouvons cnleuler la force, ee nous ne connaissons point dla forme,

* . nous attire par des caresses ? Lutter contre * ce-séant, n'est-ce pas vouloir enfermer l’es-

” pace dans notre maïn, ou mesurer Pündi-

ni ? 5

Non, que ces apparences désolantes ne nous découragent pas; tout dans l’homme — #$t éphémère, limité. Celui. qui est agité par la passion, s'arrête pour manger où dormir, et toute souffrance physique ou morale e

paroles aüront de l'écho.

Que faisons-nous avec un blessé ? Nous le pansons d’abord sans lui demander, si c'est par sa faute qu’il se trouve en cet état. Avec FPhomme passionné il faut agir de mê-

me; donrions force eonsolations avant d’aventurer de premier conseil. Il seraît insensé de combattre la passion par le raisonmement et la logique. Si-nons voulions prouver à un homme passionné, que ee qu adore est détestable et ce qu'il prétend i possible, nous serions sûrs d’exciter ou sa colère ou son mépris. La passion, comme tout ce qui possède une grande force, se croit infaillible : rien de plus inutile que d'argumenter avec elle.

Avant de combattre les funestes effets dus passions, comprenons -en bien le cause.

Sachons ce que c’est qu’une passion. Une passion, c’est la nécessité impérieuse de l’objet qui l’inspire; c’est l'accumulation de toutes les forces de l’âme pour obtenir cet |

‘sance, ne le sont moment où nous & “remarquons ; il y eut un moment où elles

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