n'étæient- que. des affections, des inclina
tions, des désins modérés. Il convient de ee rappeler cela pour ne pas croire passion-
né (ce qui signifie insensé) en tout point,
l'homme qui délire sur un seul sujet. Il y a des natures volcaniques qui tendent à ” transformer en passion toute affection et
tont désir. Dans celles-là on peut com- M PRG quete me ve
on à vu l’inaction forcée produi- 16° des À mate convulsifs, désordre irréparable. Laissons l’homme véhément sentir, souffrir, agir avec véhémence; tàcbons seulement. de tourner cette metivité vers le bien, sans l’obliger à être compasss ; ce serait l’éloigner à jamais du bon chemin, ne serait-ce nue pour en trouver un où il pôût aller plus vite. Dans les natures p1:sionnées, la prétention de contenir est le moyen de tout-rompre. . Que d’hommes se jettent dans le vice, dans le crime’ même,
| triomphe d'un amour-propre qui le flatte, . ou le travail qui l’oceupe, ou la contrariété ” qui i Etudions-nous à lui procurer
|: facultés qui peuvent servir de correctif à …
F la passion qui l’égare.
= N y @ des personnes dont l’être moral
-. semble dimité à une seule affection, à une seule faculté; elles sont bien difficiles à
Æ consoler dans leurs douleurs, à corriger
dans leurs fautes; car une seule pensée les domine et nous en cherchons vainement une autre à lui opposer. Ces organisations avec leurs obstacles insurmontables, sont celles qui produisent les monomanies et les folies proprement dites : heurewsement elles sont rares ; aussi, si nous en trouvons . quelqu’ume, n’en déduisons pass l’inutilité de
nos efforts pour une autre occasion, et que la mauvaise réussite, en ce cas, ne nous découra. | pour un autre.
Si notre mission est difficile devant l’erreur et la passion, elle n’est pas plus facile | en face de la douleur. Qui est capable
de classifier les douleurs, lors même qu’il
,… Mlouleur a ses créatures exceptionnelles qui :* Soüffrent des peines sans nombre, leur apæ ‘partenant à elles spules et qui sont hors des — règles que peut donner l'intelligence si fai. "ble de l'homme; mais-le généralité des per-
“.SOnhes ‘tristes. peut. se classifier, et si ce
F. +". m'est en la forme, dû moins dans lessence,
‘. Cenx du même groupe souffrent d’une ma.
nière analogue.
- 7 La première chose à faire pour consoler, “t'est de rechercher l'origine dé da douleur. Cette drigine se trouve. on dans les mauvais
instincts, ou dans les nobles facultés, où “dans les affections tendres. Dans le pre-
. Miér cas, la douleur est pour l'âme une infirmité semblable à celles qui inspirent le plus profond dégoût. Dans les denx autres, éfle ressemble à an mérite,à une vertu ;
be ed ns diviniser le malheureux qu’elle
Le douleur qui prend son origine dans es mauvais instincts, est, au moins, une