CHAPITRE PRÉLIMINAIRE
latérales offrent une série de fenêtressans archivolte, dont les cintres sont formés de briques seules ou alternées avec des claveaux en pierre. A Saint-Laurent-hors-les-Murs (Rome), ces fenêtres étaient closes avec des plaques de mar-
bre percées d’ouvertures circulaires, où l’on avait fixé des morceaux de verre ou d’albâtre. Les toits s’appuient sur un entablement décoré de modifions; leur charpente est fort simple. La façade postérieure, formée d’une ou de plusieurs absides, est rarement percée de fenêtres.
Nefs. — La maîtresse nef était séparée des collatéraux par un mur d’appui ; les entre-colonnements étaient fermés par des rideaux pour rendre encore plus complète la séparation des deux sexes. Les hommes se plaçaient dans la nef droite, et les femmes dans le bas côté gauche. Les catéchumènes, qui ne devaient assister qu’à une partie de l’office, se tenaient à l’entrée de la galerie centrale. Dans quelques basiliques, il y avait des galeries (triforium) au-dessus des bas côtés qui étaient réservés, comme nous l’avons déjà dit, aux vierges et aux veuves. Mais cette disposition devait être assez rare : on n’en voit que deux exemples à Rome. La nef était pavée en marbre et en mosaïques; elle n’avait qu’un simple plafond en bois; quelquefois même, comme à la basilique des Saints-Nérée-et-Achillée, à Rome, l’ab sence de plafond laisse voir à nu la charpente et la tuile.
Choeur. — Le chœur était placé au milieu de la nef centrale et entouré d’une balustrade : c’était la place du clergé ; de chaque côté s’élevait une chaire nommée ambon (Y. phapitre II, article 3) ; on lisait l’épître dans
Fenêtre de basilique.
Charpente du v siècle.
MOYEN AGE ET RENAISSANCE
celui qui était à droite, et l’évangile dans l’autre. C’était de là aussi qu’on lisait les ordonnances épiscopales et qu’on prononçait des instructions. Près de la tribune gauche, se trouvait le cierge pascal supporté sur une petite colonne.
Sanctuaire. — Le sanctuaire était compris dans le transsept. Il était séparé du chœur par plusieurs marches, par le cancel ou chancel , espèce de balustrade en bois, en fer ou en marbre, et par des voiles en tapisseries qu’on ne Jevait qu’au moment de la communion. Cette clôture rappelle celle du Saint des Saints dans le temple de Salomon, comme la disposition générale de la basilique paraît aussi avoir été inspirée par le souvenir du temple hébreu, divisé en trois parties : le Saint des Saints, le lieu saint et le, porche. L’aulel isolé au milieu du sanctuaire n’était qu’une table de marbre placée sur le sarcophage d’un martyr ou sur une confession (V. l’article précédent). Il était quelquefois surmonté d’un baldaquin, à la voûte duquel était suspendue une colombe d’or ou d’argent, où l’on conservait la sainte Eucharistie (1).
Absides. — Derrière l’autel et dans l’abside centrale , était le presbyterium. C’est là qu’était le siège de l’évêque
conicum) servait de trésor pour les vases sacrés, et l’autre (< oblatorium ou sacrarium) recevait les oblations et Jes offrandes des fidèles. Au Moyen âge, le sacrarium fut remplacé par la crédence, et le diaconicum par la sa-
(1 ) V. Mémoire liturgique sur les ciboires du moyen âge , par l’abbé J. Corblet, in-8.
Cathedra.
(cathedra), d’où il dominait l’assemblée ; des sièges moins élevés étaient destinés aux officiants.
Cette enceinte était ornée de peintures et de mosaïques. Quand les collatéraux étaient terminés par une abside, celle de gauche ( dia -