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Partie des alignements de Carnac

gigantesques proportions sont ceux de Carnac et d’Ardven

MONUMENTS FIXES

(Morbihan). Le premier se compose de onze files parallèles, qui comprennent encore actuellement plus de t ,200 pierres de granit. Les menhirs les plus élevés ont de 6 à 7 mètres. La plupart sont plantés en terre par l’extrémité la moins large ; les plus gros blocs peuvent peser quatre-vingts milliers. Ce vaste alignement se reliait sans doute jadis à celui d’Ardven par une série de menhirs dont on retrouve encore les traces. Ce dernier alignement occupe un espace large d’une demi-lieue, et comprend neuf files parallèles.

Localités. — Des alignements moins vastes se voient à Tour-la-Ville (Manche), à Landahoudec (Finistère), à Plouhinec et àKercolleoch (Morbihan). Ce dernier a quatre rangs de pierres ; les autres n’en ont que deux.

Destination. — C'est tout à fait en vain que les archéologues ont essayé d’interpréter ces mystérieuses énigmes. On a successivement supposé que les alignements celtiques étaient des cimetières destinés aux guerriers morts sur le champ de bataille, des enceintes consacrées aux assemblées populaires ou aux rites druidiques, des temples n’ayant que le ciel pour unique voûte, des emblèmes du culte du soleil, des espèces de forums ou de champs de mai. Le physicien Deslondes n’a vu dans les champs de Carnac qu’un phénomène géologique ! La Sauvagère en a fait un camp romain ! « Chaque siècle, dit M. L. Batissier, a envoyé ses savants sur les lieux, pour interpréter ce vaste monument . . . Ils ont pu bâtir des systèmes ; mais aucun d’eux n’a été encore assez heureux pour déchirer le voile qui cache l’origine de ces alignements. Si, désespéré du résultat de ces investigations, l’antiquaire interroge les habitants de ces contrées, ils lui diront que ces pierres représentent une armée changée en rochers par saint Cornilly; et cette solution du problème vaudra presque toutes celles qu’on a données jusqu’à présent (1). »

! I) Histoire de l'Art monumental , p. 510.

Article 7.

Cromlechs ou enceintes druidiques.

Description. — Les cromlechs (de cromm , courbe, et lec'h , pierre), sont des alignements de menhirs ou de pierres brutes plus ou moins volumineuses, qui se profilent sous la forme d’un cercle, d’un demi-cercle, d’un carré long ou d’une ellipse. Un grand menhir occupe ordinairement le centre. Ces enceintes sont quelquefois formées de plusieurs cercles concentriques et entourées de fossés. D’autres forment une espèce de labyrinthe sans pierre centrale. Elles sont presque toutes avoisinées d’un dolmen ; on peut aussi ranger dans la catégorie des cromlechs certaines enceintes formées seulement par des levées de terre, telles que celles qui ont été observées à Kermurier et à Neuillac (Morbihan).

Destination. — Quelques antiquaires ont pensé que les cromlechs étaient destinés à l’observation du cours des astres, et leur ont donné le nom assez fastueux de thèmes célestes. D’autres ont cru que c’étaient des sépultures de famille. Cette opinion n’est pas mieux fondée. Car ce n’est que par exception qu’on a rencontré dans ces enceintes quelques débris funéraires. Il est assez probable que c’é-

Cromlech de Gellaiaville.

taient des sanctuaires destinés aux cérémonies religieuses et aux assemblées où la justice rendait ses arrêts et où se faisaient les élections des chefs. Le menhir central, emblème de quelque divinité, indique peut-être la place que

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devait occuper le président de ces comices. Cette hypothèse est d’autant moins invraisemblable, que c’est ainsi que s’est faite, jusqu’en 1356, l’élection des princes, dans le comté de Cornouailles.

Localités. — On a signalé et décrit les cromlechs de Gellainville (Eure-et-Loir), de Saint-Hilaire-sur-Rille, près de Fontevrault, de Menée, LocunoléetKerven (Morbihan), de Roscoff et de Kermorvan (Finistère), etc. Mais aucune de ces enceintes n’est comparable à celle de Stone-Henge, en Angleterre, qui se compose de quatre cercles concentriques, dont le plus grand a environ soixante mètres de diamètre. On rencontre aussi des monuments analogues en Suède, en Norwége, en Allemagne, en Sardaigne et en Espagne.

Article 8.

Tnmulns, €ralgals et sépultures diverses.

Description. — On nomme tumulus (du celt. tum , élévation) ou tombelles les tombeaux gaulois qui sont formés d’un tertre conique ou pyramidal, composé de terre et de cailloux. Les antiquaires anglais les ont appelés barows (de bar , colline). Ils nomment cairn ceux qui sont composés d’un grand amas de cailloux. Nous avons conservé à ces derniers le nom breton de galgals (de gai , petite pierre). La dimension des tombelles est fort variée. Les petites n’ont que un mètre de hauteur et de cinq à six mètres de diamètre à leur base. Les plus grandes, dont la base est ordinairement de forme elliptique, ont jusqu’à trente -trois mètres d’élévation. On rencontre quelquefois un dolmen ou un menhir dans le voisinage des grands tumulus. Ces derniers renferment ordinairement plusieurs chambres sépulcrales qui communiquent entre elles par des corridors qui ressemblent aux allées

couvertes. Ce sont des murs parallèles en pierres sèches recouvertes de grandes dalles en grès. M. de Freminviile a signalé un galgal de File de Gavrennez (Morbihan) dans l’intérieur duquel se trouve un grand dolmen, où l’on remarque des sculptures fort bizarres. Une des pierres est percée de trois trous ronds, placés à côté l’un de l’autre. « Ces trous, dit M. E. Breton, ne pénètrent pas la pierre de part en part, mais communiquent latéralement l’un avec l’autre, de sorte que leurs séparations ne font pas cloison, mais forment à peu près l’anse de panier, et qu’on peut passer le bras au travers. Ces ouvertures semblent avoir été destinées à introduire des liens pour garrotter des captifs ou des victimes, peut-être des malheureux destinés à être enterrés avec leur prince ou leur maître. Peut-être aussi ce tumulus a-t-il simplement servi de prison, ainsi que le savant antiquaire anglais Pennant croit que cela arrivait quelquefois. Quoi qu’il en soit, le

Butte de Tumiac.

Pierres sculptées de Gavrennez.

tumulus de Gavrennez nous paraît être le seul exemple bien constaté d’un grand travail de sculpture exécuté par les Celtes (1). »

Plusieurs modes d’inhumation se sont succédés dans les Gaules. On a commencé par confier à la terre les cadavres entiers. Plus tard on recourut à l’incinération. Primitivement on plaçait les cendres dans un petit trou , au milieu

(I) M. E. Breton, op. citât.

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de Faire du tumulus; c’est à une époque plus reculée qu’on déposa dans un vase ces cendres charbonneuses. On croit que le plus ancien mode de sépulture consista à étendre le cadavre, non pasdans toute sa longueur, mais les jambes et les genoux ployés sur le corps. Mais ce ne sont là que des conjectures assez plausibles. Sur divers points du territoire, ces différents modes ont pu subsister simultanément. On enterrait parfois avec le mort des armes , des ornements , des colliers d’ambre ou de verre, et même le cheval qui lui avait appartenu. Ce dernier usage a longtemps subsisté dans les Gaules; car on a trouvé dans le tombeau de Chilpéric 1er les armes et les ossements du cheval sur lequel il comptait se présenter au dieu Odin (l). On rencontre assez communément dans les fouilles de tombelles des vases de diverse nature; les plus grands sont des urnes cinéraires. On suppose qu’on déposait dans les autres des parfums et des aliments. Les antiquaires anglais ont distingué six espèces de tumulus : 1° le tumulus boule ( bolw barow ), dont le nom indique assez la forme ; 2° le tumulus large ( large barow), d’un diamètre plus large que le précédent; 3° le tumulus allongé ( long barow), dont la forme est tantôt elliptique , tantôt triangulaire ; 4° le tumulus conique {cortical barow); il est ordinairement en terre, de petite dimension, et souvent tronqué à son sommet; 5° le tumulus géminé ( double barow) se compose de deux tumulus accouplés; 6° le tumulus en forme de cloche ( bell barow).

Destination. — Les grands tumulus ont dû servir de sépulture à des familles entières. Quand on n’y rencontre

(1) Dans une intéressante dissertation, publiée dans le tome Y des Mémoires des Antiquaires de Picardie , M. l’abbé Santerre, vicaire général de Pamiers, émet l’opinion que les ossements de cheval qu’on trouve fréquemment dans les tombeaux peuvent n’être souvent que des restes de sacrifices. D’après notre savant ami, les Celtes ont adoré le soleil, comme la plupart des anciens peuples, et le cheval était la principale victime qu’on lui immolait.

qu’un squelette, on doit supposer que c’est celui d’un personnage éminent. La hauteur du barow indique probablement l’importance du défunt. Les tumulus géminés recouvraient sans doute les dépouilles de deux personnes qui avaient été unies par les liens de l’hymen , de l’amitié ou de la parenté. On ne doit pas toujours considérer comme des cénotaphes les tombelles où l’on ne trouve point d’ossements. Elles ont pu servir uniquement de bornes ou de tribunaux de justice. Peut-être aussi qu’elles indiquent la place où s’est accompli quelque événement mémorable. Quelques collines factices, tronquées à leur sommet et entourées d'un fossé, peuvent avoir été des constructions militaires destinées à la défense du pays. On doit bien se garder de les confondre avec les mottes féodales dont nous parlerons plus tard.

Localités. — Nous donnons les dessins du tumulus fouillé de Pornic (Loire -Inférieure), du mont Héleu, près de Locmariaker, et de la butte de Tumiac, près Sarzeau (Morbihan). Ce dernier tumulus a trente-trois mètres de hauteur perpendiculaire, et cent vingt mètres de circonférence à sa base. On doit citer parmi les plus remarqua-

Tumulus allongé (le mont Héleu). P°terieS MmaineS ,

sont évidemment postérieurs à la conquête de César. Il est alors assez difficile

Tumulus fouillé de Pornic.

blés ceux de Port et Noyelles (Somme), Crisolles et Lagny (Oise), Fontenay-le- Marmion et Condésur-Laison (Calvados), Bougon (Deux- Sèvres), et Baugency (Loiret) . Quelques tumulus où l’on trouve des monnaies et des

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de déterminer s’ils sont l’œuvre des Gaulois ou celle des Romains, qui, pendant quelque temps, ont pu adopter les usages funèbres du peuple vaincu. La coutume d’élever des tombelles sur la dépouille des morts paraît avoir cessé complètement chez nous vers la fin du deuxième siècle. Elle était presque générale chez les peuples anciens. On trouve des monticules factices analogues à nos barows non-seulement en Europe et en Asie, mais même chez les Hottentots, les Cafres, les Samoyèdes, les Mexicains, etc. Les tombeaux de Patrocle, d’Ajax et d’Achille n’étaient autre chose que de simples tumulus.

Noms divers. — Les tumulus et les galgals sont nommés terpen en Irlande, mont moth en Ecosse, pujols dans les Landes, et murgeis en Bourgogne. Dans nos autres provinces, ils sont désignés sous les noms populaires de globe , puy-joli , motte , malle , terrier , butte , tombelle , mont-joie , comble , combel , combeau , etc.

Autres sépultures. — On rencontre assez fréquemment

en Bretagne des espèces de cimetières celtiques qu’on désigne sous le nom de carneilloux (de carn, charnier). Ce ne sont que des pierres brutes, posées sans symétrie, et dont chacune indique une sépulture. Les plus remarquables sont ceux de Trébéron, la Pallue et Trégunc (Finistère).

On a considéré comme celtiques quelques cercueils en pierre , de forme carrée, ronde ou ovale; mais il est plus probable qu’ils appartiennent à l’ère gallo-romaine.

Tombeau d’Hérouval.

On a découvert à Hérouval, près deGisors, un tombeau

gaulois assez singulier :

il était composé de six pierres brutes, appuyées par leurs extrémités supérieures , et formant une espèce de toit qui recouvrait six squelettes.

On plaçait aussi parfois les cadavres dans des fosses creusées dans le tuf et dans des niches de souterrain.

On a découvert en 1839, dans la commune d’Abbécourt (Oise), un tombeau celtique, placé presque à fleur de sol, qui avait la forme d’un corridor allongé, divisé en deux compartiments inégaux par une pierre percée, posée de champ. Cette galerie , longue de sept mètres soixante centimètres, ne supportait aucune voûte. Les murs latéraux étaient formés de moellons irréguliers. On a trouvé dans ce tombeau trois haches en silex, des fragments de poteries, trente-trois crânes humains, un squelette de chien et beaucoup d’ossements d’hommes et de chevaux (1).

Article 9.

Souterrains et mardelles.

Description. — Les souterrains ont été la première habitation des Celtes nomades. Plus tard ils bâtirent des cabanes et des oppida , et les souterrains n’eurent plus d’autre destination que d’offrir un refuge assuré en temps

(i) Mém. des Ant. de Picardie, t. V.— Dissertation de M. l’abbé Santerre.

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de guerre. C’était là aussi sans doute que nos ancêtres abritaient leurs provisions.

C’est par un puits ou par une galerie percée sur la pente d’une colline qu’on pénétrait dans ces asiles, recouverts de trois ou quatre mètres de terre. Ce sont de longues allées tortueuses, creusées dans le tuf, larges d’un mètre, hautes de deux mètres tout au plus, bordées de cellules, et aboutissant ordinairement à un assez large caveau où se trouve souvent un puits.

Noms divers. — Ces souterrains ou cryptes sont désignés sous le nom de latebrœ par Tacite et de speluncæ par Florus. Suivant les localités, on les appelle caves , caveaux , carrières , forts, retraites , muches , etc.

Localités. — On a découvert des cryptes, attribuées à l’époque celtique, dans les environs de Toul (Creuse), à Ceyssac (Haute-Loire) , Calés (Bouches-du-Rhône) , la Tannière (Allier), Nogent -les- Vierges et Laversine (Oise). Ce dernier souterrain est taillé dans la craie à trois mètres au-dessous du sol ; il est formé d’une allée longue de sept mètres communiquant à trois caveaux disposés en voûte ; le plus grand a douze mètres de circonférence et deux mètres de haut. Une banquette circulaire se profilant autour des murailles et un pilier central sont taillés dans la roche crayeuse ; cette chambre était séparée d’un puits par un massif de cailloux cimentés avec de la craie délayée. Deux vases couchés, engagés dans cette grossière maçonnerie, avaient peut-être été ainsi disposés pour rendre perceptibles dans l’intérieur de la crypte les bruits du dehors, dont le puits facilitait la transmission. On a trouvé dans la seconde chambre, également de forme elliptique, une grande quantité d’ossements de petits animaux. M. Villars de Saint-Maurice, qui a publié la description de ce souterrain (1), pense qu’il était consacré par

I) Mém. de la Soc. des Ant. de France, l. 5, p. 559.

les druides aux pratiques mystérieuses de l’initiation.

Mardelles. — On rencontre dans le Berri et en Normandie des excavations en forme de cône tronqué et renversé, qu’on nomme mardelles ou margelles. On a supposé que ce pouvaient être des silos. Il est plus probable qu’elles sont dues uniquement à l’extraction de matériaux employés à des constructions qui ont disparu. On a découvert dans la cité de Limes, près de Dieppe et à Martimont, près d’Abbeville, des fosses circulaires qui, surmontées de faisceaux d’arbres, ont pu servir d’habitation aux Gaulois. Les Russes septentrionaux ont des demeures de ce genre.

Article 10.

Maisons et oppida.

Maisons. — Vitruve et César nous ont laissé quelques précieux renseignements sur les habitations des Gaulois, u Les œdificia , dit Vitruve, ne sont, chez plusieurs nations, construits que de branches d’arbre, de roseaux et de boue. 11 en est de même de la Gaule, de l’Espagne, du Portugal et de l’Angleterre : les maisons n’y sont couvertes que de planches grossières ou de paille (1). » Ces maisons, qui n’avaient point de fenêtres, étaient de forme ovale ou rectangulaire ; elles s’élevaient parfois sur des fondements en pierres sèches.

Murailles. — « Presque tous les Gaulois, dit César, se servent pour élever leurs murailles de longues pièces de bois, droites dans toute leur longueur ; ils les couchent à terre parallèlement, les placent à une distance de deux pieds l’une de l’autre, les fixent intérieurement par des traverses, et remplissent de beaucoup de terre l’intervalle

t) Scandulis robusteis aut strarnentis. Vitruve, lib. II. cap. 1 .

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qui les sépare. Sur cette première assise ils posent de front un rang de grosses pierres ou de fragments de rochers; et lorsqu’ils ont placé et rassemblé convenablement ces pièces, ils établissent dessus un nouveau rang de madriers, disposés comme les premiers, en conservant entre eux un semblable intervalle, de telle sorte que les rangs de pièces de bois ne se touchent pas et ne portent que sur

des fragments de rochers interposés Ces pièces de

bois étant liées entre elles dans l’intérieur de la muraille, et ayant la plupart quarante pieds de longueur, il est aussi difficile de les en détacher que de les rompre (1). »

Vici. — Les vici ou bourgs étaient composés d’un certain nombre de maisons ( œdificia ) séparées les unes des autres par des champs ou des jardins, comme cela se voit encore aujourd’hui dans beaucoup de villages normands. Il y en avait de fort considérables : tel était Vienne, capitale du pays des Allobroges.

Oppida- villes. — César donne indistinctement le nom d’oppida aux villes d’habitation et aux enceintes fortifiées, où les Gaulois ne se réfugiaient qu’en temps de guerre. Les antiquaires sont convenus d’appeler les premières oppida-villes ou oppida-murala , et les secondes oppidarefuges ou oppida-vallala. Ces habitations fortifiées étaient situées dans les bois, près d’une rivière ou sur une éminence, qui devait faciliter les constructions défensives. Les oppida- villes étaient entourés de murailles et n’avaient ordinairement que deux portes. Les principaux étaient Avaricum , Alesiœ , Uxelodunum,Gergovie,Genabum,Autricum , Bratuspance , etc.

Oppida-refuges. — Les oppida-refuges, entourés d’enceintes fortifiées, étaient plus vastes que les villes, afin de pouvoir, en temps de guerre, contenir une nombreuse population. On a retrouvé des restes oppida dans la forêt

(1) De Bello gallico , 1. VU!, 23.

d’Eu , près de Dieppe , de Sandouville , de Boudeville (Seine-Inférieure), etc. Certains vestiges de murs et de remparts qu’on attribue soit aux Romains, soit aux Normands, remontent peut-être à l’époque celtique.

Article 1 1 .

Voies et ponts.

Voies. — Les routes des Gaulois étaient peu nombreuses, étroites et non pavées. On en a signalé plusieurs en Bretagne et dans la haute Normandie. Elles étaient trop imparfaites pour laisser des traces durables; les Romains d’ailleurs durent les adopter la plupart et leur faire perdre leur caractère primitif.

Ponts. — Les Gaulois n’avaient que des ponts en bois, et encore étaient-ils assez rares chez eux. C’était le plus ordinairement par des gués naturels ou artificiels qu’ils traversaient les rivières.

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