VACCINE
« Lorsque rinoculatioii a été pratiquée de bras à bras ou directement de la génisse (moyen de beaucoup le plus efficace chez les réfractaires), chez un enfant sain, vigoureux et bien portant, qui n'a été ni vacciné depuis 10 ans, ni variolisé dans les 5 à 10 années précédentes, on voit dès le 7f ou 4'' jour paraître une petite papule rouge saillante; le If jour la papule devient vésicule et s'entoure d'une zone rouge. Le (V" jour parait une petite pustule qui s'élargit et s'ombilique le 7'" ou 8'" jour, époque à laquelle elle est complète, d'un blanc mai ou à reflet argenté et nacré. Du 8'' au 10" jour, elle s'élargit encore, provoquant le plus souvent du prurit, quelquefois un léger engorgement ganglionnaire. Le plus souvent, chez l'enfant nouveau-né, la plupart des inoculations s'accompagnent de pustules, parfois bigéminées. Etudié par von Jaksch et Erich Peiper, le mouvement fébrile apparaît (3 fois sur 50 du A" au 7" jour. Rarement il atteint 58 degrés et encore moins 40, à moins d"une infection superposée. La fièvre atfecte alors le type rémittent. On ne l'observe pas, en général, chez les enfants revaccinés. Le pouls est toujours en concordance avec l'élévation thermique. Enfin il est habituel de voir pendant la période vaccinale, l'accroissement en poids se ralentir ou se suspendre chez l'enfant au sein. Du 10'' au 15'' jour la pustule se sèche. Du 15'' au 50'' jour, la croûte se détache laissant une cicatrice gaufrée » (H. Daucher ) .
COmPLICATIONS BÉNIGNES DE LA VACCINE
Il y a un certain nombre de cas (très rares) de vaccine (jénér alise <; avec apparition de 20, 50, 100 pustules de vaccin sur tout le corps.
Il existe des cas, ceux-ci assez fréquents de vaccine secondaire par auto-inoculation, apparaissant du 8'^ au 15*^ jour après l'inoculation première, et 5 à 8 jours après le contact qui a déterminé les inoculations secondes.
La fausse vaccine ou mieux vaccinoïde Q^inna pustulette de vaccine abortive survenant à l'occasion d'une revaccination chez un enfant qu'une première vaccination a fait quasi-réfractaire. Même sous cette forme atténuée, la vaccine renforce l'immunité du sujet contre la variole.
La roséole vaccinale est apyrétique, apparaît du 4' au 11'' jour après la vaccination; elle dure '2 à 4 jours et disparaît.
BRAS
Vérytilème polymorphe vaccinal et l'urticaire post-vaccinal sont des raretés.
ÉRYSIPELE VACCINAL
La vaccine a pu être cause d'érysipèle local. Suivant les cas, ou bien la sérosité vaccinale était extraite d'un vaccin humain compliqué de surinfection impétigineuse, ou bien le médecin s'est servi pour la vaccination d'un instrument antérieurement souillé et non stérilisé, ou bien il a insuffisamment nettoyé la peau de la région à vacciner, chez un enfant présentant déjà des lésions streptococciques, ou dont les frères ou parents en présentaient. Ou bien l'infection érysipélateuse s'est produite par le point vaccinal non protégé, dans une crèche ou des salles d'hôpital, contenant déjà des érysipélateux.
Les cas ont été bénins ou graves, quelques-uns se sont accompagnés de septicémie mortelle. Le plus souvent cet érysipèle a évolué comme l'érysipèle de la face (p. 26). Il comporterait le môme traitement.