‹ Manuel élémentaire de dermatologie topographique régionaleChapitre 106 sur 251 · PURPURA · texte numérisé non relu

PURPURA

Le purpura sui'vionl chez les jeunes gens à loccasiou dune inrection quelconque un peu sérieuse : (angine, grippe, pneumonie, etc.) ou chez des surmenés : (jeunes soldais, vagabonds, alcooliques). Ouel- ([ueCois les deux oi-dres de causes précédents sont réunis. A Fàge nu\r les mêmes causes le déterminent, mais quand il récidive il indique, en général, un mauvais état de la circulation, du cœur ou des reins, et à ce titre il comporte un [)ronostic réservé.

En général, le purpura est limité à la moitié iidérieure du corps et le nombre de ses élénieids croit à mesure que Ton descend de la hanche au genou et du genou à la cheville. Le lUMubre, la dimension et la teinte des macules s'accusent à la fois de haid eu bas. Leur dimension peut aller de celle d'un gi'ain d'orge à des taches sanguines grandes comme la paume de la main (p. (»70).

Certains purpuras n'ont que des taches d'une même dimension, d'autres de dimension variable; en certains cas l'éruption nait et s'éteint pour toutes les taches à la fois; d'autres fois elle se complète peu à peu et disparait de même. A pai'tir d'une certaine dimension, les taches prennent, après (juelques jours, une teinte cuntusiforme (Besuier) qui peut en imposer pour la trace de coups. Il y a tous les degrés entre un purpura à peine visible et la maladie dite de Vehrlolf, laquelle s'accompagne d'hémorragies des nuiqueuses pouvant entraîner la mort. Le pronostic iunut'diatdu purpui'a est oi'dinairement bénin, le pronostic de sa cause est d'une gravité très vaiiable. Chaque cas doit être pesé.

Traitement. — Repos absolu, tisanes, laxatifs légers, potions au chlorure de calcium (p. (»70), rechercher la cause, la source d'infection ou d'intoxication et la traiter; désinfection du nez, de la uoriie. Régime lacté, lavage des reins, détersion intestinale, diminution de la tension artéi'ielle par la haute fréquence, etc.

DERMITE JAUNE D'OCRE

J'appelle de ce nom un état très fréquent à partii' de la cinquantaine chez les obèses, les variqueux, les diabétiques. Leur jandje toujours grosse est à partir d'en bas et jusqu'à mi-hauteur d'une couleur

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jaune d'ocre, uniforme, sur laquelle chaque i'ollicule fait une ponctuation d'un brun plus rouge.

Sur la lisière de la lésion régionale, ou voit, isolées, les lésions élémentaires dont la confluence fait Taspect d'ensemble. Ce sont des macules irrégulières, d'un brun-rose, centrées par un follicule brunrouge. Quand le poil de la région est abondant, il diminue sensiblement. Pas de symptômes fonctionnels sauf un léger prurit.

Cet état cutané mal défmi me semble par sa nature contigu aux purpuras. Mais il est chronique, et une fois constitué s'étend mais ne rétrocède pas. Souvent il s'accompagne de troubles de la santé générale, particulièrement d'origine rénale : néphrite interstitielle.

Traitement local à peu près nul, ])àles couvi'antes, éviter les frottements de vêtements rugueux.

L'état général du patient doit être sérieusement examiné et le régime formulé d'après les résultats de cet examen.

GALE

La gale offre aux jambes des lésions moins caractéristiques qu'en maintes régions, comme aux aisselles, aux mains, à la verge. Ordinairement ce n'est pas aux jambes que le médecin fait le diagnostic de la gale, parce que les lésions galeuses s'y trouvent presque toujours compliquées. A cause de cela, précisément, leur physionomie y prend une allure spéciale.

On y trouve très peu de sillons et l)caucoup de pustules ouvertes ou fermées, de l'impétigo et de l'ecthynia galeux, des lésions causées par le grattage des ongles et quelquefois des lésions d'eczéma (p. 542) provoquées par toutes ces causes ou pai' les applications médicamenteuses. Enfin même, on observe assez souvent des lymphangites plus ou moins intenses et douloureuses ayant eu pour point de départ une lésion d'ecthyma. Ajoutez à cela de l'œdème rouge et douloureux et le tableau sera complet.

Thérapeutique. — Commencei' par i'aiie disparaître ïœdèuie (repos horizontal), la lipnphcnigile (pansements humides), Y ecihijma[^) (eau sulfatée au 1/100"). Apiès cela le traitement soufré, en pommades, par massage et fj-iction sera a})pliqué comme pour la gale ordinairement (p. 605).

■ (') Voir,ces mots dans le présent chapitre.

PSORIASIS

Le psoriasis osl bien rarement limité anx jamJjes. Quand il y existe, il montre au moins ailleurs ses localisations habituelles, aux genoux, aux coudes, et l'on trouve même des plaques disséminées de-ci, de-là sur le corps. Aux jambes, on peut voir le psoriasis sous toutes ses formes, en gouttes fines, en larges placards; on le voit même suivre un trajet nerveux comme celui du sciatique poplité externe, mais cela est exceptionnel.

Ce qui est le plus fréquent dans le psoriasis des jambes c'est que les placards, sous leurs squames, soient légèrement saillants, congeslifs, d'un rouge vineux. Dès lors ils présentent cette particularité d'être intolérants aux médicaments et difficilement réductibles. Souvent le traitement d'un psoriasis généralisé touche à sa fin que les placards des jambes sont encore actifs ou au moins visibles. Le traitement par les pommades composées l'este dans ces cas le meilleur.

Huile de l)ouleau j

Ichtvol I ^ ,

Resorcine l ^

Turbilh minéral ]

Huile de cade ) , ^

T ,. au 15 qrammes.

Lanoline \ *

Certaines fois, c'est la chrysarobine au 1/50" qui donne les résultats les moins lents. Il y a des cas (psoriasis rouge), qui demandent pour guérir cinq à six semaines de décubitus dorsal permanent.

LICHEN PLAN

Le lichen plan {lichen ruber d'E. Wilson) est plus encore que le psoriasis une dermatose généralisée (p. 623). Jamais il n'existe aux jambes seules, mais il y revêt généralement des caractères spéciaux. Comme ailleurs, ses lésions sont des papules plates, brillantes, quadrillées de fines raies blanches; une grosse papule étant entourée d'un semis de plus petites. Mais aux jambes ces lésions peuvent devenir cohérentes, d'une teinte lilas foncé et s'entourer d'une aréole vineuse ou rouge-orange. Les symptômes fonctionnels, le prui^it particulièrement, s'y exagèrent, il y a rarement de l'œdème et jamais aucun autre symptôme inflammatoire.

540 DERMATOLOGIE TOI'OGRAFIIIQUE.

Cette localisation ne coi'i'espond à ancun traitement spécial et il n'y a pas (le traitement valable» (\\i lichen plan. On peut seulement par les ( louches et des pommades calmantes atténuer le prurit ([uand il devient insupportable.

Glycéré d'amidon neutre 40 graunnes.

Résorcine 40 centigrammes.

Acide tartrique iO —

Menttiol 40 -

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