‹ Manuel élémentaire de dermatologie topographique régionaleChapitre 123 sur 251 · FISSURES ET RHAGADES A FRIGORE · texte numérisé non relu

FISSURES ET RHAGADES A FRIGORE

Le froid, qui , chez certains, cause des engelures des mains ou de l'érytlième pernio, chez d'autres déterminera des gerçures lissuraires, très douloureuses, saignantes au moindi*e mouvement, particulièrement fréquentes et pénihles chez les gens de métier rnanuel que leur profession oblige à mettre les mains dans Teau.

Cesser, au moins momentanément, tout métier traumatisant, pansements glycérines, glycérolé d'amidon à la résorcine au 1/50. Après guérison, continuer l'usage de la glycérine, jusqu'à cessation du froid, au moins chaque nuit.

ÉRYTHÊIV8E POLVIMORPHE

Les lieux d'élection de l'érythème polymorphe sont les poignets, les malléoles, la face dorsale des mains et des doigts et les faces latérales du cou où nous l'avons déjà rencontré. Il semble que l'érythème polymorphe soit un érythème toxi-infectieux à point de départ amygdalien ordinaire. C'est souvent 4 à 8 jours après une pharyngite légère ou marquée qu'il apparaît subitement, symétriquement, aux deux poignets et au dos des mains sous la forme de taches rose-lilas, le plus souvent rondes, en cocarde, avec un centre bistre, une zone livide moyenne et un ourlet rose périphérique. Ordinairement cette éruption, qui comprend de 10 à 15 taches, plus ou moins grandes, mais toutes analogues, et ayant constamment les localisations indiquées plus haut, cette éruption, dis-je. se complète en 2 ou 5 jours, avec très peu de phénomènes locaux, quelquefois des arthralgies légères et une sensation générale de brisure. Elle dure sur place 5 à 6 jours, après quoi ces taches s'éteignent dans Tordre où elles sont apparues.

L'érythème polymorphe peut être ultra-bénin, limité à des taches roses, orbiculaires, sans cocarde reconnaissable, ou bien il est plus sévère et sur la surface des taches l'épiderme presque décollé se ride sous le doigt.

Dans des cas plus marqués les taches deviennent des phlyctènes ou des bulles (p. 677).

Le traitement local est palliatif et sym})toinatique. Poudres et pâtes couvrantes. Traiter les amygdales si l'angine est récidivante, car souvent l'érythème récidive avec elle.

TUBERCULOSE VERRUOUEUSE (RIEHL ET PÂLTAUF) ET TUBERCULOSE ULCÉREUSE

La tuberculose externe, le plus souvent contractée par le phtisique, en essuyant, du revers de la main, sa moustache souillée de salive, ou son nez qui coule, se présente au dos de la main sous la forme d'une lésion irréguliôre, de surface papillomateuse et verruqueuse, sèche, facile à excorier et à déchirer, peu douloureuse, lentement extensive. C'est « le tubercule anatomique » du dos de la main. Toutefois, sa surface peut être mamelonnaire presque lisse, ou tendre à l'ulcération.

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Tubercule drs anntonii'-tps flubiTculosc cutanée). (Malade de E. Besnier. Muiée de riii)|iital Saiiil-l>ouis. n" 'Jôtj. i

et plus tard devenir franchement ulcéreuse, et quehpiefoisméme mutilante.

La première forme est la moins gi'ave. Elle guéiit fort bien par le l'aclage à la (;urelte tranchante s'il est bien pratiqué. Et, s'il se produit des repullulations partielles, le galvano-cautère en vient à bout sans grande peine.

Tout autre est la forme ulcéreuse. La destruction galvanique après anesthésic lestait naguèr'e la meilleure intervention, mais elle doit être faite avec la dernière rigueur, et la récidive peut survenir. La photothérapie guérit ces foi'uies ulcéreuses comme les autres, et le ti'aitement chiriu'gical aujourd'hui ne devrait être employé que quand la photothérapie est inapplicable (p. 25).

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