ECZÉMA VARIQUEUX
Les varices du cordon, très fréquentes : (varicocèle) peuvent devenir à la peau du scrotum, la cause d'une irritation cutanée chronique des plus pénibles, qui confine à l'eczéma et à l'intertrigo et qui est d'un traitement délicat et difficile. Le dartos est toujours relâché, les testicules toujours pendants, la peau lisse, fine, molle, moite, rose et prurigineuse. Cet état complique presque toujours unintertrigo de l'aine, et se complique souvent après grattage d'eczématisation, suintement et croûtes. Le traitement qui ma toujours donné les meilleurs résultats est celui de l'intertrigo chronique.
Badigeons quotidiens avec :
Teinture d'iode fraîche 20 grammes.
... laisser sécher, puis appliquer une pommade couvrante et poudrer.
Dans les cas sérieux on nettoie à Fliuile d'amandes douces avec ouate hydropliile, dans les cas bénins on savonne tous les jours.
Il est bon de prescrire le port d'un suspensoir. J'ai vu de bons effets résulter du port d'un anneau de caoutchouc serrant le scrotum, comme un sac vide, au-dessous des bourses; dans ce cas le scrotum au-dessus de l'anneau de caoutchouc sert de suspensoir; au-dessous de lui la peau, loin de s'œdématier, se rétracte et sa mollesse et son amplitude diminuent.
PSORIASIS DES BOURSES
Les bourses peuvent présenter des taches de psoriasis au cours d'un psoriasis généralisé, mais n'y offrent d'ordinaire rien de spécial si ce n'est une très grande ténacité.
Mais il est des cas de vieux psoriasis, négligés, dans lesquels la surface entière des bourses est revêtue de psoriasis confluent, couvrant la région connue un suspensoir. Ces cas sont de traitement et de pronostic détestable. Ce sont des psoriasis toujours très enflammés, d'un rouge intense, en extbliation perpétuelle, très prurigineux, quelquefois suintants. Ce qui m'a donné dans leur traitement les meilleurs résultats, c'est l'application de chrysarobine à dose faible
Chrysarobine o grammes.
(Jhlorol'orme auesthosique . 100 —
et recouvrir de traumaticine.
Je me suis demandé si la compression élastique de la traumacitine ne diminuait pas la congestion. Quelquefois la chrysarobine est mal tolérée et alors les pommades cadiques faibles constituent plutôt pour le malade un moyen d(î diminuer les inconvénients de ses lésions que de faire disparaître les lésions elles-mêmes.
VARIA
Des cancers du testicule : sarcome, épithéliomas épididymaires, il ne sera pas traité en ce volume.
L'érythrasma est étudié p. '298; les syphiloïdes papuleuses postérosives de Jacquet, p. 574; le vitiligo, p. 524; l'éléphantiasis, p. 550.
Cette région complexe présente à considérer d'abord les lésions érythémateuses,
Érythème. Œdème
intertriqmeuses et 1 œdème des lèvres con- } •' , . ,^,
., ^ , , , . . , , ( vulvaire p. 494.
secutif aux troubles enteritiques chez les \
nouveau-nés /
Ensuite la vulvite gonococcique épidé- } Vulvite des petites mique des petites filles ) filles p. 494.
L'uréthrite, la vaginite, la métrite ne ]
peuvent trouver place ici, mais il faudra 1 Complications cuta-
, , , T s- z - 1 nées des ecoule-
presenter leurs complications cutanées ou \ . ■ ,„-
^ . ^ \ ments vaginaux. . p. 495.
muqueuses, vulvaires )
et particulièrement l'esthiomène, ) exulcéreux, hypertrophique, éléphantia- [ Esthiomène .... p. 495. sique des lèvres, qu'on en voit procéder. . )
De même nous parlerons des végétations \ vulvaires, papillomateuses, qui peuvent se j
multiplier autour de la vulve, surtout pen- - Végétations .... p. 496. dant les grossesses, mais aussi en dehors \ d'elles ;
Nous dirons ensuite un mot de la bar- >
tholinite, qui n'est qu'un abcès, ordinaire- f ., ,■ -^ ,nr,
' ^ ^, , , , ' „ , '> Bartholinite .... p. 497.
ment gonococcique, de la glande de Bartho- '
lin dans l'épaisseur d'une grande lèvre.
L'herpès vulvaire sera étudié ensuite ) avec ces lésions vésiculeuses, pustuleuses .Herpès. ...... p. 497.
ou exulcéreuses, groupées en bouquet. . ■ )
Puis les chancres mous, ulcéreux, sup- ) purants, multiples et quelquefois, mais > Chancres mous. . . p. 498. rarement, extensifs et phagédéniques . . )
La syphilis nous occupera ensuite, avec )
son accident initial, dont l'induration non f „, • j . mo
,. . , . ' , , . , , > Chancre indure. . . p. 498.
limitée est spéciale a la région, et demande i
à être connue 1
La syphilis secondaire a les plaques mu- ) „,
■^^ , . , , , ., f Plaques muqueuses.
queuses vulvaires et les condylomes papil- . Condylomes ... p. 499. lomateux plus ou moins multiples . . . . )
Le diabète peut déterminer chez la )
femme du prurit, des érythèmes et des > Diabétides p. 500.
ulcérations vulvaires )
Mais il peut exister un prurit vulvaire )
non diabétique quelquefois intense et d'un , Prurit p. 500
traitement difficile )
... et un érythème intertrigineux , non ]
diabétique, acconipaqnant ordinairement f , ^ ^ . , ,. ^„,
,,.,,. , . ^ , ., , ,. . . > Intertngodeslevres. p. 501 lintertrigo chronique, senile, des plis mgui- l
naux et du pli transverse du bas-ventre . . ]
Je dirai enfin un mot du psoriasis des ) grandes lèvres qui peut affecter quelques [ Psoriasis des lèvres, p. 502. caractères particuliers )
... ne faisant que mentionner le lupus tuberculeux, l'épithélioma, les gommes syphilitiques, etc., qui ne s'observent en ce point que rarement et sans caractères spéciaux.
iNTERTRIGO — ŒDEWE VULVAIRE DES NOUVEAU-NÉS
Les fillettes du premier âge ont, souvent, pendant nne entérite, et du fait du contact des matières et des urines anormales^ une irritation tégumentaire qu'on peut nommer comme on voudra, mais dont la nature traumatique ne fait point de doutes. La peau est rouge et prurigineuse, il y a œdème vulvaire et quelquefois même, entre les lèvres, un léger exsudât crémeux puriforme.
Cet état comporte un traitement local, ou plutôt une hygiène locale sévère; des bains amidonnés fréquents, des lavages locaux à Teau de feuilles de noyer, des changements de linge fréquents après toute émission d'urine ou de matières. Interposer entre les grandes lèvres un linge fin imbibé d'huile d'amandes douces fraîche. Bien couvrir la peau malade d'une couche de liniment oléo-calcaire ou de pommade à l'oxyde de zinc au 1/4. Le traitement de l'entérite est, on le comprendra, encore plus nécessaire, pour faire cesser ces accidents, par la suppression de leur cause.
VULVITE GONOCOCCiaUE DES PETITES FILLES
Les fillettes du premier âge ou de la seconde enfance présentent souvent une vulvite aiguë très suppurante, qu'il a fallu Lintervention du microscope pour rattacher à sa vraie cause, le gonocoque.
Cette vulvite, très contagieuse par les contacts médiats : éponges, serviettes, vases de nuit, bassins, thermomètres, canules, etc., n'ini-
plique nullement une transmission directe et des contacts criminels. Cette Yulvite, presque toujours orificielle, rarement vaginale et profonde, vite guérie par des lavages de permanganate au 1/5000, est fréquemment épidémique dans les crèches et les services hospitaliers. Sitôt qu'un cas est reconnu, se défier extrêmement de la contagion.
Surveiller avec le plus grand soin toute conjonctivite, même accidentelle, et la traiter rigoureusement dès son début. Du reste, dans ces cas, la propagation gonococcique aux muqueuses conjonctivales est exceptionnelle.
URÉTHRITE — VAGINITE — METRITE ET LEURS COMPLICATIONS
L'uréthrite, la vaginite, la métrite, par les écoulements chroniques dont elles s'accompagnent, et la stagnation du pus enti'e les grandes lèvres ou à leur surface, peuvent déterminer des irritations cutanées de forme diverse, mais de cause traumatique et microbienne indiscutable.
Particulièrement dans certaines métrites à écoulement, on observe à la face interne des grandes lèvres, des exulcérations à bords circinés, qui bientôt s'accompagnent d'hypertrophie tégumentaii^e et se transforment in situ en fongosités suppurantes de mauvais aspect.
Nul traitement local n'est suftisant pour faire disparaître ces accidents, alors que la guérison de la métrite causale les fait disparaître sans traitement local aucun.
Je n'ai pas à m'étendre ici sur le traitement causal de ces lésions, puisque leur traitement relève de la gynécologie, j'insiste seulement sur leur nécessité.
Par des pansements locaux avec des pâtes couvrantes très épaisses : oxyde de zinc au l/^, on empêchera, autant que possible, le contact du pus avec les muqueuses et la peau. Les lésions hypertrophiques une fois constituées, pourraient être traitées localement comme des végétations vraies (p. 471).
ESTHIOMÈNE
L'esthiomène, ulcéreux, hypertrophique, éléphantiasique des vieux auteurs n'est, à mon avis, que le développement excessif des lésions que l'article précédent décrit, et dont il dit la cause. Il ne s'agit ni
4911 DERMA.TOLOGIE TOPOGRAPHIQUE.
de lésions exulcéreuses LlcniioiTagiques comme on l'a dit, ni, en général, du moins, de lésions tuberculeuses, ni de lésions syphiliti- (jues, mais bien de lésions banales, bypertrophiques chroniques, invariablement dues à une sécrétion vaginale morbide. On a incriminé l'état général des patients, leur état local de saleté et le manque d'hygiène, etc., etc.. Ce qu'il faut savoir c'est que la suppression des écoulements vaginaux, qui dans ces cas, existent toujours, amène la suppression spontanée des lésions exulcéreuses, bypertrophiques, et plus lentement de l'état lymphangitique chronique sous-jacent, cause de l'éléphantiasis locale.
Ce qu'il Faut savoir aussi, c'est que tous les traitements locaux, qui peuvent être utiles comme adjuvants, échouent tant que l'écoulement vnr/inal n'est pas supprimé.