SYPHILIS SECONDO-TERTIAIRE ULCEREUSE
La période secondaire de la syphilis une fois passée et mal traitée,
après des années, on peut voir survenir, en une région d'ailleurs
r quelconque; une syphilide serpigineuse tertiaire, (j'ai dit qu'elle, est
I faite de gommes cutanées miliaires superficielles) ou encore des lé-
[| sions ulcéreuses plus grosses, plus distinctes, agminées mais en
; groupes et non plus en cercles. C'est l'exemple que nous montre la
figure 192 en une région où les lésions tertiaires ne sont pas rares.
On y pensera, quand on verra des lésions de ce genre à tendance
57,2 DERMATOLOGIE ÏOPOGRAPHIQUE.
serpigiiieusG ou ulcéreuse, limitées à une région topographique étroite, en dehors de laquelle on n'en observe plus aucune.
yic, 192. Syphilides ulcéreuses tertiaires en bouquet. (Malade de Jeanselme. Photographie de ÎNoiré.)
L'épreuve du traitement (p. 726) sera radicale, mais ces lésions demandent toujours un traitement actif.
ÉRYTHÊIVIE PUDiaUE
Certaines femmes quand on les découvre, sous l'influence de
RÉGION SCArULO-TlIORACIQUE. 553
rémolioii, de la gène, ou même sans émotion perceptible, présentent sur la poitrine de grandes plaques érythémateuses disséminées (jui peuvent en imposer pour une lésion persistante. Cet érythème passager indique une hyperexcitabilité des vaso-moteurs qui va de pair, souvent, avec les réactions urlicariennes, avec le dermograplîisme, etc. (p. 599).
Aucun traitement.
ROSEOLES
Les roséoles de toutes sortes s'observent d'abord à la poitrine (p. 649). Mais comme toutes (sauf la roséole pudique) s'observent sur tout le torse, elles seront étudiées avec les dermatoses généralisées. Je dois dire pourtant que plusieurs roséoles, la roséole syphilitique particulièrement s'observent plus accusées dans la région scapulo-tlioracique et aux flancs. C'est une région qu'il faut toujours examiner, lorsque l'on recherche les stigmates dune syphilis secondaire soupçonnée.
PHTIRIASE
C'est au dos, entre les épaules, que les lésions de la pbtiriase du corps [Pediculus vestimentoruin, pou blanc) sont toujours le plus marquées. Elles ont deux caractères qui ne manquent jamais, elles sont érosives et pigmentaires.
La pigmentation, par teinte diffuse et par taches occufiant la place des lésions récentes, est brune ou grise, très marquée, daufant plus que la phtiriase est chronique depuis plus longtemps.
Les lésions érosives sont faites par les ongles, et comme !a main droite ne peut gratter que l'épaule gauche et réciproquement, les érosions linéaires parallèles sont toujours transverses et ascendantes vers l'épaule. Souvent le patient nie sa phtiriase. Ce n'est pas lui qu"il faut examiner mais les coutures de son vêtement.
Le traitement est tout entier dans la désinfection des vêtemenis, car le pou blanc ne demeure pas sur l'homme, et, sauf chez les hommes très velus, ne pond jamais sur le poil du corps mais sur les poils des vêtements.
Les fumigations cinabrées fréquemment conseillées sont donc un
bU DERMATOLOGIE TOPOGRAPHIQUE.
supplice inutile. Appliquer sur le corps quelque pâte de zinc mentholée destinée à faire disparaître les traces du prurit qui cesse d'ailleurs dès que les vêtements sont purifiés.
HIDRADENOMES ÉRUPTIFS
On donne le nom Aliidradénomes éruptifs, à de minuscules tumeurs bénignes, grosses comme des papules de lichen, faisant à peine une saillie, d'un hrun rose, sur la peau, où elles peuvent être disséminées par centaines (p. 705). Les hidradénomes sont des kystes sudoripares, peut-être congénitaux, nseviques, mais qui prennent, aux alentoin^s de la formation, leur dimension de 5 millimètres environ de large, après être restés jusque-là invisibles. Chacun fait dans la peau une petite induration. Leur lieu d'élection est la gorge. Ils sont plus fréquents chez la femme et ne donnent jamais lieu à tumeurs malignes.
Ils ne comportent pas de traitement; on n'aurait lieu de les traiter que .pour l'esthétique. Dans ce cas, on pourrait essayer, ou bien de l'électrolyse, comme pour les nievi (p. 5), ou bien de la galvanopuncture à pointes très fines, pour provoquer la réduction de chaque tumeur par rétraction sans cicatrice.